Scène du Calvaire
Enseigne. ment commun
354. Q.—Comment pouvons-nous dire que la mère de Jésus-Christ est aussi la nôtre ?
Nous pouvons dire que Marie est notre mère, non pas selon la nature, mais selon /a grâce.
Jésus est fils unique de Marie ; pour bien comprendre les expres. sions de l'Evangile où il est question des frères du Seigneur, il faul savoir que dans les langues orientales, on appelle du nom de frère; les cousins et les proches parents. C’est ainsi qu’Abraham disait à Loth, son neveu: ‘ Qu'il n’y ait pas de querelle entre nous, car nous sommes frères.” Gen. xui, 8.—Saint Jacques, appelé quelque. fois frère du Seigneur, était son cousin.
Le mot premier-né, appliqué à Notre-Seigneur, ne signifie pas non plus, comme le prétendent certains protestants, que Marie ait eu d’autres enfants; c’est une affirmation que Jésus était véritablement son premier-né, et nous savons que Marie resta toujours Vierge.
parce que Jésus-Christ sur la croix, ayant à ses pieds la sainte Vierge et saint Jean.
a voulu que, dans la personne de saint Jean, le disciple bien-aimé de Jésus.
sa mère nous adoptât pour enfants ; il s’agit donc d’une maternité d'adoption.
quand il dit à Marie : “ Voilà votre fils.” et à saint Jean : Voilà votre mère.” Voir le texte, page 171.— Les Pères, et en particulier sait
Augustin, affirment que tous les enfants de l'Eglise étaient repré. À
sentés par saint Jean au pied de la c. oix, et que Jésus, dans la personne de cet Apôtre, a donné à Marie tous les fidèles pour enfants. ‘“ Marie, dit saint Bernardin de Sienne, devint alors là mère, non seulement de saint Jean, mais ds tous les homme:, à raison de l'amour qu’elle conçut pour eux.”—D'autres ont remarque que Jésus, s'adressant à sa mère, employa le mot Femme, comme pour lui dire qu’elle etait désormais la femme appelée à enfanle les hecmmes à la vie surnaturelle de la grâce.—De même l’Evaugik ne nomme pas saint Jean, mais parle du disciple, comme pour faire entendre qu'il donnait Marie pour mère à tous ceux qui, élan! chrétiens, peuvent prendre le nom de ses disciples.
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L'amour que Marie nous porte n’est surpassé que par celui de Dieu pour nous; commsa Dieu, elle a aimé le monde, jusqu'à donner son Fils unique ; nous sommes tous ses enfants adopifs et son cœur matern:l est inconparablement plus aimant que celui de la plus aimante des mères.
Un jour, saint Alphonse Rodriguez, priant devant une image de Trait Marie, laissa échapper ces paroles: ‘O0 ma très aimable mère, j: sais que vous m'aimez; mais vous ne m'aimsz pas aulant que je vous aime.” La sainte Vierge, comme blessée, lui fit entendre cette réponse : ‘ Que dis-tu, Alphonse, que dis-tu ? Oh! combien l'amour que je te norte est plus grand que celui que tu as pour moi! Sache qu’il y a moins de distance entre le ciel et la terre qu'entre ton amour et le mien.”
Amour maternel de
Marie
355. Q.—Que devons-nous faire pour témoigner notre dévotion à la sainte Vierge ?
Pour témoigner notre dévotion à la sainte Vierge, Témoigner signifie donner des témoignages cttérieurs.
[l y a une dévotion vraie et une dévotion fausse. Certaines gens
)évotio croient avoir de la dévotion, parce qu'elles récitent telles prières, faune | pratiquent certains exercices de piété, appartiennent à plusieurs confréries, portent des médailles, etc., et cependant vivent dans des habitudes mauvaises, commetlent le péché et se mettent peu en peine d’imiter les vertus de Marie, Voilà une fausse piété !
La vraie dévotion est à la fois intérieure et extérieure : intérieure, Dévotion où fondée sur des sentiments de respect, d'amour et de confiance; vraie
enlérieure, ou se traduisant au dehors par des pratiques d’une sincère piété.
nous devons l’invoquer fréquemment : premier devoir,
1° linvocation fréquente,
Invocation fréquente
Ge devoir de l’invocalion résulte du fait que Marie a été établie par Dieu dispensalrice de toutes les grâces, mérilées par Jésus-Christ.
Cette assertion est admise dans l'Eglise catholique ; les Pères, ls Docteurs et les théologiens s'accordent à dire que si Jésus-Christ 8 la source des grâces, Marie en est le canal.—“ Jésus-Christ, lus dit l'Evangile, est plein de grâce et de vérité et nous recevons
Canal de la grâce
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