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aux enfants, on spéciale, ersévérance.
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enfants,
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stérile, digne s l'Evangile uilles, est un pé et jeté au » Baptème et
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Jac, 11.
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les jours:
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veut et rien que ce qu’il veut: c’est mettre sa volonté à l'unisson avec celle de Dieu ; c'est nous unir à Lui d'esprit et de cœur par la foi et la charité, de telle sorte que se réalise cette parole de Notre-Seigneur: ‘“ Celui qui m'aime gardema parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure.” Jean, x1v, 23,
Un chrétien doit... 11 s’agit donc des devoirs de religion d’un chrétien.
Voir ce qui a été dit des devoirs de religion, page 126. Nous allons traiter ici des devoirs particuliers d’un chrétien, qui veut sérieusement sanclifier sa vie,
Tous les jours de sa vie. Examinons les devoirs guotidiens, qui composent une journée chrétienne.
lo En s’éveillant le matin. Le réveil est le passage de l’état de sommeil à l’état de veille.
Le sommeil est une frappante image de la mort; le soir, en nous couchant nous pouvons considérer !e lit comme un tombeau où notre cors va reposer jusqu’au lever du matin.
Le réveil est l'image de la résurrection future, et peut nous rappeler ce jour redoutable où, à la voix des Anges, nous ressusciterons pour entrer dans une vie nouvelle et commencer un jour sans fin. Cette ressemblance est surtout frappante dans les communautés bien réglées, où l’on voit au premier signal un grand nombre de personnes se lever sur-le-champ avec une fidélité merveilleuse.
Puisque nous recevons de Dieu, à notre réveil, comme une existence nouvelle, nous devons aussitôt lui témoigner notre reconnaissance et tourner vers Lui les premières affections de notre cœur.— Benedicamus Domino. Bénissons le Seigneur !.…
Faire le signe de la croix, signe du chrétien, p. 497.
L’apôtre saint Pierre affirme que le démon rôde autour de chacun de nous; il veille certainement à notre-chevet. Pour nous prémunir contre ses suggestions et l’éloigner de nous, formons le signe de la croix; ce sera une protestation contre lui, et une marque de fidélité à Jésus-Christ, notre souverain Maitre,
Devoirs quotidien 8
Ré”ail
Signe (:]
la croix
ES
Cet acte extérieur de religion, fait par routine et avec un esprit égaré, serait peu utile; au contraire, fait avec foi et piété, en invoquant les trois personnes de l’auguste Trinité, il deviendra pour nous comme un puissant bouclier.
Il sera bon encore de prononcer pieusement les doux noms de Jésus, de Marie et de Joseph, de faire quelques autres prières...
Aspiration et dire: Mon Dieu, je vous donne mon cœur; c’est vous seul que je veux aimer et servir durant ce jour.
Un des moyens de prouver à Dieu notre amour et notre fidélité,
c'est de nous lever promplement ; le sacrifice sera d’autant plus
F méritoire qu’il coûtera davantage. Ne commençons pas la journée par un acte de paresse, mais donnons-en les prémices au Seigneur
En conséquence, sans accorder un seul instant aux futiles prétextes que peut inventer la sensualité, levez-vous à l'instant, en disant: Me voici, Seigneur, deboul et prêt à accomplir en tout votre sainte volonté.
“ Au premier son de la cloche, écrivait saint Jean Berchmans, je m’imaginerai que c’est Notre-Seigneur lui-même qui m'appelle ; et, faisant le signe de la croix, je dirai: Que voulez-vous que je fasse, Seigneur ? Mon cœur est prél !.… .EBn prenant mes vêtements, je me réjouirai de porter les livrées de Jésus-Christ. Je me jetterai là genoux pour rendre mes adorations et mes actions de grâces à oa très sainte Trinité, et je les unirai à celles que le Fils de Dieu effrait à son Père pendant sa vie mortelle. J’embrasserai sa croix, t je me proposerai de faire toutes mes actions pour la gloire de Dieu et de mourir plutôt que de commettre un péché’même véniel de propos délibéré.”
20 Après s'être habillé modestement ; voir page 630.
Aussitôt éveillé et levé, il faut s'habiller en prenant les vêtement que Dieu nous donne pour couvrir notre corps. Que l'on soit seul ou en compagnie, il ne faut jamais négiiger les bienséances et les soins que la décence réclame; car nous sommes toujours en la présence de Dieu, et nous avons constamment un Ange garéien à notre côté.
S’habiller modestement veut dire aussi s'habiller d’une manière proportionnée à son état et sa fortune, mais toujours proprement ;
Lever
Habits
vec un esprit i et piété, en , il deviendra
ioux noms de tres prières...
cœur; C’est ant ce Jour.
t notre fidélité, , d'autant plus s pas la journée ces au Seigneur aux futiles pré- 18 à l'instant, en complir en tout
ean Berchmans, e qui m'appelle; lez-vous que je ht mes vêtements, st. Je me jetterai tions de grâces à e le Fils de Dieu rasserai sa croix, pour la gloire de éché:mème véniel
voir page 63BU:
prenant les vêtecorps. Que l'on négiiger les biencar nous sommes constamment un
ler d’une manière jours proprement :
on peut toujours être propre, lors même qu’on serait pauvre. La propreté du corps est comme une image de la pureté intérieure de l'âme.
C’est une excellente pratique de faire en s’habillant quelques prières ou pieuses considérations. ‘ Ces vêtements, Ô mon Dieu, ie les dois à votre divine Providence ; bien des personnes en sont dépourvues ! ’”’— ‘ Bien loin, à mon Dieu, de consacrer à l’orgueil ces vêtements, dont les autres se parent et tirent vanité, je veux être confus tout ce jour et vivre dans l’esprit de pénitence, puisque ces habits m’avertissent que l’homme a perdu son innonce, et que j'ai moi-même péché !”’ — ‘“ Mon Dieu, je suis honteux, aussi bien qu’Adam après sa chute, d’être obligé de me servir de vêtements faits des débris de plantes ou de la dépouille de vils animaux !”
‘“ Mais, Ô mon Dieu, puisque Jésus, notre Sauveur, a relevé la pauvre nature humaïne, et que mon corps est devenu le temple du Saint-Esprit, revêtez-moi d’innocence et de sainteté.” — ‘ Lavez de plus en plus mon âme de la souillure de mes péchés, rendez-la belle à vos yeux, ornez-la de toutes vos grâces.”
‘DO ma Souveraine, Ô ma Mère, je m’offre tout à vous .…..”
‘“ Ange de Dieu, qui âtes mon gardien...”
Enfin les personnes qui sont membres de l’Apostolat de la prière peuvent faire l’offrande de leur journée, en disant la prière : Divin Cœur de Jésus...
Se mettre à genoux et faire la prière du matin, ». 327.
Le premier commandement nous ordonne d’adorer et & prier Dieu ; or, se mellre à genoux pour rendre nos devoirs au Seig:-ur, c'est le meilleur moyen de prouver qu’on l'adore, qu’on s‘huinilie devant sa Grandeur infinie, et qu’on attend de sa bonté tous les secours qui nous sont nécessaires pour le corps et pour l’âme.
Quand un voyageur veut se mettre en route, il commence par prendre de la nourriture, sous peine de défaillir en chemin ; il en est de même pour notre âme, qui doit trouver dans la prière du matin les forces spirituelles dont elle a besoin pour passer lu journée. L’expérience démontre que l’on est plus faible et que les
fautes sont plus nombreuses, les jours où l’on a négligé la prièr, du malin.
Pieuses affections
Prière du matin
Exceptions
Audition de la messe
Il ne faut pas, à moins d’une vraie nécessité, remettre à plus tard cette prière matinale ; car, nous savons la maxime; ‘“ Prière remise, prière omise. ” Le malin est le temps le plus favorable à la prière; l'esprit et le cœur sont plus libres, et le bruit de la journée n'a pas encore commencé. Les Israélites allaient, avant le lever du soleil, cueillir la manne que Dieu leur envoyait. Les religieux se lèvent de grand matin pour prier.
Quand on veut purifier une maison, on brûle des matières odoriférantes, qui ont la merveilleuse propriété de répandre des vapeurs parfumées et d’embaumer les airs. C'est une image de la prière bien faite : parfum céleste, qui se répand dans les parties les plus intimes de notre âme, la purifie, embaume ses actions et les rend agréables à Dieu.
La sainte Vierge recommandait aux petits bergers de la Salette, de ne jamais manquer à la prière du matin et du soir: ‘ Quand vous êtes trop pressés, récitez au moins un Paler et un Ave ; mais lorsque vous avez le temps, dites-en davantage.”
Si de pressantes occupations vous forcent à retarder votre prièrer faites en sorte de ne pas l’omettre; priez en vous habillant, ou en allant, ou en venant, ou en travaillant. Dieu, qui se contente de la bonne volonté quand l’action est impussible, vous bénira.
Ayez dans votre chambre ou dans votre maison un petit oratoire avec un crucifix et quelques images pieuse:; c’est là que votre prière sera plus recueillie et plus fervente. Quand saint Louis de Gonzague, encore enfant, passait une grande partie de sa journée en prière dans sa chambre, les gens de la maison l’épiaient souvent à travers la serrure ; en le voyant à genoux sur le pavé, les bras croisés sur sa poitrine ardente, les yeux amoureusement fixés sur son crucifix, comme un séraphin en extase, ils se disaient: ‘Comment voudriez-vous que le bon Dieu n'écoute pas notre petit Ange ! ”
Si vous n'êtes pas trop éloigné de l'Eglise, allez-y faire chaque matin votre prière ; elle n’en sera que plus méritoire et plus parfaite, sous le regard de Jésus au saint Tabernacle,
Cette habitude vous permettra d'entendre la messe.
30 Entendre la messe, s’il le peut commodément.
L’excellence de la messe et la meilleure manière de l’entendre, ont été traitées spécialement dans les questions 281 et 287.
mettre à plus me; ‘“ Prière s favorable à > bruit de la laient, avant nvoyait. Les
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de la Salette, ir: ‘“ Quand in Ave ; mais
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billant, ou en e contente de vous bénira.
un petit orac'est là que Quand saint ide partie de e la maison È genoux sur yeux amoun en extase, n Dieu n'é-
aire chaque et plus par-
odément.
l'entendre,
‘“ Quand le prêtre célèbre, dit l’Imitation, il honore Dieu, il
réjouit les Anges, il édifie l'Eglise, it procure des secours aux vi- ds
vants, du repos aux défunts, et se rend lui-même participant de toutes sortes de biens.” 1v 4.—‘ Lorsque vous célébrez le divin sacrifice, ou que vous y assislez, il doit vous paraître aussi grand, aussi nouveau, aussi digne d’amour que si, ce jour-là même, Jésus-Christ, descendant pour la première fois dans le sein de la Sainte Vierge, se faisait homme ; ou que, suspendu à la croix, il souffrit et mourut pour le salut des hommes.” 1v, 2. — # Si cet adorable sacrement ne s’accomplissait qu’en un seul lieu, et qu’un seul prêtre dans le monde entier consacrât l’hostie sainte, avec quelle ardeur les hommes n’accourraient-ils pas en ce lieu, vers ce prêtre unique, pour voir célébrer les saints mystères ! ” 1v, 1.
‘“ La Messe, dit saint François de Sales, c'est le soleil des exercices spirituels, le cœur de la dévotion, la source de la charité, le moyen le plus facile pour obtenir toutes les grâces.”
‘“ On est touché le Vendredi saint, dit Bossuet, parcequ'on célèbre en ce jour la mémoire du Sauveur. Venez, c'est fous les jours Vendredi saint ; tous les jours, on érige le Calvaire sur J’autel,”?
# Oh! si je pouvais assister à la Messe! disait sur son lit de douleur, une personne tourmentée par le souvenir de ses fautes passées ; si je pouvais assister à la messe, mes inquiétudes cesse. raient. Le sang de Jésus-Christ sur l’autel serait la solde de mes péchés. … Je dirais à Dieu: Mon Dieu, je vous dois beaucoup, mais voilà mon expiation !"’ Quelqu'un lui dit: ‘ N’avez-vous pas entre vos mains le Crucifix ? ”—‘ C’esi vrai, répondit-elle mais le Crucifix n’est que l’image, tandis que /4 réalité est sur l'autel.”
“ Une jorrnée sans Messe, disait un protestant converti, me fait l’eflet d’un jour sans soleil.” Devenu catholique fervent, il allait tous les matins à l’église, quelque temps qu'il fit, quelles que fussent ses occupations, et il passait une heure devant le
Saint Sacrement.—‘ 11 est bien rare, dit Mgr de Ségur, quand on le veut tout de bon, qu’on ne puisse assister, chaque matin ou à peu près, au saint sacrifice de la messe. On se lève de meilleure heure : on arrange ses petites affaires en conséquence; et, sans
Messe
bruit, sans éclat, sans s'imposer de grandes privations, on se procure chaque jour cet inestimable avantage,”
40 Vaquer aux occupations auxquelles son état l'appelle : ce sont Les devoirs d'état de chacun : page 126. Devoirs
d'état S'occuper c'est employer son temps à faire quelque chose, c’est travailler; or, ce travail, sous quelque forme qu'il se présente, travail manuel ou intellectuel, est une obligation imposée à tout le monde, “ Vous mangerez votre pain, dit le Seigneur, à la sueur de votre front.” Ce décret, prononcé contre Adam désobéissant, oblige chacun de nous ; et, dans quelque condition de fortune que nous nous trouvions, il faut travailler sinon pour nous, du moins pour les pauvres.
Malheur au paresseux ! L’oisiveté, avec son cortège de vices, netardera pas à lui créer des nécessités et des déboires cent fois plus pénibles que le travail auquel il n’a pas voulu s’assujettir !
11 faut donc {ravailler : mais, afin de trouver nos occupations plus faciles, plus douces, plus agréables, accomplissons-les en vue de plaire à Dieu, dont la divine Providence distribue à chacun la tâche de chaque jour ; comme les ouvriers de sa vigne, appliquons-nous à bien faire tout ce qu’il commande, dans le temps et de la manière qu’il nous commande. A la fin de la journée, c’està-dire à la fin de notre vie, il nous donnera la récompense.
Comment sanclifier le travail ?—Par la prière. |
Sanctifca- Avant de commencer votre travail, offrez-le à Dieu par un signe travail de croix ou par quelque courte mais fervente prière : ‘“ Mon Dieu, je vous offre ce travail; qu'il tourne à votre gloire et au salut de
mon âme.’”’—‘J’unis mon travail à celui de Jésus-Christ, mon
Sauveur, en esprit de pénitence de mes péchés, ”
“ C’est étonnant, disait un enfant, comme lorsque j'ai récité ] mon Veni Sancle, j'apprends facilement mes leçons. ”’—Un autre disait : ‘“ Je n’ai jamais été puni en classe, les jours où j'ai bien
em
entendu la Messe.”— Un autre ajoutait : ‘* Avant d'apprendre mes- ê leçons, j'invoque la Sainte Vierge ; et, comme si Dieu voulait me mettre dans la douce nécessité da recourir toujours à elle, ( je ne puis rien retenir qu’à force d’Ave Maria.” t
Pendant votre travail, rappelez-vous la présence et l’action de:
ns, On 8e pro-
n état l’appage 126.
e chose, c'est se présente, nposée à tout ar, à la sueur désobéissant, e fortune que us, du moins
e de vices, ne-
res cent fois s’assujettir !
y occupations issons-les en pue à chacun vigne, applis le temps et urnée, c’estinse.
par un signe ‘Mon Dieu, au salut de 2hrist, mon
> j'ai récité —Un autre bù j'ai bien rendre meseu voulait urs à elle,
action de
Dieu, la rapidité du temps, la brièveté de la vie ; vous serez comme le fidèle serviteur de l'Evangile, qui ne cessait de travailler en attendant l’arrivée de son maitre.
Après votre travail, offrez-le encore au bon Dieu, comme vous l’avez commencé, par une prière: ‘: Bénissez, Seigneur, le travail que je viens de faire. Ave Maria.” Ces pratiques fort simples re'èveront le mérite de vos œuvres et leur donneront une valeur immense pour le ciel,
Si votre travail n'était pas sanctifié, la journée s'écoulerait quand même, votre vie serait comme un firmamnent sans étoiles, et votre travail comme un arbre garni de feuilles mais ne portant aucun fruit.
50 Prendre ses repas avec sobriété et tempérance, en évitant toute gourmandise dans le boire et le manger.
Nous avons parlé longuement de la gourmandise, de ses inconvénients et de ses remèdes, dans les questions 63-66.
« Soit que vous mangiez soit que vous buviez, soit que vous fassiez autre chose, dit saint Paul, faites {out pour la gloire de Dieu.” Ce texte dit clairement que nous devons sanctifler nos repas.
Ayant soin de dire le Benedicite avant le repas,
La prière qu'on fait avant le repas, se nomme Benedicile, parce qu’en latin elle commence par £e mot, Voici cette prière: “ Bénissez-nous, Ô mon Dieu, ainsi que la nourriture que nous allons prendre. + Au nom du Père, etc.” —On pourrait encore dire un Pater et un Ave.
Nous demandons ainsi à Dieu sa bénédiction, afin d’imiter Notre-Seigneur qui priait toujours, avant et après le repas qu'il p'enait avec ses Apôtres ; depuis, tous les bons chrétiens imitent son exemple.
Du reste, rien de plus naturel et de plus juste que de prier Dieu avant de manger, pour lui prouver que nous regardons cette nourriture comme un présent de sa main paternelle, et pour lui demander qu’elle profite à notre corps et nous donne la force de travailler et de le servir.
Les repas sont assez souvent l’occasion de nombreuses fautes
Repas
Benedicite
BR Re SRE SE
Petites mortifications
de sensualité ; il convient donc de prier, afin de ne pas s'y laisser entrainer,
Les Saints considéraient les repas comme une nécessité humiliante, qui nous assimile aux animaux, et qui souvent appesantit l'esprit et fomente de terribles passions ; ils n’allaient à table qu'avec une grande défiance d'eux-mêmes, et avaient mille industries pour y éviter tout péché, et en faire même un moyen de mortification.
Conformez-vous donc aux lais de l’abstinence et du jeûne, autant que possible, Ne mangez jamais hors des repas, sans une vraie nécessité ; il n'appartient qu'à des enfants sensuels et délicats de manger ou de boire sans règle et à toute heure.
A table, pratiquez toutes les lois de la civilité; ne mangez ni trop vite, ni trop lentement; ne vous montrez point trop délicat, en cherchant ce qui peut flatter votre goût; ne choisissez pas le morceau qui vous parait le plus succulent ou le plus copieux, mais prenez celui que la Providence a placé devant vous.
Si les apprêts sont de votre goût et excitent votre appétit, s'ils vous causent cette petite jouissance sensible que le bon Dieu a permise, afin que l’action de manger ne vous répugnât pas, tant mieux ! dites merci à Dieu et mangez gaiement ce qui vous est offert, —Si au contraire les apprêts sont moins bons, mangez un peu moins, si vous voulez, mais ne vous plaignez jamais.
Saint Louis de Gonzague uvait coutume, les veilles de communion, de séparer sur son assiette ou de laisser dans le plat commun, pour qu’on ne s’en aperçüt point, un tout petit morceau ; il appelait cela faire la part du bon Ange. — Vous pourriez au dessert prendre cinq petits fruits, n'en prenez que quatre. Est-ce trop demander ?
Saint Berchmans, après la prière ordinaire, ne dépliait pas sa serviette sans avoir dit un Ave Maria, et réprimait par quelques secondes d'attente l'appétit qui le poussait à manger aussitôt.
Nous laissons à votre bon Ange le soin de vous inspirer d’autres petites mortifications, qui ont l'avantage de passer inaperçues aux yeux des hommes, mais non à Dieu, et qui fortifient l'empire de la volonté sur les exigences des sens.
> pas s'y laisser
nécessité humivent appesantit allaient à table ient mille induseo un moyen de
et du jeûne, aurepas, sans une sensuels et délieure.
; ne mangez ni int trop délicat, hoisissez pas le e plus copieux, vant vous.
tre appétit, s'ils e le bon Dieu a pugnât pas, tant ce qui vous est ons, mangez un jamais.
Iles de communs le plat competit morceau ; pus pourriez au quatre. Est-ce
Hépliait pas sa par quelques br augsitôt.
inspirer d’auser inaperçues tifient l'empire
et les Grâces, après le repas,
Pour les Grâces, c'est-à-dire pour remerciment au bon Dieu, le signe de la croix avec un Pater et un Ave peuvent suflire ; d'ordinaire cependant on dit la prière suivante: “Nous vous rendons grdces de tous vos bienfaits, à Dieu tout-puissant, qui vics et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-ii,”
Ne manquez point à ces prières avant et après les repas que le respect humain ne vous retienne jamais, car on ne doit rougir que du mal. — Un bienfail mérite toujours un acte de re.
‘connaissance ; vous ne ferez pas comme les animaux, dépourvus de raison, qui mangent et boivent sans penser à Celui qui distri-
‘bue tous les biens.
60 Assister les pauvres, selon son moyen.
Nous avons parlé de l’aumône, page 638, et des œuvres de miséæicorde spirituelle et corporelle, questions 237 et 238. Le motif sur naturel de la charité envers le prochain a été indiqué, page 222:
“ Si vous avez beaucoup, disait Tobie à son fils, donnez beaucoup; si vous avez peu,donnez peu, mais donnez toujours.” L'obole du pauvre est aussi agréable à Dieu que la pièce du riche,
Malheureusement, de nos jours surtout, l'amour de l'argent fait beaucoup d’avares ; la recherche des plaisirs et du bien-être produit beaucoup d’égoïstes ; un luxe effréné pousse à des dépenses inutiles, qui absorbent souvent toutes les économies et engendrent la misère,
Que de personnes seraient capables de faire l’aumône et des bonnes œuvres, si elles mettaient en pratique la règle de la prudence et de l’économie ! Combien d’autres pourraient s'enrichir de mérites, si elles voulaient secourir les indigents, selon leurs moyens! En effet donner au pauvre, c’est prêter à Dieu qui rendra tout à gros intérêts.
Saint Martin n’était pas encore baptisé, quand il rencontra sur sa route un mendiant presque nu, Touché de compassion, il coupa son manteau et en donna la moitié au pauvre,
La nuit suivante, il eut un songe dans lequel Notre-Seigneur lui apparut, vêtu de la partie du manteau donnée au mendiant et di sant aux anges qui l’entouraient : 4 C’est Martin, encore seulement <atéchumène, qui m'a couvert de ce manteau.”
Grâces
Assistance des pauvres
Examen de conscience
Jésus-Christ regarde comme fait à lui-même ce que l’on fait au plus petit des siens. Quel magnifique encouragement !
70 Faire l’examen de conscience.
Nous avons dit en quoi consiste l’examen de conscience, et le m yen de bien examiner sa conscience, questions 204 et 205.
L’examen de conscience quotidien est de la plus grande importance. ‘ Faire exactement son e’amen de conscience,dit saint Grégoire, c’est la marque des élus ; le négliger, c’est le caractère des réprouvés."—f Ne vous endormez pas, dit saint Chrysostôme, que vous n’ayez repassé des votre esprit Loutes les fautes que vous avez commises dans le cours de la journée. Demandez le soir à votre âme un compte exact et sevère de toutes ses œuvres ;et si cette âme craint, si elle rougit de se ressouvenir de ses fautes, souvenez-vous que vous ne gagnez rien, et que vous aurez beaucoup à souffrir de cet oubli; car, si vous ne vous accusez et si vous ne vous condamnez vous-même, vos péchés seront un jour mis sous les yeux du n:onde entier; <:. au contraire vous faites cet examen, vous vous délivrerez de ces tautes, et vous serez moins exposé è en commettre de nouvelles.”
L'examen de conscience est pou: vous de ia plus grande utilité soit parce qu’il est une préparation journalière au sacrement de Pénitence, par le moyen qu’il vous donne de connaitre vos péchés et de les confesser tous ; soit, parce que par la douleu: «u’il vous en fait concevoir, il peut suppléer à ce Sacrement, dans le cas de mort subite et imprévue.
La conscience d'une personne qui ne s’examine point, ou qui !e fait d’une manière superticielle, est comme uns terre en friche, qui se couvre bientôt de ronces et d'épines, pour n'être point cultivée ou 1e l’être que superficiellement.
s’examen de conscience coupe le vice dans sa racine; il arrache les méchantes ‘nclinations dan£ leur principe ; il empêche les mauvaises habitudes de se former.
De même qu’un homme d’affaires diligent examine chaque soir les gains et les pertes üa la journée, ainsi nous devons nous rendre compte chaque jour du bon ou du mauvais usage qu? nous avons fait des trésors de grâces que Dieu a mis à notre disposition durant Le cours de le journée.
que l’on fait au it !
onscience, et le 204 et 205.
grande impor a, dit saint Grée caractère des rysostôme, que 8 que vous avt Z | le soir à votre œuvres ;et si ses fautes, sourez beaucoup à z et si vous ne 1 jour mis sous es cet examen, ns exposé & en
grande utilité
sacrement de ire vos péchés eu: qu’il vous dans le cas de
oint, ou qui !e en fricke, qui point cultivée
ne ; il arrache êche les mau-
e chaque soir s nous rendre B nous avons
disposition
et la prière du soir, quand l’heure en est venue, quelque temps avant le coucher.
Lr. prière du soir, c’est le baiser filial à notre Père céleste, C’est Prière de pardon humblement demandé, c’est Je merci affectueusement Ke à exurimé, c’est l'abandon tlolal de l'âme entre les mains de la Providence.
s’il est important de bien commencer la journée, il ne l’est pas moins de la bien finir, Les grâces nombreuses reçues pendant le jour, la protection dont on a besoin pour passer la nuit sans danger ni accident, sont de nouveaux motifs de prier Dieu avec une gran:le ferveur.
Quelque fatigue que l’on éprouve, il ne faut donc pas se coucher sans faire la prière du soir. Ce qui a été dit de la prière du matin convient en grande partie à celle du soir.
et en famille, autant qu'il se peut.
Qu'il est beau, le soir, après le dernier repas du jour de voir le Prière père, la mère et les enfants de la maison, à genoux : evant un cru- “famille cifix, pour adresser ensemble à la divine Majesté une dernière prière et implorer sa bénédiction.
Notre-Seigneur a déclaré se trouver au milieu de deux ou trois personnes réunies en son nom. Matth. xvur, 20.
Le grand Pape Léon XIII a solennellement demandé que dans he à toutes les familles chrétiennes l’on introduise ou que l’on maintienne l'usage si salutaire de la prière en famille, surtout le soir, temps où il est plus aisé de se réunir. Le Souverain Pontife désire que parents etenfants se groupent particulièrement devant l’image de la sainte Famille de Nazareth, dont la vue et le souvenir indiqueront à chacun un madèle de perfect:on à imiter et à invoquer, Enfin, combies l'esprit de famills gagnerait à cette pratique !
Après la prière du soir, la dernière action de la journée sera le coucher coucher. À: °z, autant que possible, une heure fixe pour le coucher us À comme pou” :: lever. En général, couchez-vous de bonne heure, afin de pouvoir vous lever de bon matin ; c'est le moyen d’avoir du temps pour faire votre prière et votre méditation.
Mettez-vous à genoux, peudant quelques instants, auprès de . votre lit ; considérez-le comme un cercueil, d’où peut-être vous ne
Sanctification des actions
Offran des actions
sortirez plus ; recommandez votre corps et votre âme à Dieu, com me si vous deviez mourir cette nuit même ; mettez-vous sous la protection de la Sainte Vierge et de votre Ange gardien ; déshabillez-vous modestement ; tracez sur votre lit un signe de croix avec de l’eau bénite, et couchez-vous, dit saint François de Sales, ainsi que vous le feriez si Notre-Seigneur, encore sur la terre, vous commandait de vous coucher et de dormir en s2 présence.
Mettez-vous, autant que possible sur le côté droit, votre sommeil en sera plus paisible. Si le sommeil tardait à venir ou s’il était longuement interrompu dans cette solitude de la nuit si favorable au démon, le prince des ténèbres, ne laissez pas votre imagination vagabonder au gré de ses caprices ; faites quelques efforts pour la fixer, sur vos fins dernières, ou prenez votre chapelet que vous tâcherez de réciter lentement ; l’Ave Maria vous endormira par la monotomie de ses paroles bénies.