Q.—Qu’est-ce que faire serment
Faire serment ou donner sa parole d'honneur,
Serment ou jurement sont deux mots synonymes ; le premier, cenendant, est aujourd’hui plus usité pour désigner l'acte par lequel on prend Dieu à lémoin de ce que l'on dit ou de ce que l'on promet,
Il y a le serment afirmalif, qui affirme que ce que l’on dit est la vérité ; et le serment promissoire, qui promet devant Dieu de faire cs qui est convenu.
Le mot jurer signifie proprement faire serment ; il ne faut donc pas confondre le jurement pris dans ce sens avec les paroles mal honnêtes et grossières, appelées vu'gairement jurons.
c'est prendre Dieu à témoin; voilà ce qui constitue l'essence du serment.
Par conséquent, les formules, dans lesquelles on n’a pas l’inten- “vu de prendre à témoin ni Dieu, ni quelque créalure en qui reluisent d’une manière spéciale les attributs divins, ne sont pas des srments.—Dans les pays hérétiques, il faut, autant que possible, exiger que les catholiques puissent prêter serment sur une Bible catholique ou sur un crucifix. Dans certains cas, il peut être préférable de garder le silence.
de la vérité de ce que l’on dit. Un serment fait contre la vérité serait un parjure ; q. 394.
Pour jurer selon la vérilé, il faut que l’assertion soit conforme à la pensée de celui qui fait serment. Il suflit, cependant, qu’il dise une chose qu’il regarde comme moralement certaine et vraie, bien qu'en elle-même elle ne soit pas vraie.
Le serment ne consiste pas seulement dans une formule exté-
Question
Trait
Serment ou jurement
qu
dans
Vérité
Question
Raison du serment
Conditions du
serment
Déférer le serment
Trois motifs
rieure ; un simple geste exprimant l'intention de prendre Dieu À témoin peut suffire, comme lever la main vers le ciel, la poser sur sa poitrine, etc.
A... Serment ? Espèce: ? Essence ? Selon la vérité ?
“ Le serment, dit saint Thomas, est en soi une action licite el honnête : il procède de la foi en un Dieu infaillible, qui gouverne toutes choses par sa science et sa Providence ; il a pour but de mettre un terme aux différends qui s'élèvent rarmi les hommes. Observons toutefois que ce qui est bon peut devenir nuisible à celui qui n’en use pas co:nme il faut et sans discrétion.” — D'où la question suivante,