‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 316 sur 356 · partie; autre · texte numérisé non relu

partie; autre

rer errerarereenne ERA AA RRPT RECRUE AE RER EME RE MERE ET à

respect ou marques extérieures de religion ; q. 286.

et attention. A l'attention sont opposées les distractions

Il y a l'attention extérieure, aui exclut toute action extérieure, incompatible avec l'attention pour ce qui se passe à l'autel; cette attention est nécessaire. Ils n'entendent donc pas la messe ceux qui, pendant qu’elle se dit, causent longtemps de choses étrangères, passent un temps considérable à examiner des tableaux ou des décorations, lisent des choses profanes, etc,

Il y a l'attention iniérieure, qui comprend d’abord la volonté d'entendre la messe, et de pius, au moins, certaine application de l'esprit qui fait que celui qui entend la messe puisse se rendre compte qu'il y assiste.—Par conséquent, il n’entend pas la messe, celui qui est venu à l’église le dimanche, mais qui a dormi la plus

Attention

grande partie du temps, ou n’a pris aucun soin d'élever son cœur

à Dieu durant tout le temps.

Néanmoins on peut, durant la messe, examiner sa conscience, accomplir sa pénitence, et même, d’après un bon nombre de théologiens, se confesser, tout en suivant autant que possible la célébra. tion du saint sacrifice; on peut sûrement, par exemple, permettre à un serviteur de se confesser pendant la messe, s’il devait sans cela rester longtemps en péché mortel.

En résumé, l’alleniion consiste à ne pas se laisser distraire volontairement des pensées religieuses. Toutefois, il ne faut pas facilement présumer que les fidèles manquent la messe par défaut d’attention ; la présomption est généralement en leur faveur.

463. Q.—Est-ce un péché mortel de ne pas entendre, ou d'empêcher quelqu'un d'entendre la messe, les dimanches et fêtes d'obligation.

Oui, c’est un péché mortel, dans ces deux cas.

IS de ne pas entendre la messe un dimanche ou une fête d'obligation ; question 461.

à moins d’une raison grave. Pour dispenser d’un précepte grave, il faut une raison grave.

Toute raison médiocrement grave excuse; ainsi l’entend la coutume, qui est le meilleur interprète des lois, — ()n peut réduire à quatre les raisons légitimes qui excusent d’aller à la messe

Cas

Conclusion

Faute grave

Raisons légitimes

Impuissance

Charité

Coutume

Faute grave

Conclusion

1. L'impuissance physique : dans ce cas sont les malades retenus au lit ou à la chambre, les prisonniers dans une maison où il n'ya pas de service religieux, les navigateurs qui sont sans aumônier, etc.

2. L'impuissance morale. On désigne par ces mots certaine difficulté exceptionnelle qui peut causer un grave dommage ; dans ce cas sont les infirmes, les convalescents, ceux qui sont à des distances considérables de l'église, ceux qui sont empèêchés par un temps ou des chemins très mauvais, ceux qui sont obligés de garder une maison qu’on ne peut abandonner sans inconvénients, les mères qui ont des enfants à garder, les personnes enceintes, les enfants et les serviteurs que leurs parents ou leurs maitres empèchent d'aller à la messe sous peine de mauvais traitements ou de renvoi, etc.

3. La charilé; dans ce cas sont les personnes qui ont des malades à soigner, ceux qui espèrent empêcher par leur vigilance des fautes graves, ceux qui sont appelés à porter un secours urgent en cas d'incendie, etc.

4, Le c'utume autorise, en certains endroits, à ne pas aller à la messe un jour de deuil, ou quand se font pour des fiancés les publications de mariage, s'ils ne peuvent assister à une autre messe, etc.

Dans le cas de doule, si les raisons que l’on croit avoir sont suffsantes, il faut autant que possible consulter son Pasteur, qui accordera une dispense pour des cas particuliers, si les motifs sont raisonnables,

2° d'empêcher: sans raison suffisante quelqu'un d’assister à la mésse.

Il est évident qu'ils pèchent gravement les parents, les maitres et patrons qui, sans raison suflisante, obligent leurs enfants, leurs domestiques et leurs ouvriers à travailler l2 dimanche, et les empêchent d'assister à la messe.

Les serviteurs ou ouvriers, qui se trouvent au service de pareils maitres, doivent consulter leur curé ou leur confesseur,

Ou lit dans les constitutions apostoliques : ‘ Le jour du dimanche, rendez-vous avec soin à l’église du Seigneur, pour entendre la parole divine, la lecture des Prophètes, la prédication de l'Evangile, assister à l’oblation du Sacrifice et recevoir la nourriture sacrée.”

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