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Les jours de fêtes ont été institués par l'Eglise ; les fêtes sont d'institution ecclésiastique.
L'Eglise, en instituant des fêtes, n’a fait qu’user des pouvoirs qu’elle a reçus de son divin Fondateur pour régler le culte divin, selon les besoins des temps et la diversité des peuples.
Sous la Loi de Moïse, Dieu avait également prescrit des fêtes qui se célébraient indépendamment du sabbat : les plus solennelles ‘étaient la Pâque, la Pentecôte, la fête des Tabernacles et celle de la Dédicace du Temple.
Les païens eux-mêmes avaient leurs solennités religieuses et leurs sacrifices : les jours de fête, ils immolaient des victimes à leurs fausses divinités; c’est du mot latin ferire signifiant frapper, immoler une victime, qu'est venu le nom de férie, jours fériés, jours de féle.
Comme l'Eglise catholique a tous les jours le sacrifice eucharis, tique, tous les jours sont pour elle des féries.—De plus, le dimanche, étant le jour du Seigneur, l’Église l’a consacré spécialement au culte de la Sainte Trinité et en a fait la première férie ; le lundi est par conséquent la seconde férie dédiée aux sauts Anges, la troisième aux saints Apôtres, la quatrième à saint Joseph, la cine quième au Saint Sacrement, la sixième à [a Passion, et la septième
à la sainte Vierge.
L'ancien paganisme avait consacré chaque jour de la semaine à ses divinités qu’il faisait présider au cours des astres, et maine tenant encore nous avons les noms de ces attributions païennes dans notre langage ordinaire. Le premier jour, dont nous avons fait le dimanche, était dédié au Soleil, le lundi à la Lune, le mardi à Mars, le mercredi à Mercure, le jeudi à Jupiter, le vendredi à Vénus, le samedi à Saturne.
L'Eglise, en instituant des fêtes catholiques, a donc voulu détourner la société de ses mœurs païennes et pour d’autres raisons que nous allons dire.
pour nous rappeler les grands mystères de la religion; surtout les principales circonstances de la vie de Notr Seigneur et de la sainte Vierge.
L'année ecclésiastique commence toujours au premier Dimanche de l’Avent, qui nous rappelle la création et la fin du monde; les
Motifs de
l'institution
Féries
Jours païen
Année ecclésiastique
Fêtes Saints
Mode de sanctification
Fêtes abrogées
quatre semaines qui suivent nous font penser aux quatre mille ans d'attente, qui précédèrent la venue du Sauveur promis; Noël nous rappelle sa naissance, la Circoncision la première effusion de son sang rédempteur, l’Epiphanie sa manifestation aux gentils, la Présentation au Temple et la Purification de la Sainte Vierge son offrande publique comme victime.—Viennent ensuite les solennités du Carême, les tristesses du temps de la Passion, les douleurs de la Semaine sainte, la gloire de la Résurrection, le triomphe de l’Ascension, les merveilles de la Pentecôte, les ovations de la Fête-Dieu, les hommages rendus au Sacré Cœur de Jésus, etc. Nous avons mentionné aussi, q. 355, les fêtes de la Sainte Vierge.
et les vertus et la gloire des Saints. Chaque jour de l’année est en effet consacrée à quelque Saint.
Ces diverses fêtes, dont cependant la dignité n’est pas égale, sont pour les vrais fidèles des jours de joie et d’allégresse ; ils aiment à participer, aussi souvent qu’il leur est possible, au festin de la Table sainte. Les solennités religieuses élèvent nos pensées vers le ciel, notre véritable patrie ; les chants de l'Eglise sont un faible écho des harmonies célestes,
Il n’en est pas des fêtes chrétiennes, comme des fêtes mondaines : elles ne laissent ni trouble ni remords; elles font le bonheur de tous, du riche et du pauvre; l’homme en sort à la fois plus heureux et meilleur.
460. Q.—Comment devons-nous sanctifier les fêtes d'obligation ?
Nous devons sanctifier les fêtes d’obligation.
Les féles d'obligation, dans la province civile de Québec, sont : Tous les dimanches de l’année, la Circoncision, l’Epiphanie, l’Ascension, la Toussaint, l’Immaculée Conception, Noël.
de la même manière que les dimanches, par des actes de religion.
en assistant à la messe, question 461.
Le Souverain Pontife, ayant le droit d'établir des fêtes nouvelles, peut aussi abroger en tout ou en partie celles qui existent déjà ; c’est ainsi que chez nous, pour des raisons graves qui lui
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furent soumises, Sa Sainteté Léon XIII a supprimé naguère, le 28 janvier 1892, la fête de l’Annonciation, celle des saints apôtres Pierre et Paul et la Fête-Dieu, ét en a placé la solennité au dimanche.
Toutefois, l'obligation d'entendre la messe ou de pratiquer quelque exercice de piété, déterminé par l'autorité compétente, persiste encore pour le jour d'incidence de ces fêtes; mais l'obligation de s'abstenir d'œuvres serviles en ces trois jours est totalement abolie dans la province.
et en nous abstenant des œuvres serviles, comme il a été dit, daus la question 409.
—<HS—
461. Q.—A quoi nous oblige le deuxième commandement de l'Eglise : “ Les dimanches messe entendras et les fêtes pareïllement ?”
Le deuxième commandement de l'Eglise nous oblige, sous peine de faute grave,
à assister les dimanches et fêtes d'obligation à la sainte messe. Ce précepte impose la messe comme moyen excellent de sanctifier le dimanche et les fêtes
Cette prescription remonte à la plus haute antiquité : l'assistance au saint sacrifice de la messe, le Dimanche, était en usage dès le temps des Apôtres. Act. 11, 42. — Les plus anciens conciles ne tardèrent pas à en imposer l'obligation sous peine de faute grave; et telle est encore la discipline de l'Eglise.
A mesure que furent instituées les Féles chréliennes, dont les premières, Pâques et la Pentecôte, remontent aux Apôtres, l’Eglise étendit à ces solennités l'obligation d'assister à la sainte messe, qui est l’acte d’adoration et la prière par excellence.
C’est l’enseignement commun et universel, qu’on ne peut manquer par sa faute à la messe du Dimanche et des Féles obligaloires, sans commettre un péché mortel.
Cette obligation atteint tous les fidèles, au moins dès l'âge de T ans, c’est-à-dire l’âge de raison, C’est un devoir pour les parents de veiller à l’observation de ce précepte.
Un saint anachorète, vivant fort loin dans un désert, était obligé
Deuxième précepte
Messe
Gravité
d'aller fort loin pour se procurer de l’eau. Un jour, ennuyé de la longueur du trajet, il se dit à lui-même : ‘ Je viendrai demeurer près de cette source.” S’étant alors retourné, il vit derrière lui un personnage mystérieux qui comptait ses pas. Le moine comprit que la récompense qu'il recevrait sera proportionnée à ses fatigues, et au lieu de se rapprocher de la source il en éloigna encore sa cellule.
Réflexion Combien de gens, qu'une petite distance effraie et empêche d’assister à la messe du dimanche ou d’une fête d'obligation !
+ mn emien
Assistance 462. Q.—Comment faut-il assister à la messe pour
à la,
messe satisfaire au précepte de l'Eglise ?
Pour satisfaire au précepte de la messe... Satisfaire signifie faire assez pour accomplir ce précepte.
il faut entendre la messe ; il faut d’abord être présent de corps dans le lieu voulu.
Présence [I] faut être présent de corps, de telle sorte qu’on ne soit pas hors ile l'édifice, à moins que l'église étant trop petite et les portes ou fenêtres restant ouvertes, on ne fasse moralement partis de l’assistance ; il n’est pas nécessaire de voir le prêtre, pourvu qu’en observant les mouvements des autres fidèles, en entendant la cloche ou le chant, on puisse suivre les prières du saint sacrifice,
Omissiod tout entière, sans omission de partie notable.
as On regarde généralement comme partie notable: 1° les prières qui se font depuis le commencement de la messe jusqu’à l’offertoire inclusivement, 2° depuis le canon jusqu’à la consécration, 3° la consécration elle-même, 4° les prières qui se disent depuis la consécration jusqu’au Pater, 5° la communion du prêtre, 6° les prières qui précèdent l'Evangile jointes à celles qui suivent la communion, dans la même messe,
Celui qui entend en même temps deux moitiés de messes, dont l’une commence pendant que l’autre s'achève, ne satisfait pas au précepte.—Celui qui, ayant entendu la moitié d’une messe entend la moitié d’une autre messe qui se dit après, satisfait plus probablement, »ourvu que la consécration et la communion se trouvent toutes deux dans une de ces messes entendues en partie; autrement, il est plus probable qu'il ne satisfait pas.
avec dévotion ou sentiments de piété ; q. 287.
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