Dans le cas de guerre, légitimement déclarée
3. Dans le cas de condamnation à mort ; la société a le @roit d’effrayer et de se débarrasser des criminels par la peine de mort,
Nous n’avons pas ici à parler de certaines pratiques infanticides, È condamnées par l'Eglise, assez en usage parmi les protestants, el
dont les catholiques doivent avoir une grande horreur. et même d’en avoir le désir, surtout en duel,
Le duel est un combat entre deux personnes qui, devant des
témoins désignés, en viennent aux prises, avec danger de pe-àüre E
la vie ou d’être blessées, après avoir concerté 15 lieu -‘ l’heure de la rencontre, ainsi que la manière de se battre.
Le © ui est gravement défendu :
1. Par le droit nalurel, car personne n'a droit sur sa vie et sur ses membres, ni sur la vie et les membres du prochain.
ou par dévoueent, si ce n'est se souhaiter la
rudence et sans |
traire, on avait serait homicide effectivement el t.
entat contre le victime, contre punissent ordi-
l est permis, en
t se délarrasser re vie ou à celle 1 de très grand s d’une légitime it de frapper ou
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2. Par le droit divin, car la loi, qui interdit l’homicide, défend aussi de s’exposer à perdre la vie et d’attenter à celle d'autrui. Cette faute est d’autant plus grave, qu’on s'expose et qu’on expose l'adversaire à mourir dans l’acte même du péché mortel et à tomber en enfer.
3, Par le droit ecclésiastique, qui frappe d’'excommunication les acteurs et les témoins, et les prive de la sépulture chrétienne s'ils meurent avant d’avoir fait pénitence.
Les chefs militaires n'ont pas le druit d’imposer le duel à leurs subordonnés ; ce serait alors le cas pour ceux-ci de répondre : ‘“ [l vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes.”
2° de blesser ou frapper le prochain.
Ces péchés approchent plus ou mous de l’homicide.
Si d’après Notre-Seigneur, (Math. 21,) on sera jugé et sévèrement puni pour s’être mis en colère contre son frère, on le sera à plus forte raison si à la colère on a ajouté les coups et les blessures. La gravité de ces péchés est proportionnée aux circonstances qui les accompagnent.
1. Circonslances de personnes ; si l’on frappe une personne consacrée ou religieuse, un père, une mère, un beau-père, une belle-mère, un frère, une sœur, etc., c’est une faute plus considérable que de frapper un égal ou un camarade.
2. Circonstances du mal que l’on fait ; si l’on frappe grièvement de manière à causer des douleurs violentes ou des plaies profondes, le péché est grave et entraine le devoir de réparer tout le préjudice qui peut en résulter.
3. Circonstances de sentiments, qui animent durant les mauvais traitements : fureur, vengeance, emportement.—Il n’est permis de frapper que 2eux sur qui on a autorité; car c’est là un acte äe gouvernement. Néanmoins, ceux qui ont {droit d’user de cette voie de correction pèchent, lorsque la colèr: anime leur punition et les fait excéder dans la rigueur du châtiment.
de le haïr. La haine est en soi un péché grave.
“ Celui qui hait son frère est dans les ténèbres.” I Joan. 1, 9. Saint Jean ajoute : “ Qu'il est homicide.” I Joan, 1, 15.
“ La haine, dit saint Thomas, porte le désordre dans la volonté
Coups et; blessures
Haine
Injures
Vengeance
£:andalo
Espèces
de l’homme, laquelle est la source du péché. S'il y a quelque culpabilité dans les péchés extérieurs contre le prochain, elle R vient entièrement de la haine intérieure.” — 11 est permis de haïr les vices, mais non les personnes.
de lui dire des injures : C’est {a contumélie.
En soi ce péché est grave : ‘ Celui qui aura dit à son frère : Vous êtes un fou, sera digne du feu de l'enfer.” Math. v, 22. ‘ Toutefois, ajoute saint Thomas, comme la signification des mots dépend de l'intention de celui qui parle, or doit examiner par quel esprit les paroles injurieuses sont dictées. Il est indubitable que celui qui les profère, pour porter atteinte à l'honneur, commet un péché mortel ; mais si ces paroles sont dites dans un but de correction, sans intention d'attaquer l'honneur, il n’y a plus contuméliie for. melle, et daus ce cas elles n’excèdent pas le péché véniel ; parfois même elles ne renferment aucun péché.”
de nous venger de lvi, par des représailles,
L'ancienne Loi permettait la vengeance et autorisait la peine du talion : ‘“ OF11 pour œil et dent pour dent.’”’—La nouvelle Loi per-
fectionnar’ l’aucienne va jusqu’à interdire toute injure, toute R
parole, toute haine, toute pensée contre le prochain. “ Moi, je vous dis, déclare Notre-Seigneur, aui s'irrite contre son frère mérite le jugement. Celui qui dira à son frère : Raca (parole d’impatience et de mépris), mérite d’être puni. Et s’il le traite de fou, il est digne de la géhenne de feu.” Muth. v, 22.
‘“Aïmez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,$
priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient.” Math. v, 44, — Voilà la loi évangélique.
3° de le scandaliser ; question suivante.
Cr
428. Q.—Qu'est-ce que scandaliser le prochain ? Scandaliser le prochain signifie le faire tomber.
Lorsqu'ure personne rencontre un objet qui l’expose à tomber, cet obstacle porte en grec le nom de scandale.
a appelle donc scandale une parole, une action ou une omission,
quai fournit à un autre une occasion de ruine spirituelle. —Si l’action
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éniel ; parfois
scandale direct.
scandale indirect.
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dans les cœurs.
{ naux traitant de sujets immoraux ou im:;.
ou les mœurs, et ceux qui les exécutent,
affiches immodestes,
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mise trop mondaine et leur tenue inconvenante, etc.
et s’exposer à donner la mort à son âme.
ochain ?
nber contre telle vertu et de plus du péché de scandaie.
boge à tomber,
une omission, e,—Si l’action
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qui est faite n’est pas par elle-même capable de l'occasionner, cette ruine provient ou de l’infirmité des autres et c’est le scandale des faibles ; ou de leur malice et c'est le scandale pharisaique, ainsi appelé parce que les Pharisiens se scandalisaient des meilleures actions de Notre-Seigneur ; si le scandale est produit directement en vue de perdre l’âme du prochain, il prend le nom de scandale diabolique : ce qui a lieu quand on enseigne le mal, quand on commande ou qu’on conseille de le faire, quand on en facilite l’accomplissement. Dars ces cas, le péché est évidemment plus grave.
c’est le porter au mal par de mauvais conseils ; c’est le
ou par de mauvais exemples ; c’est ordinairement un Gas
Voici quelques exemples des scandales les plus fréquents : 1. Ceux qui affichent l'impiété et en donnent le triste exemple, travaillant à éteindre la foi dans les âmes et le sentiment religieux
2. Ceux qui publient, composent, vende: : livres ou des jour- 3. Ceux qui composert des pièces de théâtre contre la religion 4. Ceux qui font des statues, des peintures, des dessins, des
, Les personnes qui blessent les lois de la décence dans leur
Pour qu’il y ait véritable scandale, il n’est pas nécessaire que le prochain succombe réellement à 18 tentation; il suflit que le conseil ou l’exempie donné soit de nature à le faire tomber dans le péché.—En confession, il faut donc s’accuser du péché commis
Ce péché est ordinairement très grave : Notre-Seigneur a pro- Giarité noncé contre lui de terribles anathèmes. Ayant un jour appelé un petit enfant, il le plaça au milieu de ses disciples ;: puis il leur dit: “ Ceiui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, il aurait mieux valu pour lui qu’on lui mitau cou une meule de moulin,
particuliers
Danger spirituel
Réparation des torts
Scandale
Injures
et qu’on le précipitât au fond de la mer. Malheur au mondejiByatie cause des scandales; car il faut qu’il en vienne des scandales, maisBdonn malheur à l’homme par qui le scandale arrive.” Math. xvin, 7, Bveng
Sal
du m
429. Q.—Sommes-nous obligés de réparer le tortMiranq causé au prochain ? répon
Oui, nous sommes obligés de réparer le tort causé au prochain, de quelque manière qu’il soit causé.
Nous pouvons léser le prochain dans les biens de son corps où Le dans ceux de son âme ; or, cette lésion constitue une injustice quily Vo doil élre réparée. Cette réparation en est quelquefois impossible, comme s’il s'agit de l’homicide; quelquefcis fort difficile, comme Ce s'il s’agit du scandale, etc. en no
. 2 . ; saint par le scandale, soit privé, soit public. e
En général, il faut réparer les scandales selon la manière don Le Y ils ont été commis: nos scandales de paroles par de meilleunB,ontra conseils, nos scandales d'actions par de meilleurs exemples.—Liombe difficulté de la réparation est précisément ce qui rend le scandat C'est plus pernicieux et plus coupable. Le mal en est souvent irréja rable : le prochain scandalisé a pu transmettre à son tour à d’autres le mal qui lui a été communiqué. Qui dira la série indéfinie de péchés dont un premier scandale a pu être la cause ? « Qu
la Sair d'inno ppudeur Bisage grâce € de la v toute h
par la médisance ou la calomnie ; nous en parleron dans le huitième commandement.
par les injures et les mauvais traitements.
Si on avait eu le malheur de se rendre coupable d’homicide, i faudrait prier et faire prier pour le mort; il y aurait de plus l’obl gation de dédommager sa femme, ses enfants, sa famille du préjr dice que ce crime leur a causé.—Il faut pareillement réparer autant que possible et de la manière la plus convenable, tous l& autres torts envers le prochain, soit en l’injuriant, soit en le mal traitant.—En résumé, le préservatif fde tous les péchés contre Ve commandement, c’est {a charité : la charité envers Dieu nou Le « prémunit contre le désespoir et nous inspire la résignation et litre p
ment
‘ur au monde} scandales, mais fath. xvinr, 7.
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Rvisage et dans sa vie cette perle précieuse des mœurs! Qu:lle
patience; la charité envers le prochain nous fait oublier et pardonner, elle bannit de notre cœur tout sentiment de haine et de vengeance.
Saint Jean Gualbert, au lieu de se venger, se jeta dans les bras Exemptes du meurtrier de son frère ; saint François de Sales écouta un jour tranquillement une avalanche d’injures, puis il se contenta de répondre : “ Je vous aime encore comme mon frère,”