‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 256 sur 356 · PR, CRE · texte numérisé non relu

PR, CRE

371. Q.—Sommes-nous obligés de faire souvent une profession ouverte de notre foi ?

Oui, nous sommes obligés de faire une profession ouverte de notre foi, dans trois circonstances principales

aussi souvent que l’exigent la gloire de Dieu.

“ La confession de la foi est nécessaire, dit saint Thomas, lor:qui son omission priverait Dieu de l'honneur qui lui est dû, ou /e pre chain d’un secours auquel il a droit. Un homme qui, par exempla interrogé sur sa foi, donnerait à croire en ne répondant pas 0 qu'il n’a pas la foi ou que la foi n’est pas vraie, serait dans |

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notre bien spirituel, supérieur à tout autre bien.

ou celui du prochain, pour qui nous ne devons pas être une pierre de scandale.

Par conséquent, si l’on est interrogé sur sa foi par un pouvoir Tribunaux public, qui exerce des poursuites à cause de la foi et en haine de la foi, il n’est pas permis de garder le silence ; ce serait rougir de paraître chrétien.—Devant des personnes impies ou indifférentes, on ne doit pas tenir compte de leurs ineptes railleries.—Cependant, ilest quelquefois permis de cacher ou de dissimuler sa foi, dans les cas cù, sans aucun avantage pour elle ni pour l'édification du prochain, on produirait des troubles graves dans un pays infidèle,

D’après une décision du Saint-Ofice, il n’est pas permis d’ap- Cas

peler le ministre pour un protestant qui va mourir dans un hôpital pe ou une maison particulière ; il faut se tenir dans la neutralité. On peut tolérer que des hérétiques non dénoncés assistent aux cérémonies catholiques, pourvu qu'ils n’y prennent pas une part active et n’y mêlent pas leurs propres cérémonies. —On peut aussi accompagner, hors du temple et du cimetière, les funérailles d’un protestant.—En voyageant dans les pays hérétiques, on peut manger de la viande le vendredi, si on craint d'être persécuté ; mais on ne le pourrait pas, du moins sans protester, si les hérétiques le commandaient en haine de la religion; de même qu'un enfant devrait désobéir à son père, qui lui ordonne, en haine de la foi, de manger gras un vendredi, ou dire: ‘ Je ne le ferai pas par mépris, mais parce que je n'ai pas autre chose à manger,”

Le saint vieillard Eléazar préfére mourir que feindre de manger des viandes défendues par la loi de Dieu, IT Mach. vi, 21.

“ Quiconque, dit Jésus-Christ, me confessera devant les son

hommes, je le confesserai devant mon Père, qui est dans ls cieux.”

Ces paroles de Notre-Seigneur ont été la force des martyrs ; elles seront toujours un glaive de mort pour le respect humain.

——, ()' mms

372. Q.—Quels sont les péchés qui se commettent contre l'espérance ?

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Péchés Les péchés qui se commettent contre l'espérance sont péc opposés ‘:

de deux sortes, diamétralement opposées. «au

la présomption, qui espère trop. \

et le désespoir, qui n’espère pas assez. sd

| L’espérance, dont on a parlé, q. 122, tient le juste milieu, imp P

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