Q.—Que nous ordonne le cinquième commande ment
Le cinquième commandement nous ordonne, en tai qu'il est, affirmatif.
de respecter. R::pecter a ici le sons de conserver ok de sauvegarder l& vie.
la vie corporelle ou spirituelle du prochain.
La vie corporelle et encore plus la vie spirituelle sont pour: prochain ce qu’il a de plus précieux ; de sorte que !a charité no: fait un devoir d'autant plus rigoureux de secorrir le procbai
qu’il se trouve dans un besoin plus exirême, ou dans un péril plië À
probuble de mort ou de damnation.
et la nôtre. Nous devons conserver notre vie.
Par conséquent, on peut pécher gravement, si on néglige tell ment les soins de son corps qu’on expose sa vie ou sa santé ; ou! étant en danger de mort, on refuse de voir un médecin et prendre Jas remèdes ordinaires, s’il y a encore espoir de guéris Cependant, personne n’est tenu, pour conserver sa vie ou sa sanl d'employer des rernèdes extraordinaires, comme de subir l’amyi tation d'un mer: bre, ou toute autre opération pour laquelle malade éprouve une vive répulsion.
En tant que negat;, le Ve commandement défend le suicil l’homicide et d’autres péchés dont nous allons parler,
me
ext
que don volo
cide,
spiri
daas ] puisqt avoir
4, donne dculet
Auc inspire honne suicid
lie.
de tra
ilest seulemenS 427. Q.—Que nous défend le cinquième commandement ?
Le cinquième commandement nous défend certaines
choses soit directement, soit indirectement, soit par , meurtre de Sd tension.
père ou de sa d'un roi ; déicid@ 11 nous défend directement tout homicide volontaire, par consé-
st LHomme-Diell quent de nous donner la mort à nous-mêmes par le suicide, de la ce que ce com donner aux autres par le meurtre, d’en avoir même le désir et la w'il nous défend volonté surtout par le duel. aque la vie su 1! nous défend indirectement tout ce qui peut conduire à l’homicide, comme la haine, la vengeance, les injures, les coups, les blessures.
[ nous défend enfin par exlension de porter atteinte à la vie
ne commande spirituelle du prochain par le scandale.
donne. en tan 1° de nous donner la mort par le suicide,
Se donner la mort à soi-même est un grand péché. le conserver 0% 1. C’est un allentat contre Dieu, qui seul est Maitre de notre vie ; lui seul nous l’a donnée, lui seui a le droit de nous l’ôter ; il nous ain. en & accordé la jouissance et non la propriété.
2. C’est une injuslice envers la sociélé, qui nous a nourris, élevés, protégés ; en retour, elle a droit aux services que nous pouvons lui rendre. Celui qui se tue prive sa famille d’un membre et sa patrie d'un citoyen.
3. C’est une cruaulé envers soi-même, en s'infligeant un mal dans le présent et en se précipitant sans ressour°2 dans l'enfer, puisqu'on meurt ordinairement dans l’acte même du crime, sans avoir le temps d’en faire pénitence.
4, C’est une lâchelé, au lieu d’être un cte dejcourage : on se donne la mort, parce qu’on n'a pas l'énergie de supporter une dculeur physique ou une peine morale.
Aucune raison ne peut excuser le suicide volontaire ; pour en inspirer l’horreu:, ‘Eglise prive du secours de ses prières et des honneurs de la sépulture chrétienne ceux qui meurent par le suicide, sans avoir donné des preuves de repentir. éfend le suici li est encore défendu de hâter le moment de sa mort par excès ler, de travail, d’intemmpérance ou d’avarice ; de s’exvoser à la mort
helle sont pour:
e la charité no “is Je procbai lans un péril plié
re vie.
on néglige tell sa santé ; ou:
n médecin et l poir da guéris à vie ou sa sanl$ de subir l’amyi pour iaquelle
Objet du cinquième précepte
Suicide
Peines canouiques
Homicide
Exceptions
Duel
témérairement, à moins que ce ne soit par charité ou par dévoue. ment pour le bien public; de se mutiler gravement, si ce n'est pour éviter un péril de mort probable ; et enfir, de se souhaiter la mort par découragement.
ou de la donner aux autres par l’homicide,
On serait seulement homicide de fait, si par imprudence et sans
culpabilité on ôtait la vie à un homme ; si, au contraire, on avait l'intention de donner la mort sans avoir réussi, on serait homicide non de fait mais volonlairement.—\uer auelqu’un effectivement et volontairement constitue l’homicide proprement dit.
L’'homicide est un crime énorme ; c'est un attentat contre le souverain domaine de Dieu, une injustice contre la victime, contre sa famille, contre la société. Les lois humaines punissent ordinairement de mort les meurtriers.
L’homicide n’est pas injuste, et par conséquent il est permis, en trois circonstances :
1. Dans le cas de légitime défense, si on ne peut se dé*arrasser autrement d’un injuste agresseur qui attente à notre vie ou à celle du prochain, ou qui veut nous ravir quelque bien de très grand prix.— On ne doit pas cependant dépasser les limites d’une légitime défense ; ainsi il n’est pas permis de tuer, s’il suffit de frapper ou de mutiler.