‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 309 sur 356 · Q. Les pensées et les désirs impurs sont-ils · texte numérisé non relu

Q. Les pensées et les désirs impurs sont-ils

toujours des péchés ?

Les pensées et désirs impurs sont toujours des péchés mortels, à la condition suivante.

quand on y donne san consentement, c.-à-d. l'adhésion de la volonté ou de la raisan supérieure,

onne, q. 450 ; et

1e commande-

onne de nous la pureté,

voilà précisé.

ndement.

1e commande:

es pensées et

de désirer ce que re contre la vertu oin, en attaquant désir et même la èdent les actions

onnant l'antique es. ‘“ Vous avez ommettrez point erra une femme, s l’adultère dans es, dit l'Ecritur),

purs sont-ik rs des péché

à-d. l'adhésion

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L'assentiment appartient.plus spécialement à l'intelligence et le consentement à la volonté.—Il y a, dit saint Bernard, trois choses à distinguer dans la mauvaise pensée: la suggestion, la délectation et le consentement,

La suggestion n'est autre chose que l'idée même du mal qui vient à l'esprit ; de soi elle n’est pas péché.

La délectalion est l'impression agréable, le plaisir sensuel qui accompagne ordinairement la mauvaise pensée, Ce plaisir peut exister avec ou sans le consentement de la volonté : dans le premier cas, il y a péché mortel, 8i la volonté se complaît avec advertance et de propos délibéré dans l'impression ressentie; il n’y a que péché véniel, si elle n’y donne qu'une advertance imparfaite ou un demi-consentement ; dans le second cas, c'est-à-dire si la volonté ne consent en aucune manière, il n’y a point de péché.

Toutefois, comme la pensée du mal excite ordinairement la délectation qui, à son tour, provoque le consentement de la volonté, on est tenu de repousser promptement toute suggestion mauvaise, à cause du danger qu'elle fait courir,

Les mauvais désirs ajoutent à la simple pensée l'intention et la volonté de commettre l'acte mauvais proposé. — Dans ce cas, le désir revêt la malice et la gravité de l’acte lui-même ; et il faut, en confession, spécifier l'objet du désir,

Enfin, désirer une chose, sous la condition qu'elle fût permise, n’est pas un véritable désir ; car, dire qu'on ferait volontiers telle chose si elle était permise, c’est dire qu’on ne veut pas la faire, parce qu’elle est défendue.—Toutefois, si ce n’est pas un péché de désir, ce peut être un péché de pensée, parce qu'on s'arrête à penser à des choses défendues, et qu’on s'expose à y prendre ou même qu'on y prend quelque plaisir.

11 faut donc être prompt à repousser toute suggestion.

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