Q.—Comment doit-il se comporter dans les tentations
Dans les tentations. ; voir les pages 128 et 526.
Utilité
: ; ; Nes e : de Il n’est- point d'homme si parfait et si saint, qui n'ait quelquefois tentations
des tentations ; car nous en portons tous les germes en nous, à cause de la concupiscence dans laquelle nous sommes nes.
Ces tentations, quoique pénibles et importunes, sont or linairement très utiles : ellès nous humilient, nous instruisent, nous éprou” vent et nous purifient. Elles peuvent donc être pour nous la source d'un grand profit, si nous résistons dès le principe et avec énergie ; elles peuvent être la cause de chutes dép! ’2set de la damnation, si nous ne sommes vigilants pour les fu' -orts pour les repousser‘
il doit se recommander à Dieu par la prière.
« Veillez eu rriez, disait Notre-Seigneur, afin que vous n’entrieZ pas en tentation.”’—‘ Ne nous induisez pas en tentation, mais dé. livrez-nous du mal.”
La prière dissipe ordinairement les tentations, comme le vent dissipe les nuages. Sur la nécessité de la prière, voir q. 326.
En un mot, se recommander à Dieu, à la sainte Vierge ou aux Saints, c’est leur demander la grâce de ne pas succomber à la tentation.
et éviter les discours et les objets qui pourraient l'entraîner au mal, c.-à-d. les occasions prochaines : q. 222.
Avant les tentations, il faut tâcher de les prévenir; au moment où elles nous assaillent, il faut les combattre ; quand elles sont passées, la conduite à tenir est différente suivant leur nature.
1. Avant les tentations, on peut en prévenir un grand nombre en employant certains moyens : veiller sur ses sens, sur son imagi nation, sur sa sensibilité ; ne jamais s’exposer volontairement au péril du péehé ; aimer le travail et les bonnes œuvres ; rappeler
Prière
Avant la
” tentation
Pendant la tentation
Après la
tentation futurs, soit en considérant la nature du vice auquel on est sujet,
fréquemmeut à son esprit le souvenir de la présence de Dieu ; et surtout, recourir à la prière.
2. Au moment de la tentation, il faut combattre, résister immédiatement et énergiquement ; supplier Dieu,la Sainte Vierge, notre Ange gardien de nous secourir, en protestant de notre fidélité ; s'occuper, se distraire, faire diversion à ces pensées importunes ; ne pas se troubler et ne pas s’imaginer à tort qu’on va consentir ou que déjà on a consenti, comme font les scrupuleux ; rester calme, en se rappelant que ceux-là seulement consentent qui veulent consentir, et nullement ceux qui veulent positivement le contraire ; se défier beaucoup de soiet de ses propres forces. Il n’y a pas de si légère tentation à laquelle on ne puisse succomber, si l’on se promet de vaincre tout seul ; il n’y en a pas de si forle qu'on ne puisse surmonter, si l’on met toute sa confiance en Dieu.
Dans certaines tentations, particulièrement pénibles par leur violence et leur durée, il est quelquefois à propos de recourir à son: directeur spiriluel pour les lui faire connaitre ; cette simple ouverture de cœur suffit souvent à délivrer de la tentation. D’autres fois, il est bon de combattre ces tentations en les méprisant : protester simplement qu’on ne veut en aucune sorte de ces horreurs ; puis repousser le démon avec dédain, sans se fatiguer ni se chagniner, en lui disant pour toute réplique ces deux mots de Notre-Seigneur . Arrière Satan !
Lorsqu'on est tellement obsédé par des tentations mauvaises, qu’on ne sait plus si l’on consent ou si l’on résiste, il est avantageux de recourir à certains signes extérieurs, parexemple serrer une médaille ou un crucifix entre les mains, taire le signe de la croix sur le cœur, répéter les noms de Jésus et de Marie, etc.
Enfin, il faut bien se garder d'abandonner. ses exercices de piété dans le temps des tentations, soit parce qu’on éprouverait une fausse honte de prier à cause des pensées mauvaises dont l'esprit a été souillé, soit par découragement ou dépit ; jamais, au contraire, les exercices spirituels ne sont plus indispensables, et on doit les remplir tous, quelque répugnance qu’on éprouve à le faire.
3, Après la tentation, il faut rendre grâces à Dieu pour cette victoire obtenue ; puis, il est utile de s'aguerrir pour les combats
le Dieu ; et
sister immé- 'ierge, notre tre fidélité ; mportunes :
ja consentir : rester calqui veulent econtraire ; n’y a pas r, Si l’on se te qu'on ne eu.
es par leur courir à Son:
mple ouver- J'autres fois, it : protester reurs ; puis e chagriner, e-Seigneur :
mauvaises, est avantae serrer une
de la croix.
ces de piété t une fausse esprit a été ntraire, les bit les rem-
pour cette s combats est sujet,
soit en s’excitant à :e combattre encore plus rigoureusement, à la première occasion. — Cependant, les tentations contre la foi ou la pureté doivent être combaitues plutôt par la fuite et le recours à Dieu que par la discussion ou la réflexion.
On rapporte de sainte Catherine de Sienne, qu'elle était un jour extrêmement tourmentée par des tentations humiiantes ; tout à coup Notre-Seigneur lui apparut et les dissipa toutes par sa présence, Catherine alors, se plaignant tendrement à lui : ‘ Où étiezvous, mon aimable Sauveur, lui dit-elle, quand il s'élevait en moi de si horribles pensées ? ”—‘ Ma fille, lui répondit Jésus, j'étais au milieu de votre cœ1ur.”—4 Eh quoi, à doux Jésus, reprit-elle, pouviez-vous demeurer parmi des pensées si affreuses et si détestables ? 4 Mais, ma fille, reprit le Sauveur, étiez.vous bien aise de les avoir ? ”—1 Hélas! répliqua la sainte, j'en étais pénétrée de douleur, et je ne sais ce que je n'aurais plutôt choisi ! 4 Qui pouvait donc, ajouta le bon Maitre, vous en inspirer tant d'hor. reur, Sinon moi qui étais au milieu de votre cœur ? ”’ et la vision disparut. Sainte Catherine comprit que les mouvements désordonnés, que les tentations excitent en notre âme, ne novs sont point imputables ; et que, si nous sommes fidèles à y résister, Dieu demeure en nous, combat avec nous et récompense "notre courage par les plus précieuses faveurs.
502. Q.—S'il croit être tombé dans le péché mortel, que doit-il faire ?
S’il croit être tombé dans ie péché mortel,
Afin de reconnaitre plus facilement si l’on est tombé ou non dans le péché, il est bon de signaler les trois degrés de la tenta. tion : la suggestion, le plaisir et le consentement.
La suggestion, c’est-à-dire l’idée criminelle que le démon nous propose, quelque horrible qu’elle soit, ne constitue jamais un péché. Cette suggestion est ordinairement suivie d’une impression de plaisir ; notre nature corrompus est sollicitée à se complaire et à se délecter dans ce que la tentation a d’agréable, C’est alors le moment décisif, si nous résistons au plaisir dès la première sensation que nous éprouvons, nous faisons un acte de verlu ; si,
Exemple
Chutes
au contraire, nous accueillons et goûtons ce plaisir, nous y consentons, et ce consentement est le péché,
Par conséquent, on ne commet point de faute, même quand on ressent le plaisir, si on le ressent malgré soi; car sentir n'est pas consentir,
Si, malheureusement, quelqu'un croit sérieusement avoir succombé, voici la conduite qu’il doit tenir :
il doit s’en humilier sur-le-champ, devant Dieu.
La vertu d’humilité, par la connaissance de nous-même, nous empêche non seulement de nous estimer et de nous élever audessus de ce que nous valons, mais encore nous porte à nous mépriser et à accepter patiemment les mépris et la souffrance.
Le pécheur, étant un néant rebelle, doit se mépriser lui-même et se juger digne des vengeances divines, Il ne faut pas cependant se décourager, après une chute; mais, confiant dans la miséricorde infinie de Dieu, il faut se relever aussitôt par un acte de contriticn parfaite, et se remettre à lutter comme si rien n'élait :rrivé :
conduite à tenir non pas seulement après une faute, mais après dix, vingt, cent ou davantage, sans jamais jeter bas les armes.