Q.—Qu'est-ce que calomnier
Calomnier, c’est accuser quelqu'un faussement,
C'est le caractère propre de la calomnie d’être une assertion contraire à la vérité. — La calomnie renferme une triple malice ; cest un mensonge pernicieur, un manque Ge charilé et une injuslice ; aussi est-elle un péché mortel de sa nature, soit qu’elle attaque un particulier, soit qu’elle noircisse la religion, le clergé, ou une société quelconque. — La gravité de ce péché se mesure sur l’importance du mal attribué au prochain.
d’un défaut qu’il n’a pas, comme d’être voleur, menteur, hypocrite, avare, etc.
ou d’une faute qu’il n'a pas commise.
De pareilles accusations, surtout s’il s’agit de fautes graves, sont un des plus grands péchés qu’on puisse commettre. ‘“ Les détracteurs sont haïs de Dieu, dit l'Ecriture ; ils sont l’abomination des hommes ; leur langue est comme une flèche qui blesse cruellement ; leurs lèvres distillent le venin des aspics.” — C'est un péché diabolique.
RP RSS RTE PNA Te Ca TEE
PR Tu
Distique
Calomnie
Gravité
La calomnie est la grande arme des ennemis de la religion ; Notre-Seigneur a été ca:omnié le premier, l'Eglise continue à être en butte aux attaques pleines de fourberie des suppôts de Satan.
Béatitude C’est pourquoi Notre-Seigneur, dans ses béatituäss, promet une récompense spéciale aux justes, éprouvés par ce genre de persé. cution : ‘ Estimez-vous heureux, lorsque les hommes diront faussement toute sorte de mal contre vous ; réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce qu'une grande récompense vous est réservée dans les cieux.” Math. v, 11. — Il place cette persécution après toutes les autres comme le couronnemént, et celle dont l’observation suppose la plus haute vertu.
448. Q.—Comment doit-on réparer le tort fait au prochain par la calomnie ?
Réparation On doit réparer le tort fait au prochain par la calomnie ; cette obligation est évidente.
Un homme tient ordinairement plus à son honneur qu'à sa
fortune ; souvent même la perte de l'honneur et surtout de l’honnêteté, détruisant la confiance des autres, nuit en même temps aux
biens temporels ou à la situation de celui qui est ainsi calomnié; d’où, nécessité de compenser quelquefois, même à prix d'argent, le tort causé au prochain qui a perdu sa place, etc.
saveu en désavouant le mal qu’on a dit de lui contre la vérité,
Celui qui a calomnié son prochain doit donc se dédire, quand même cela devrait le déshonorer. Pratiquement, cette réparation est très difficile et reste souvent incomplèle : la blessure garde toujours une cicatrice.
Cas Il est quelques cas, où cette réparation n’est ;pas obligatoire; particuliers ar exemple, lorsqu'ii s’ensuivrait pour le calomniateur un mal beaucoup plus grand que celui qu’il a causé, ou qu'il s’exposerait
à la mort, ou si celui qui a été calomnié a fait cession de son droit,
ou si la réputation a été rétablie par sentence judiciaire, ou si le calomniateur avait été lui-même calomnié, ou sièla calomnie a été
faite dans un moment de colère et que personne n'y ait ajouté foi.
Néanmoins, la culpabilité reste toujours devant Dieu, qui‘ajct
crime en abomination, ce () mme
de la religion ; continue à être ppôts de Satan.
âos, promet une genre de persées diront fausseous et tressaillez st réservée dans ion après toutes nt l'observation
le tort fait au ar la calomnie ;
honneur qu'à sa surtout de l’honmême temps aux it ainsi calomnié ;
prix d’argent, le
ontre la vérité.
se dédire, quand , cette réparation a blessure garde
;pas obligatoire; mniateur un mal qu'il s’exposerait sion de son droit, diciaire, ou si le la calomnie a été n'y ait ajouté foi.
nt Dieu, qui'aict
Dr OL O ES PENRERRENE CUT DREITEUI RE EP ut Le à és jieeptet 0 PILE MOTPTS QU 4ES || à | L € DCE UE OUT SE || 8 LS TRE PEL LT ETLS
Au huitième commandement se rattache indirectement la violalion du secrel.—On distingue le secret conventionnel, qui résulte d’une promesse expresse de ne point parler de telle chose ; le secret professionnel, qui résulte de la nature ce fonctions professionnelles, comme avocat, médecin, notaire, etc. ; et le secret sacramenlel, imposé aux prêtres sur les choses entendues en confession.
Le secret sacramentel est tellement rigoureux qu'il n’est jamais
permis de le violer, même au péril de la vie. Les autres secrets doivent être fidèlement gardés, à moins que le bien public ne soit en cause, En dehors de cette exception, la violation de secrets importants serait une faute grave.
Ce serait encore un acte indiscret et coupable que d’estorquer les secrets d'autrui et ensuite de les révéler ; de lire une lettre adressée à un autre et de la décacheter sans une permission expresse ou tacite, à moins que la surveillance ne l'exige, comme cela se pratique dans les communautés religieuses et dans les établissements d'éducation publique.
Le neuvième commandement de Dieu est... Dans l’hébreu, ce commandement est uni et confondu avec le dixième,
Voici le texte biblique relatif à ces deux derniers préceptes :
“ Vous ne convoiterez point la maison de votre prochain; vous ne désirerez point ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune de toutes les choses qui lui appartiennent.” Ex. xx, 17.
Par conséquent, ces deux commandements ont pour objet commun de proscrire les mauvais désirs. ‘ C’est à bon droit, dit saint Thomas, que saint Augustix a distingué deux sortes de convoitises : l’une qui a pour objet la femme d'autrui, ce qui revient à la concupiscence de la chair; l’autre qui appartient à la concupiscence des yeux, et qui renferme les divers désirs de la cupidité.”
Le neuvième commandement a donc été assez imparfaitement traduit dans les deux vers suivants :
L'œuvre de chair ne désireras, Qu'en mariage seulement.
Violation du ,; secret
Gravité
Lettres
Neuvième précepte
Texte biblique
Objet
Nous allons dire ce que ce commandement ordonne, q. 450 ; et après, ce qu'il défend, q. 451.