‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 311 sur 356 · Q.—Que nous ordonne le 1Ome commandement · texte numérisé non relu

Q.—Que nous ordonne le 1Ome commandement

Le dixième commandement nous ordonne principalement deux choses :

de nous réjouir de la prospérité du prochain.

La charité veut que le chétien se réjouisse des avantages du prochain, comme s’il s'agissait de son frère et de son ami. C'est Dieu, du reste, qui distribue les biens comme il lui plait et c’est à

| lui qu’il faut en rendre gloire.

A ceux qui ont beaucoup, souhaitons encore davantage ; selon cette parole de l’Ecriture : ‘“ Vous êtes notre sœur, puissiez-vous prospérer un million de fois plus.” Gen, xxrv, 60.

et de repousser le désir de dérober ou de retenir injustement le bien du prochain.

Le Xe commandement ordonne donc de ne pas même désirer tout ce que le VIle précepte défend.— S'il y a des désirs légitimes d'acquérir et de posséder ce qui est la propriété du prochain, il y a aussi des désirs injusles et qu'il faut par conséquent repousser de note esprit. C’est ce qui arrive, lorsqu'on désire acquérir le bien d’autrui par des voiesillégitimes et préjudiciables au prochain, comme par exemple, souhaiter la mort de quelqu'un afin d’avoir sa succession, souhaiter une disette afin de vendre plus cher, souhaiter la ruine des autres afin d'augmenter son commerce, souhaiter la disgrâce d’un homme en place afin d'obtenir sa dépouille, etc,

Celui qui désire voler et prend les moyens d’y réussir, sans cependant atteindre son but, se rend évidemment coupable de péché et doit s’accuser en confession de l'importance du vol qu’il &# proposait de faire,

Voilà donc en abrégé les devoirs que contient le Décalogue.

Nous devons à cette Loi divine : un profond respect, parce qu'elle est la volonté de Dieu, notre souverain Seigneur ; une enlière soumission, parce qu'elle renferme des ordres divins; un amour filial, parce que c’est notre Père céleste qui nous trace la voie de la sainteté et du salut éternel,

Prospérité du

prochain

Désirs injustes

Conclusion

Avis ax enfants

Préceptes de l'Eglise

Sept principaux

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Bien chers enfants,

Après les commandements de Dieu viennent ceux de l’Eglise. I] ne faudrait pas croire, cependant, que les commandements de l'Eglise soient au fond des choses nouvelles et une surcharge imposée aux fidèles ; il suffit de les examiner un Leu attentivement pour se convaincre que ce ne sont pas des commandements nouveaux, mais seulement l'explication authentique de certains points du Décalogue, et la fixation de certaines obligations énoncées dans l'Evangile.

Prenons un exemple : Dieu nous ordonne de sanctifier spécialement un jour par semaine; l'Eglise détermine la manière de sanc-

tifier ce jour en prescrivant l'audition de la messe.— Autre exemple:E ©

Jésus-Christ nous ordonne de communier à son corps et à son sang; l'Eglise précise cette obligation et prescrit de communier au moins à Pâques.—Il en est de même des autres cas, comme nous le dirons,

456. Q.—Queis sont les nrincipaux commandements de l'Eglise ?

Remarquons d’abord que le mot ‘“ principaux ” insinue que nous n’allons pas énumérer loutes les lois de l'Eglise, mais seulement les principales, —De même que toute société civile a son Code de lois ; de même l'Eglise, qui est une société parfaite, a toute une législation, réunie dans ce qu’on appelle Droil canon ; nous allons donc seulement énoncer les principaux de ses commandements, ceux dont il importe davantage de rappeler le souvenir aux fidèles,

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