FINS POUR LESQUELLES LA SAINTE EUCHARISTIE A ÉTÉ INSTITUÉE
Dans le chapitre précédent, nous avons envisagé l’Eucharisti
comme sacrement permanent ; dans ce chapitre, nous l’examineron surtout en tant que communion ; dans le chapitre suivant, no
traiterons de l’Eucharistie comme sacrifice de la Loi nouvell
Demandez à Notre-Seigneur la grâce de parler avec onclion(
plus touchant de ses bienfaits.
Bien chers enfanis,
La sainte communion, dont nous allons parler, est un des suje qui doivent le plus vous plaire, puisqu'elle nous procure la fave de recevoir et de posséder véritablement en nous Notre-Seigna Jésus-Christ ; toutefois, il importe beaucoup de connaitre la mani de bien communier.—C'est ce que nous allons apprendre, aprèsq nous aurons expliqué une question préliminaire sur les Fins l'Eucharistie.
268. Q.--Pourquoi Jésus-Christ a t-il institué la sait Eucharistie ?
Jésus-Christ a institué la sainte Eucharistie, en !
Par sa présence permanente dans nos labernacles, Jésus-(i s’est constitué le compagnon de notre voyag» etl’ami que devons aller souvent visiter ; par le sacrifice de la messe, J Christ glorifie D.eu et se fait la victime de propitiation pour péchés ; par la communion, Jésus-Christ s’unit à nous commé nourrilure, dont nous allons étudier les divins effets.
[© Pour nous unir à lui. Unir signifie joindre ense
Le mot communier signifie précisément s'unir avec Jésus-Ci
et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui.” Joan. La communion est une sorte d'Incarnation, dans laquelle Christ s’unit à l’homme, non pas hypostaliquement, mais
ps
manière sunissa donc qu Chair sa &pèces d eétno L'amilil gratuit qu du bien et iment à y liquent ré inner plu fils pouvai ln en l’a Ce que ]’ Umoigner sc amis, afil Murriture e:
tie, — Que 2° pour :
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trément des g'âce habit:
FSacrements aitié enver dinnez-mo
el nous for êlle affaibnat , fnente en no ? de nos per "Tout ca que » l'Euchari
sl ici,
S'écri
ne. LA SAINTE COMMUNION.
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ÈME mânière très intime, Dieu, dit sai sinissont à sa propre due Vivifiante.
SAINTE donc qu’il s’unit à no
S Corps d'une Manière admi À (hair sacrée et son Sang précieux ÉE | sil *pèces du pain et du vin,” ré l'Euchariti@ et nous témoigner son s l’examineron L'amilié > suivant, no , Loi nouvellé nt à s’en faire l’u vec onction dé; i
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“Le Verbe de Chair, l’a ren
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nt Cyrille, en
; ils se commu.
quement tout ce qu'ils Possèdent ; l’un vo l
inner plus que l’autre; ils cherchent à se Vaincre en générosité : t un des sujMiis pouvaient, ils se donnerai
ocure la fave@lin en l’autre.
Notre-Seigne@® C? que l’homme ne peut faire aitre la mani ngner son our "i agro ap it afin qu'il aoit uni à gp ur les Fins @ürriture est assimilée par j’
rs enfants,
» Jésus-Christ l'a fait; pour nous
8 fai manger par » QU' s'assimile à eux, comme la Orginisme humain et en entretient Conduite par l'amour !
titué la sai 2° pour augmenter en nous Mr) di jo Spiri- vivants
ie, en ti): à une âme morte par le péché, e 17.0 tie, Mt pas destinés à ren ales. trement des vivants, et es, Jésus-Ui gdce habituelle, surt ue QU TeS-—C'est de tous ’ami que ksacrements celui qui provoque le Plus notre âme a messe, d “ilié envers Jésus-Christ, qui iation pour * dGnnez-moi Votre cœur.’ ous commé
L “nous fortifi
: | | . Sacramen.
ire dite Elle affaibht en $es INnClinations » Car {out ce QUI telle Re. mente en nous > la grâce diminue d'autant la sus$ec Jés »@ “10 penchants vers le mal nange n°,
Out Ce que Ja Nourriture et Je breuvage font Pour Ja vie du "Joan ps, l'Eucharisiie le fait Pour notre âme : elle Ja SOutient, laquelle » là répare et Jui do Joie du cœur» S. Thomas QuE, mue ici, S'écriait Saint Augustin, Je Pain de Ja vie éternelle, Je
è un retour réclame noire amour : “Mon
er contre le mal : grâce SaCramentelle. Grâce
pain qui soutient la subslance de notre âme.” — Aussi Notre ce Seigneur disait-il : “ Ma chair est vraiment une nourriture et monde "us le « sang est vraiment un breuvage‘”’ Joan. vi, 56. Tous ne
« L'Eucharistie, dit Innocent III, ef'ace les péchés véniels ef Ceux q prévient les péchés mortels.’—La communion en effet nous excité #daigne aux actes de charité, la plus grande des vertus, et les actes dei 4. charité efacent les péchés véniels. — De plus, elle préserve A 1... : péché, d'une double manière : par suite de l’union spéciale qu nous contractons avec Jésus-Christ, la sainteté même ; et par qu’elle est le signe de la Passion du Sauveur, qui a vaincu le esprits de malice; de là, ces paroles de saint Chrysostôme ‘“ Nous sortons de la table sainte, terribles pour le démon, comm des lions qui vomissent la flamme.”
Lorsqu' porte la kremen( kpont de ! glorieux Aimons
Gage 8° pour nous donner un gage de la vie éternelle. D gage est un dépôt, une arrhe servant de garantie.
Ecoutez Notre-Seigneur disant : “ Travaillez, non pour ui 269. nourriture qui périt, mais pour une autre qui demeure et don ms la Sai la vie élernelle..Je suis le pain de vie...Je suis le pain viva É Nous so descendu du ciel ; celui qui mangera de ce pain vivra élernesus-Chri menl, car le pain que je donnerai est ma chair pour 4 vie DS Us-Chris monde.” Joan vi.—Il s’agit évicemment de {a vie de la grâce, q l'Eucharistie communique aux âmes, laquelle grâce est un gd infaillible de la vie de la gloire éternelle.
tt il suit l #8 (aberna Squi trava
Notre-Seigneur va plus loin, en déclarant que l’Eucharistie 83 y aus HER un gage, non seulement de la vie spirituelle de l’âr:e, mais aus x leur té, di de la glorieuse résurrection du corps. nanger cett, à Gage et d’une résurrection glorieuse, à la fin du monde." répond
de
1 nous ; résurrection Unis:
‘“ Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie étemn et je le ressuscilerai au dernier jour.” Joan, vi, 55.—Tous hommes ressusciteront il est vrai, dit saint Paul, mais ils ne se pas tous changés (1 Cor. xv, 51), c'est-à-dire glorifiés. Ceux-l seront pas glorifiés, qui n'auront pas la vie de la grâce.
Mais, disent les protestants, la foi suffit pour avoir la vie nelle et ressusciter au dernier jour ? Oui, si on enten | par la principe et le fondement de la vie chrétienne : car pour C0 nier fructueusement, il faut d’abord avoir la foi. Mais lisez el
Rule Union eut
-0n Conce rkulle de l’a PDropre subs &tistent dans a Sagesse a lant de l’uni
LA SAINTE COMMUNION
a Aussi Notre iiez ces Paroles de Notre-Seigneur : ‘“ En vérité, en vérité, je ire et mon "us le dis, sÿ Vous ne Mangez 14 chair du Fils de l'homme, el si r , ‘ ” lus ne buvez son Sang, vous n aurez pas Lg Vie en vous.” hés véniels M Ceux qui, COnnaissant celte Nourriture d'iumortalité, l'auront h à ffet nous excité ddaignée, ne Participeront Pas à la rés e 6 t les actes de
urrection glor Union ? Amitié ? Gr Gage de
ieuse.
“ Fins de la Communion ?
le préserve À n spéciale qu ème ; et par i a vaincu là Chrysostôme lémon, comm
ce ?
résurrection £&lorieuse ?
en danger
Grâce SaCramentelle ?
Lorsqu'un Malade, chers e porte la sainte (
Pratique ternelle, L —0—
antie. a . * , .
- ui 269. Q.— Comment Sommes-nous unis à Jésus-Christ 10n Pis ns la Sainte Eucharistie ?
eure e
le pain viva Nous Sommes y
et 100 Unis à Jésus-Christ. p ivra élernel Sus-Christ, il faut ©
our s'unir à il s’en rapprocher.
Désir de
Jésus-Christ Qur d& vie M -Christ dans l'Eucharistie s'est réduit à l'immobilité, ou
> la grâce, Qu à) suit le Mouvement des espèces SäCramen(elles. Du fond
2e est un Jde labernacles, ilsemble dire au monde : « Venez à moi, vous
“qui travaillez et qui icharistie s6
Soulagerai. ” Math.
? Sunir aux hommes, de se donner à ‘6, Mais A de leur témoigner son amitié, « Jai désiré q Un grand désir langer cette Pâque avec vous ? disait-i] AUX Apôtres, L L »
PUS répondons à cel ardent dési e honte p ardent désir de Notr S nous Unissons à lui
à vie PR 55,— Tous moyen de Ia S
ainte Ç Rule is ils ne seit
Union avec J éSus-Christ,
L'union la Plus intime s. Ceux-uton Concevoir une union plus réelle, plus Complète que celle Le Fulte de l'assimilation de la Nourriture que nous Prenons à r la vie Me propre Substance ? Non, c’
1 L par la MUStent dans j:
+ C'est Pourquoi, Notre.s pour com" % Sagesse à choisi cette union ais lisez €
Questions
Ts
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nn aratustinqn ns,
Question
Réflexion
Pratique
Communier
L'espèce
du pain
Pas l'espèce du vin
Raisons
transformer en nous, ou plulôl de nous transformer en Lui, de nous Me dogt rendre participants de sa vie divine sur la terre et plus tard de a MRchacun gloire au ciel. Jaisser ulté de zrlaine ertains Le cor
Penda Dartyrs ;
270,-Q. Qu'est-ce que communier ? ré par harcisiu
Communier, c’est s'unir avec Jésus-Christ, ol C ire
Saint Cyrille essaie d'expliquer cette union si intime par un, 1 comparaison : ‘ Lorsqu'on fond ensemble deux morceaux de ciSilbrent on n’en fait qu’un seul tout; de même par la participation a corps de Jésus-Christ et à son sang précieux, il est en nous el nous mmes en lui. L'âme fidèle devient semblable à l'âme de Jésu.-Christ ; le corps du chrétien est comme le corps de J.-C.
A... Désir de Notre-Seigneur ? La plus intime des unions?
Vous comprenez maintenant, chers enfants, pourquoi on donm quelquefois à l’Eucharistie le nom de Sainte Table, de Pain du Anges, de Manne céleste, de Pain des enfants de Dieu.
Approchez-vous toujours humblement de la Sainte Table,
mn (jee
ls voul larcisius td dépos mass ;u
c’est recevoir le corps et le sang de Jésus-Christ. 1 suffit de recevoir Notre-Seigneur sous l'espèce du pal
Le prêtre seul, et encore seulement quand il a célébré la mess, communie sous les deux espèces. /2 lé doil, parce que c'est sous cette forme que le sacrifice de la messe a été institué par Jésu Christ, afin de reproduire le sacrifice du Cénacle et du Calvaire,
Mais les fidèles, quoiqu’en disent les protestants, ne sont pl tenus à communier sous les deux espèces ; car Jésus-Christ es vivant et présent tout entier sous chaque espèce.
Durant les premiers siècles de l'Eglise, les Martyrs et les pi Un appelle sonniers, qui se communiaient eux-mêmes ou à qui l’on fais" Sans dé parvenir le Pain des forts, ne communiaient que sous l'espèce d liocre.. — pain ; il en était de même pour la communion des malades; d& w Véniel beaucoup de pays, la pratique de la communion sous les de Bas ! dit & espèces n’a jamais été usitée. F'sont ple
Entin, depuis le XIIIe siècle, l’usage a prévalu de ne pas com" de ce R munier les fidèles sous l'espèce du vin ; et cet usage, l'Eglise latitt liédeur, l’a rendu obligatoire pour les raisons suivantes : 1° pour aflirmé ‘lat malhe:
Pour fair 02 est Ce
r en Lui, de now t plus tard deu
des unions ?
rquoi on donne le, de Pain du eu,
nte Table,
ist,
intime par unt >rceaux de ciré arlicipation au est en nous el ble à l’âme de corps de J.-C,
sus-Christ.
du Calvaire, LS, ne sont p
Jus l'espèce dl malades ; dan
n l'Eglise lat pour affirmé
LA SAINTE COMMUNION
nn 0
es enfants pour Ja
n. Un enfant, du nom de
larcisius, fut un jour SOUpÇonné par des soldats, qui l’arrêtèrent, ssirent de lui et Voulurent savoir ce qu’il portait sur sa poine. Il résista jusqu’à Ja Mort; mais lorsque Jes bourreaux ilèrent le jeu èrent point le Pain des forts L'ils voulaient disparu.—Le Corps de saint re de Saint-Calixte et plus Sylvestre, où le Pape saint
8 le cimetiè 1e Saint.
271, Q.—Que faut-il
Pour faire une bon Pour faire y
ne communion ?
ne bonne comm
Peu de prépara- 3 ‘ ibl F Communion la foi est faible, l'amour tiède 8 à aussi pour Cause l’affection au n que l'on met à s’en Corriger, Sales, les Coins et recoins de notre S indignes de Paraitre en ja pré-
où le peu de soi aint François de
las ! dit s
qui consiste à n
élat malheureux, d'autant
‘être pour Dieu ni froid ni Chaud, est niet plus dangereux que l'homme tiède Tiédeur
Disposition essentieliic
Loi rigoureuse
Question
Ciboire d'argent doré
ne commettant pas de grands excès ne s'en inquièle guère, cependant, il y a un précepte qui ordonne “ d'iimer le Seigneur tout notre cœur,” Et Jésus-Christ a dit cette grave parols : “Pl au ciel que vous fussiez froid ou chaud ; mais parce que vous 44 tiède, je vais vous vomir de ma bouche.” Apoc. mr, 15,
La communion tiède produit sans doute quelques bons ef reçoitdans l'âme, mais d'une manière incomplète et passagère ; et l'hab tude, affaiblissant la volonté, rend de plus en plus faibles les elhl de la: communion, et peut même laisser ailer l'âme jusqu'à | communion indigne. (q. 272).
Nous »arlerons de la communion fervente dans la question 1
puisse fa fait desc.
il faut être en état de grâce. La disposition essentielui qui e de l'âme est l'exemption de tout péché mortel, dloute 8
‘ Que l’homme, dit saint Paul, s'épr'ouve lui-méme, et ne man quelque s qu'avec discernement de ce pain, et ne boive qu'avec précaulil Quelle air de ce calice ; car celui qui mange et boit indignement mange reçoit boit son propre jugement,” I. Cor. xr, 27.—Or par cette mandudlout entr tion indiyne toute la Tradition a toujours entendu la commu faite en état de péché mortel ; et par l'épreuve que requiert sa Paul, le concile de Trente entend la confession et l'absolu sacramentell»,.
pécheurs a nant,” S
Par conséquent, quiconque se sent coupable d’un péché 8% 1 en ser
: . EI L: + , . 1m :
commis depuis la dernière confession, ne doit pas recevolF} in a donn:
charistie, quelque contrition qu'il croit avoir, avant de s'être es à, pi
ee à R : à
fessé et d’avoir reçu l’absolution, excepté le cas où, manquant heremen. confesseur, il serait dans la nécessité morale de célébrer où mas |
IS
communier : par exemple si, étant déjà à la sainte Table, on rappelait un péché mortel involontairement oublié. Dans & " Les bor
divers cas, il faudrait s’exciter à la contrition parfaite. p'ec Un sor A si . . 4 ° °:2 res la m
et à jeun depuis minuit. La première disposilonge,, dite
corps est un jeûne absoiu ; q. 274. bd (
A... Bonne communion ? Communion tiède ? Etat de grâce? ou Le
On appelle ciboire, chers enfants, un vase précieux dans le naine : on conserve les hosties consacré:s, qui doivent servir de nou” Rent à aux fidèles. La coupe d'un ciboire doit toujours être en 4 : F
Ma
doré à l'intérieur. Cela nous indique que lorsque, par la &#
quièle guère, E ner le Seigneurd ve parols : «Pj rce que vous és ur, 15,
lques bons ef sagère ; et l'hab s faibles les el l'âme jusqu'à |
; la question À
ion essentiel ortel,
éme, et ne man ’avec précaulid ement mange r cette man
u la communi 18 requiert sal a et l’absolul
un péché gra as recevoir l'A nt de s'êtrec où, manquant ) célébrer où nte Table, on blié, Dans ( aite,
lisposition
at de grâce?
eux dans le rir de nourri être en ar!
1e, par la si
bu d
nn. Ds