‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 318 sur 356 · SC | L| (RFA HE LE PONS CT LYS, LL LE LUS STE · texte numérisé non relu

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s'exposent à s’enduroir dans leurs mauvaises habitudes, "naurcise-

en croupissant dans le vice,

Il est, en eflet, sinon impossible du moins difficile de ne pas commettre de péché grave pendant un si long terme ; d'autant plus que les personnes qui se négligent sur ce point ont coutume de se négliger sur bien d’autres. Le champ du paresseux n’est pas une année sans se remplir de ronces et d’épines.

Hélas ! l'expérience ne prouve que trop que les confessions strictement annuelles sont rarement exemptes de péchés mortels.—Nous avons parlé ailleurs, des avantages de la confession fréquente.

à mourir dans le péché, C’est une grande témérité de rester, même un seul instant, dans le péché mortel.

En établissant la confession, Notre-Seigneur a donc fait preuve d’une grande miséricorde, et en fixant une époque pour l’accomplissement du devoir de la confession, l'Eglise agit avec sagesse et bonté : elle sait surtout que se confesser souvent est le meilleur moyen de guérir nos maladies spirituelles, et de procurer le salut des âmes.

Aussi, les bons chrétiens se confessent généralement {ous les mois, et ceux qui veulent sincèrement progresser dans le bien plus souvent encore,

466. Q.—Les enfants sont-ils aussi tenus d'aller à confesse ?

Oui, les enfants sont tenus d'aller à confesse, quand ils ont l’âge de discrétion ; le texte du concile est formel.

L'âge de discrétion est celui où l’on est en état de discerner le bien du mal, le vice de la vertu ; q. 49.

c’est-à-dire, quand ils ont assez d'intelligence pour offenser Dieu mortellement.

La loi ecclésiastique ne marque pas l’âge précis auquel l'enfant est soumis à cette loi; toutefois, bien qu'il soit probable que les lois purement ecclésiastiques n’obligent pas, avant 7 ans accomplis, les enfants qui ont l’usage de la raison, il est certain que les enfants qui sont en état de péché mortel avant cet âge sont obligés de se

Mauvaise mort

Obligation pour les enfants

Loi ecclésiastique

confesser, de par la loi divine postlive de la confession, qui oblige tous ceux qui, ayant l'âge de raison, la connaissent; dans ce cas, le contesseur est gravement obligé de les absoudre.

Age Ce qui a lieu vers l’âge de sept ans.

Dès qu'un enfant a atteint cet âge, il est soumis au précepte de la confession ; et si les parents ou les maîtres n'ont pas eu soin de le faire se présenter avant cet âge au tribunal de la pénitence, ils ne doivent pas différer davantage. Il est bon, du reste, d’habituer de bonne heure les enfants à se confesser; c’est un des meilleurs moyens de conserver leur innocence, ou de la réparer, si elle était déjà perdue !

DD

467, Q.—Qu'est-ce que l'Eglise nous ordonne par le quatrième commandement : “‘ Ton Créateur tu recevras, au moins à Pâques humblement ? ”

Par ce commandement, édicté aussi, en 1215, par le} ive concile général de Latran.

Décret Voici le texte: ‘“ Que tout fidèle reçoive aussi, au moins à

A Pâques, le sacrement de l’Eucharistie, à moins que, pour quelque cause reisonnable et de l'avis de son propre prêtre, il ne juge à propos de s'abstenir de la communion pour un lemps ; sinon, qu'il soit privé pendant sa vie de l'entrée de l’église, et après sa mort de la sépulture chrétienne.”

l'Eglise ordonne à tous les fidèles qui ont atteint l'âge de discrétion ; question 468.

Obligation Comme celui de la confession annuelle, le précepte de la com- STaV® inumion pascale repose sur un précepte divin de Notre-Seigneur, prescrivant la manducation de son corps, sans en déterminer la fréquence ni le temps. * Si vous ne iaangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en

vous.” Joan, vi, 24.

Autrefois, les fidèlec s’approchaient de la Table sainte au moins aux fêtes de la Pentecôte, de Noël et de Pâques; le conciie de

niession, qui oblige | issent; dans ce cas, udre.

Latran réduisit cette obligation à la seule fête de Pâques. — Ce précepte a été confirmé par le concile de Trente.

de communier, au moins une fois par année.

Par ces mots au moins, l'Eglise nous fait entendre que c’est peu, et la limite extrême de ne communier qu'une fois par an. — Nous avons parlé des avantages de la communion, q. 268.

dans le temps de Pâques ; question 470.

Dans les quatre questions suivantes, nous allons examiner soi- &neusement l'extension de ce précepte.

umis au précepte de n'ont pas eu soin de de la pénitence, ils du reste, d’habituer est un des meilleurs | la réparer, si elle

un

468, Q.—Que faut-il entendre par âge de discrétion,

E L'ÉGLISE. par rapport à la communion ?

us ordonne par le

L'âge de discrétion, par rapport à la communion, n’est teur tu recevras,

pas le même que pour la confession.

Ce n’est pas ici précisément l’âge de raison, mais l’âge où l'enfant est capable de discerner suflisamment les merveilles de l'Eucharistie et d'apprécier le grand acte de la première communion.

est celui où un enfant est assez intelligent, c’est-à-dire que son intelligence est assez développée.

en 1215, par le!

aussi, au moins à s que, pour quelque prêtre, il ne juge à temps ; sinon, qu'il lise, et après sa mort

et assez instruit, non seulement sur ce mystère, mais sur les principaux peints de la religion.

pour recevoir ce sacrement, avec les dispositions nécessaires, et faire sa première communion.

ont atteint l’âge!

On ne peut guère établir à priori une règle absolue déterminant cet âge de discrétion requis ; en général, les filles sont plus précoces que les garçons, et les enfants des villes le sont aussi ordinairement plus que ceux de la campagne; tel enfant de 10 ans a plus de connaissance ou de vertu qu'un autre de 12 ans, etc.—Il semble donc que l’âge le plus convenable pour la première commu.‘ion soit vers la disième année révolue; on ne peut guère, sauf le cas de nécessité en viatique, faire communier un enfant avant neuf ans, comme aussi on n6 doit pas le différer au delà de quatorze ans. C'est au confesseur, au prêtre catéchiste surtout, qu'il appartient

brécepte de la comde Notre-Seigneur, s en déterminer la la chair du Fils de ’aurez pas la vie en

ble sainte au moins ues; le concile de

Communion

pascale

Age de discrétion

Règle approximativse

de juger si l'enfant offre les conditions voulues d'intelligence, d'instruction et aussi de formation morale et de piété. — Les maitres et maîtresses d'école peuvent fournir de très utiles renseignements., — Les parents aussi peuvent être consultés, pourvu que l’amour naturel ou d’autres motifs moins avouables ne les portent pas à vouloir faire admetire de bonne heure leur enfant à la première communion.

Ne rov ed Lä, où la chose se peut, la préparation des enfants à la première communion devrait commencer avec l’année scolaire qui, pour eux, devrait être surtout l'Année de la première communion.

L'étude du catéchisme devrait avoir la première et principale place au milieu des autres branches de l’enseignement.

469. Q.—Quel péché commet celui qui néglige de communier dans le temps pasca

Péché Celui qui néglige de communier dans le temps pascal Fe commet un péché mortel ; pour trois raisons.

pére. Car il désobéit à l'Eglise en matière grave.

nl L'Eglise ayant le droit de déterminer le précepte divin, qui nous oblige à communier, c’est mépriser son autorité que de lui refuser obéissance en un point aussi important. De là, des menaces formidables contre ceux qui ne font pas leurs Pâques et qui ne réparent pas leur coupable négligence : interdiction de l’église, excommunication, refus de sépulture chrétienne.

méprise le plus grand bienfait de Dieu.

Qu'y a-t-1l de plus excellent que PEucharistie? Or, Notre-Sei gneur appelle à Lui, invite tous les hommes à ce festin d'amour; et les hommes se montrent froids, afamés de bagatelles éphémères et dédaigneux de la personne divine de Jésus-Christ et des avan tages offerts à ceux qui reçoivent cet auguste sacrement !

Notre-Seigneur, dans sa parabole sur les convié* qui s’excusent, pa nous .aontre combien cette indifférence des hommes lui est pénible ds injurieuse, et digne d'être châtiée. Luc, xv, 15. Ho

PR a et scandalise le prochain.

andale ; | | : Ceux que l'indifférence, le respect humain ou l’attachement cri

col

tt

1es d'intelligence, , de piété. — Les très utiles renseisultés, pourvu que bles ne les portent ur enfant à la pre-

fants à la première scolaire qui, pour ) communion « nière et principale 1ement.

qui néglige de

le temps pascal \jsons.

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spte divin, qui nous

que de lui refuser des menaces formis et qui ne réparent l'église, excommu-

e? Or, Notre-Sei ce festin d'amour ; gatelles éphémères Christ et des avan icrement |

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\ l’attachement cri

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minel aux choses de ce monde tiennent éloignés du devoir pascal, donnent un mauvais exemple, scandalisent le prochain et sont 'esponsables devant Dieu des suites funestes que peut avoir leur conduite irréligieuse.—Ce péché sera encore plus grave, s'ils sont chefs de famille, préposés à la direction des autres, investis d’une haute autorité dans la société.

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