‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 325 sur 356 · Q.—A quoi nous oblige le septième commande · texte numérisé non relu

Q.—A quoi nous oblige le septième commande

ment de l'Eglise : “ Droits ot dimes tu paicras à l'Eglise fidèlement ? ”

Ce commandement: nous oblige à payer les dîmes.… Dime signifie dixième partie,

L'usage de la aime est fort ancien : Abraham offrit au g andprêtre Melchisédech ia dime de tout le butin qu'il avait fait sur les quatre rois qu'il venait de vaincre; Moïse établit aussi plusieurs sortes de dimes. Il y avait même /@ dime de la dime, ou dixième partie de toutes les dimes que payait le peuple juif; cette partie était attribuée aux prêtres.

Dans cette province, la dtme est une certaine partie des grains qui se cultivent en pleins champs. Cet usage fut introduit en Canada, par une ordonnance royale de 1663 ; en 1707, le Conseil

d'Etat fixa définitivement Ja vingl-sivième partie des grains récoltés.

suppléments, capitarions et autres droits autorisés par l'autorité compétente,

Outre la dime des grains, l’évêque impose quelquefois aux cultivateurs une dime supplémentaire sur le foin, les patates, etc.: cette imposition varie selon les circonstances et les besoins des pasteurs.

La capilation est la redevance d’une somme très modique, égale. ment imposée par l’évêque, et que sont tenus de payer au curé les personnes qui ne cultivent pas la terre.—C'est, à Montréal, une piastre par par an à payer par chaque léle ou par toute personne garçon ou fille, qui gagne sa vieet a au moins dix-huit ans; les

chefs de famille doivent payer la modique somme deux piastres par année,

Dime

Supplément etc.

Les autres droils aulorisés sont les aonoraires fixés par un tarif spécial approuvé par l'Evêque, comme les tarifs des services, sépultures, grand'messes, mariages, etc.

Emploi pour les frais du culte divin et pour l'entretien des pasteurs ; c’est de droit naturel, de droit divin et de

droit ecclésiastique.

Légitimité ‘‘ Que le peuple pourvoie, dit saint Thomas, aux besoins des ministres du culte qui se consacrent aux intérêts de son salut; la raison nalurelle le * rescrit, comme elle ordonne de pourvoir à J'entretien des princes, des magistrats, des soldats et de tous ceux qui se vouent au bien général.”

“4 Qui jamais, dit saint Paul, fit la guerre à ses dépens? Qui! est-ce qui plante une vigne et ne mange pas de son fruit? Qui est-ce qui garde un troupeau et ne se nourrit pas du lait de ce troupeau? Celui qui laboure un champ le fait dans l’espoir d’en recueillir des fruits..….|Si nous semons parmi vous des bienfaits spiritueis, est-ce une grande chose si nous moissonnons vos biens temporels ?”’ 1 Cor. 7-11.—Notre-Seigneur a dit, dans le même sers ‘“ L'ouvrier mérite sa récompense.” Math. X, 10.

Quotité Quelle est la quantité de biens que les fidèles doivent consacrer à l'entretien des ministres du culte divin ? Le droit nalurel, ainsi que la loi évangélique se taisent à cet égard ; mais ici la loi de l'Eglis: précise cette obligation et détermine la quotité de cette redevance qui sert aussi, en bonne partie, au soulagement des pauvres.

Dh rt Cette loi ecclésiastique oblige gravement en conscience ceux qu sont capables de l’acquitter ; c’est pourquoi les Evêques en ont plu sieurs fois déclaré et prescrit l'obligation aux fidèles, sous peiné de refus des sacrements. ‘ Nous enjoignons aux curés et aux confesseurs de ne pas recevoir aux sacrements ceux qui par leu faute n'auront point payé les dimes, ou ne les auront pas payées

fidèlement.” Mandement du 16 février 1691,

Dex

AU NN H perte

ST t if s pag na CHAPITRE TRENTE-SEPTIÈME JUGEMENT DERNIER, RÉSURRECTION, l'entretien des ENFER,. PURGATOIBE ET CIEL

it divin et de

Ce dernicr chapitre sur les fins dernières est comme la clef de Awis

, aux besoins des voile de l'édifice de la doctrine catholique. Pour en saisir l’iMPOr- Catéchiste ts de son salut; lai lance, il suffit de se rappeler l’oracle de l'Esprit-Saint : ‘ Souveneznne de pourvoir àh vous de vos fins dernières, et vous ne pécherez jamais.” ats et de tous CEUX Demandez à Dieu la grâce d’en parler dignement, de manière

à produire sur l’âme de vos enfants des impressions ineffaçables.

ses dépens ? Qui Bien chers enfants,

le son fruit? Qui ; du lait de ce On appelle fin dernière le terme vers lequel tous les hommes avis HA l'espoir d'en s’avancent et où ils aboutissent nécessairement, après un temps , %* it dans

enfants bienfaits spi- plus ou moins long ; leur sort est dès lors fixé pour toujours, c'est ho te vos biens fini. Bienheureux ceux qui ont une bonne fin; malheureux ceux he (évier has qui arrivent au tribunal de Dieu, après avoir passé leur vie dans L ef le désordre et sont surpris par la mort et le jugement! .? e - " . x * LI nl s doivent consacrer! 483. Q.—Quand Jésus-Christ nous jugera-t-il ? * 1 si ue < .

pit naturel, BUT Jésus-Christ est le Juge des vivants et des morts, Jésus-Christ jei la loi de l'Eglis vie 5 de cette redevance « Nous paraîtrons tous au tribunal de Jésus-Christ.” Rom, x1v, 10. nt des pauvres. ‘“ Il faut que nous comparaissions tous devant le tribunal de

conscience ceux qui Jésus-Christ, afin que chacun reçoive ce qui est dû ac bien ou au Evèques en ont pluf mal qu'il a fait pendant qu’il était revêtu de son corps.” IL Cor.v, 10- Lx fidèles, sous peiné

s et aux | s aux curé ] L'objet de ce jugement seront toutes les actions bounes et is ceux qui par leu

t pas payée mauvaises de notre vie : les bonnes seront récompensées et les bs auront p mauvaises punies.

nous jugera.. Chacun de nous recevra sa sentence.

Quand subironsnoues cet interrogatoire ? Nous l’ignorons. incertitude “ Veillez donc, nous dit Notre-Seigneur, parce que vous ne savez A8 pas à quelle ñeure le Seigneur viendra ; mais sachez ceci, que si le pères de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, certainement il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison,

Par conséquent vous aussi tenez-vous prêts, parce que vous ignorez l'heure à laquelle le Fès de l'homme viendra.” Math, xx1v, 43,

Certitude du jugement

Jugement na

Mode du jugement

Notre mort, absolument certaine quant au fait, est donc incertaine quant aux circonstances du jour, de l’heure et de la manière. Il faut être toujours prêts, si nous voulons n'être pas surpris par l’appel du souverain Juge, comme le serviteur infidèle, ou les vierges folles, Luc, x, 45 ; Math, xxv, 1.

d’abord immédiatement après not:e mort, au moment même de {a séparation de l’âme et du corps.

C’est une vérité certaine et catholique, niée par Calvin, que l’âme est jugée au seuil de l’autre vie.

“Il a été décrété que les hommes meurent une fois ; el après cela le jugement.” Hebr. 1x, 27.—L'homme, aussitôt après la mort, reçoit la récompense ou le châtiment ; il est donc jugé.

“ C’est une croyance aussi vraie que salutaire, dit saint Augustin, que les âmes sont jugées à leur sortie du corps, avant cet autre jugement qui ne se fera que lorsqu'elles auront été rendues aux corps, animés par elles.”

et ensuite à la fin du monde; ce second jugement sera une Ccatirmation solennelle du précédent,

Ce jugement aura lieu après la résurrection générale des corps : tous les hommes y assisteront, et il sera présidé par Jésus-Christ, exerçant les fonctions de Juge suprême, parce qu’il a été le Rédempteur du genre humain.

Nous allons expliquer en détail toutes ces grandes vérités dans les questions suivantes.

484. Q.—Comment s’appelle le jugement que nous subirons immédiatement après notre mort ?

Le jugement que nous subirons. Subir un jugement, c’est être accusé, condamné ou absous.

Si le fait du jugement est certain, /a manière dont les choses se passent ne nous est pas connue. Selon un grand nombre d'’auteurs, le lieu du jugement est l'endroit même de la mort. — Il ne faudrait pas cependant croire que Jésus-Christ descende auprès du lit de chaque mourant pour le juger, mais il apparaît dans le ciel, comme il le fit à saint Etienne qui s’écria : “ Je vois les cieux ouverts et Jésus à la droite de Dieu.” Act. vir, 55. — Alors, en un

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