Q.—Comment viole-t-on le premier commandement de Dieu
On -iole le premier commandement de Dieu. Vioier signifie faire violence, en empioyant la force.
Un commandement est une sor!e d: barrière qu'on renverse, afin de passer outre ; c’est un frein qu'on rejelte, un lien qu'on brise, afin de pouvoir agir selon ses caprices.
Or, on viole le prem'er commandement de trois manières : :
1° en rendant à un être créé l’honneur qui appartient à Dieu seul. C’est le péché d’idoldtrie.
Le mot idolälrie signifie rendre le culte de latrie à des idoles ; or on appelle idoles des statues ou images inanimées, représentant des créatures d’une existence réelle ou imaginaire. A Rome existait
autrefois un temple nommé Panthéon, où se trouvaient toutes les
statues des divinités adorées parmi les nations païennes du monde, Avant la venue de Notre-Seigneur, l'idoldlrie régnait partout, sauf parmi les M'uifs ; et encore combien de fois les Juifs ne tombèrent-ils pas dans ce désorére ? Depuis Notre-Seigneur, l'empire de Satan a croulé ; cependant que d’idolâtres n’y a-t-il pas encore en Asie, en Afrique et ailleurs ? Actuellement, le nombre des hommes qui ont des idoles est encore plus grand que celui des hommes qui adorent le seul Dieu véritable ! Quelle abzrration ! Ce crime est un des plus grands que le genre humain puisse wmmettre, puisqu'il est la négation d’un Dieu unique, seul créateur de toutes choses.—Le culte, rendu aux idoles, se rapporte plus ou mins implicitement au démon qui, depuis le jour où il voulut sup- Jauter Dieu dans le ciel, ne désire rien tant que de se faire adorer, Dans certainès arrière-loges mayonniques, Lucifer a des autels
D des adorateurs qui reconnaissent en lui le grand Architecte
lu monde.
2° en rendant à Dieu un faux culte. Un culte aux, "est e péché de superstition.
Supersiilion signifie une manière superflue ou fausse d'honorer dieu, — Elle est superflue, quand on mêle à des actes religi-ux, pprouvés par l'Eglise, d’autres pratiques vaines et inutiles, comme krexemple ajouter des cérémonies à la messe ou aux fonctions
Violer un précepte
Idolâtrie
Gravité
Superstition
SARL PRIE EE SU AP En A EE
DR SE AS PT ES EN M EN RME ON liturgiques, honorer les Saints par des usages dérisoires, etc, Elle est fausse, si l’on s'appuie sur de faux miracles, de fausses révélations, etc.
Un culte peut être faux, non seulement dans la manière, mais dans son objet : tel est le culte actuel des Juifs, dont toute la partiel cérémonielle a été abrogée, puisqu'elle avait surtout rapport à ka venue du Messie. Tel est encore le cul.2 tronqué du Protestantisme, s’il est vrai qu’il y ait culte chez lui, puisqu'il n’y a pas de sacrifice,
3° en attribuant à un être créé une perfection qui n'appartient qu’à Dieu. Ge sont Les vaines observances, la divination, le magnétisme, etc.
PA dk es le Les vaines observances consistent à employer certains moyen qui n’ont, par eux-mêmes, ni par institution divine ou ecclésias tique, la vertu de vroduire l'effet qu'on en attend; par exempk, faire certains signes en prononçant des mots qui n’ont pas de sens pour guérir certaines maladies; porter sur soi des amulettes, tali mans, fers à cheval, etc., pour se préserver des accidents ; attacher à certains jours le bonheur ou le malheur, etc. — Ces pratique souvent ridicules, sont défendues par le premier commandement surtout si elles sont le symbole d’un pacte implicite ou explicits avec le démon, ‘Il y a, disait saint Augustin, des milliers d'obs vances qui sont des pactes avec les démons.”
Divination 2, La divination consiste à attendre la connaissance de l’avenil ou des choses carhées &e moyens également impuissants à procure ce résullat., — La divination suppose un pacte explicite ou tati avec le démon; se mettre en rapport avec les esprits infernau “ c’est faire allience avec la mort et signer un pacte avec l’enfr.à
rc La divination s'appelle oracle, si elle se fait ‘par les idole nécromancie, si par les morts; aruspice, si par les entrailles de animaux ; pylhonisme, si par les personnes possédées du démon oniromancie, si par les songes ; astrologie, si par le mouvemel des astres ; auspice, si par le vol des oiseaux; augure, si parle chants ; hydromancie, si par des figures faites sur l'eau ; py mancie, si elles sont dans le feu ; chiromancie, si par les ligna de la main ; sortilège, si par le sort ; spiritisme, si par l’invocali des esprits, par les tables tournantes, par les planchettes, etc.
diabol disting de mal
moyen du dé
aurait | Magnétisme 3, Le magnélisme, (du mot latin magnes, qui signifie aimant aux sor
dérisoires, el 5 cause de l’analogie qui existe entre l’aimant attirant le fer, et le ‘acles, de fausss Æ fuiie mystérieux qui établit une influence réciproque entre les individus), produit ordinairement le somnambulisme et commula manière, mais rique au magnétisé une science el un savoir extraordinaires. nt toute la parte L'hynnotisme, qui est l’art d'endormir, produit l’état cataieptique, tout rapport à «ES smnambulique, léthargique avec des phénomènes curieux, u ProtestantisnÆ La saurée Pénitencerie a condamné (1842) certaines pratiques de a pas de sacrilce SE magnétisme où l'influence du démon était manifeste; sur d’autres points, l'Eglise a encore réservé sa décision. Toutefois ces pratiques sont si suspectes, leurs effets sur le physique et le moral des piients sont tellement désas{reux, que la sagesse chrétienne veut qu'on s’en abstienne, comme on doit s'abstenir de la manipulation des poisons les plus violents.
perfection qui es observancts,
r certains moyens vine ou ecclésias nd; par exemple, n’ont pas de sens s amulettes, lalis ccidents ; attache — Ces pratiques, commandement!
licite ou explicit s milliers d'obse
A... Violer ? Idolâtrie ? Superstition ? Observances, etc. ?
La question suivante n’est guère qu’un développement de ce que nous venons de dire sur quelques cas particuliers.
ee —fe—
366. Q.—Est:-il permis de faire usage de sorcellerie et de charmes, ou d’ajouter foi aux rêves, aux charlatans, aux diseurs de bonne aventure ?
Non cela n’est pas permis. Enumérons ces cas :
1. Sorcellerie, ou art du sorcier, de celui qui jette des sorts, soit pour découvrir l’avenir, soit pour produire des effets merveilleux qui, dépassant les forces humaines, sont dus à l'intervention diabolique. — C’est ce qu’on appelle encore Ja magie, qui se Ristingue en magie blanche"et en magie noire ; elle prend le nom de maléfice. lorsque la magie a pour but de nuire au prochain.
à. Charmes, ou art de charmer, d’enchanter, de séduire par des moyens vains en eux-mêmes ; on les appelle philires, si à l’aide du démon ces moyens produisent dans le cœur d’un homme l'amour ou la haine, sans toutefois enlever à celui-ci sa liberté,
3. Réves, ou errements de notre esprit pendant le sommeil ; ils sont ordinairement un phénomène purement naturel ; quelquefois, ils ont pour cause une influence divine ; ils peuvent aussi être l'effet d'une action diabolique, en vertu d'un pacte illicite qui aurait été conclu. — En règle générale, il faut n’ajouter aucune foi signifie aimant aux songes, et ne point s'amus-r à les scruter,
ssance de l'avenif issants à procure xplicite ou tacit esprits infernaui acte avec l’enfr.
t-par les idole les entrailles de édées du démon ar le mouvemél qure, si par leu sur l'eau ; pue si par les ligni
i par l'invocali
chettes, elc.
Question
Sorcellerie
Charmes
Rôves
Charlatans
Devins
Pacte explicite
Pacte implicite
4. Charlatans,ou grands parleurs, qui ordinairement font autant de dupes qu'ils trouvent de clients.— Il en est parmi eux qui sont vrais magnétiseurs ou hypnotiseurs et qui, en endormant }# personnes qui consentent à monter dans leurs voitur“s ambulanta, leur font subir les funestes influences de l'hypnose et du magné tisme : excitation du système nerveux, disposition à l’hystérie &t même à la folie, ete. — Une personne ne peut en conscience & livrer à l’action de ces charlatans, action qui dans plus d'une circonstance peut bien être diabolique.
5. Diseurs de bonne aveniure ou devins, mot dérivé de divin, parce que celui qui prétend dire l'avenir usurpe un rôle divin; car Dieu seul connait les événements avant qu'ils arrivent, et le démon ne peut que les conjecturer. — Or, sous une forme ou sous une autre, avoir recours au démon est illicite et défendu par le premier commandement.
parce que ce serait attribuer à des êtres créés. sorciers, charlatans, devins et démons surtout.
des perfections divines, comme la science de l’ave nir, la connaissance des cœurs, le domaine sur toutes
choses.
ou un pouvoir qui n'appartient qu'à Dieu, pouvoir des miracles, des guérisons soudaines, etc.
Ce qui vient d’être dit se rattache au péché de superstition, péchà dont la gravité est plus ou 1noins grande, selon les conséquence qu’il entraîne, ou selon qu’il met plus’ ou moins directement en rapport avec les démons, esprits de malice et de mensonge.
Un pacte avec le démon est explicile, si on invoque le démon ou si on fait quelque chose avec l'intention formelle que le démon se mêle à l’action, qu'on lui promette ou non un don ; c'est là mn péché très grave.—Le pacte est implicile, quand, pour obtenir effet merveilleux, on emploie des moyens vains, qui n’ont aucun aptitude naturelle à le produire. Il est clair, par le fait, qu'on atten que le démon produise cet effet, bien qu’on proteste qu'on n’invoqui pas le démon ; cette protestation n’enlève la malice de l'acte quâ dans le cas où l’on doute si l’eflet est naturel ou non. En soi, | pacte implicite est un pêché grave, parce que l’homme s'expose
culte q question En ta que l’on RVONS pe iles, do râce — ois ver
en pe l'esp.
etla
On pe
° Qu
| ire hés
ant font autant 1i eux qui sont endormant ls #8 ambulantes, à et du magné à l’hystérie al | conscience 8 ins plus d’un
lérivé de divin, rôle divin; cat ent, et le démon le Ou SOUS Une u par le premier
tres créés.
tout,
ence de l’avene sur toutes
Dieu, pouvoir
berstition, péché es conséquences directement en ensonge.
oque le démon e que le démon on ; c’est là ul pour obtenir i n'ont aucun it, qu'on attent
on. En soil mme $’ex pose
qu’on n’invoqu4 e de l'acte qu
être le jouet et la victime des ruses du démon. Quelqueñfois, l'ignorance ou la simplicité peuvent excuser de faute grave.
A. Sorciers ? Rôves ? Charlatans ? Devins ? Pactes ? Question
En résumé, chers enfants, il faut que vous ayez une grande Réflexion horreur de toutes ces pratiques qui sentent le diable; pour vous Pratique mettre à couvert de ses artifices, recommandez-vous à votre Ange gardien, portez toujours sur vous quelque médaille bénite, un æucifix, un chapelet...—Sachez qu’il est défendu non seulement de vendre, müis aussi d’acheter et de garder ch-z vous des brochures ou livres de sorcellerie, de magie, de spiritisme, d'interprétation des songes, des cartes à deviner, des planchettes, etc.
(jm
367. Q.—Est-ce que l’on pèche contre le premier commandement de Dieu, en péchant contre la foi, l’espérance et la charité ?
Oui, l’on pèche contre le premier commandement de Dieu. Ce précepte est à la fois négatif et positif. sn tant que négalif, ce précepte défend de rendre à un autre le précepte tulle qui n’est dû qu’à Dieu seul; nous avons vu, dans les deux "égutif questions précédentes, comment on viole le premier commandement, positif En tant que posilif, ce précepte ordonne et détermine le culte que l’on doit rendre à Dieu par la vertu de religion, dont nous kvons parlé dans les questions 363 et 364 ; et par 128 vertus /héolojules, dont nous avons expliqué la nature dans le chapitre de la
râce —11 nous reste donc à parler des péchés contraires à ces is vertus.
en péchant contre la foi, révélée par Dieu.
l'espérance, dont l’objet est la grâce et le ciel. et la charité, qui a Dieu et le prochain pour objet.