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L'intelli gile: «Ve œil est sim mais si yot ténébres, ”
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preraiers parents! D'un côté, nous savons la chute personnelle d'Adam; de l’autre, l'Ecriture nous révèle que nous sommes coupables de ce piché#; ici comme ailleurs nous tenons encorc une fois les deux bouts de la chaine !
Croyons fermement ce dogme catholique. Pratique
Dm
46. Q.—-Le péché de nos premiers parents a-t-il obsourci notre intelligence et affaibli notre volonté ?
Cette question explique les effets du péché originel sur les facul- Hérésie | tés de notre âme; elle réfute l'erreur de certains proleslanis qui, i | exagérant les effets du pécné originel, vont jusqu’à dire que le libre arbilre de l’homme a été complètement éteint et ruiné, que par conséquent l’homme, n'étant pas libre, n’est pas responsable de ses actions bonnes ou mauvaises, et par suite qu'il faut se fier uniquement aux mérites de Jésus-Christ. |
D'après le concile de Trente, le libre arbitre de l’homme a été f] seulement blessé et affaibli par le péché origin<l; voilà ce que il nous allons établir. il
Oui, le péché de nos premiers parents a obsouroi notre 1, ui intelligence. Le mot obseurci signifie renru obscur, sur privé de lumiére. L'intelligence est la faculté de notre l'intelligence
âme, qui a pour objet le vrai.
L'intelligence est à l'âme ce que l’œil est au corps ; or, dit l’Evangile : « Votre œil est comme la lampe de votre corps; si votre œil est simple ou pur, votre corps tout entier sera dans la lumière ; mais si votre œil est vicié, votre corps tout entier sera dans les ténébres. ”
De même, si l'intelligence est obscurcie par un vice de nature ou par les nuages des passions, l’âme se trouvera comme privée de lum ère, exposée à se tromper, à s’égarer, à se laisser séduire par les fausses apparences de l’erreur ou du vice!
En fait, le péché originel n’a pas détruit celte faculté de notre âme ; il l’a seulement plus ou moins obscurcie.
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? ic à . É Effet devenu faible, privé de lorce ou d'énergie, et par con- sur
séquent facile à faire tomber. La volonté est la faculté !* volonté DE de notre âme, qui a pour objet le bien.
et affaibli notre volonté. Le mot affaibli signifie 2°
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Comme le vrai et le bien sont au fon1i le même ëtr?, considéré sous un point de vue différent, il s'ensuit que notre intelligence notre volnnié sont comme deux facultés sœurs, On compare quel. quefois la volonté à une reine ou à une maîtresse aveugle, ayant à son service plusieurs servantes : ces servantes de la volonté sont les diverses facultés de l'âme. Parmi ces facultés, l'intelligence joue auprès de la voionté le rôle de guide ou de conseillère, en lui indi. quant où se trouvent le Vrai et le Bien.
La volonté peut cependant ne pas suivre les-dictées de l'intelligence ; elle est libre de faire ou non ce qui lui est proposé.
Néanmoins, depuis le péché originel, la volonté de l'homme a été profondément affaiblie et n’a plus pour le bien la même énerg e qu’elle avait, au temps où la nature humaine était intègre. C'est ainsi qu’un homme malade a moins ‘’ardeur qu'un homme en santé ; et pareillement un membre blessé où un os fracluré ne retrouvent jimais leur force primitive,
A cette cause intime de faible se, il faut ajouter encore que Pintelligence, étant elle-même obscurcie et sujette à l'ignorance ou à l'erreur, peut facilement égarer la volonté ou ne pas lui montrer le bien avec tous les motifs qui pourraient l’engager à le vouloir.
De plus, les facultés inférisures de l’âme sont souvent en révolte contre la partie supérieure ; quelquefois, ell:s troublent les jugements de l'intelligence ou obtiennent l’assentiment de la volonté.
8 en nous donnant une inclination au mal. Le mot mal, Efet contraire de bien, désigne tout ce qui n’est pas conles passions forme à la loi divine : le mal moral s’appeile péché. Le mot inclination signifie penchant vers quelque chose : le penchant que nous avons vers le mal s’appelle concupiscence.
La concupiscence est comme un appélil, qui nous porte à désirer et à rechercher les jouissances sensibles.
D'après l’Ecriture, il y a trois espèces de concupiscences :
Concupiscence des yeux, amour déréglé des biens extérieurs.
Concupiscence de la chair, amour déréglé des plaisirs des sens, Concupiscence de l'orgueil, amour déréglé des honneurs.
La concupiscence n'est mauvaise qu’en tant qu'elle nous fait rechercher immodérément le plaisir sensible,
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La concupiscence est comme la mère de toutes les passions, qui ne sont mauvaises ou vicieuses, qu’en tant qu'elles sortent des bornes de la raison ou de la foi.
Nous en parlerons dans le chapitre suivant, où il sera question des péchés ou vices capilaux.
Le péché originel a fait comme une terrible blessure à notre âme ; or, une blessure est une division ou rupture entre les ceilules d'un corps vivant. Une division ou scission profonde s’est faite par suite du péché entre les diverses facultés de l'âme, qui auparavant formaient un tout intègre et bien coordonné, les unes obéissant aux autres ; maintenant. les facultés inférieures sont comme
déchainées et aspirent sans frein vers tout ce qui peut les satisfaire, c'est-à-dire vers le mal.
A... Sens des mots obscurci? intelligence ? Raison de ce fait.
B.... Sens des mots affaibli ? volonté ? Raison de ce fait.
C.... Sens des mots mal? inclination ? concupiscence ? passions ?
Juste punition, chers enfants, du péché d'origine; car, par où l'homme a péché, par là il a été puni : esclavage du démon au lieu
du service de Dieu; volcnté restée inclinée vers le mal au lieu
d'être portée vers le bien, intelligence obscurcie au lieu de la science qu'elle ambitionna ; révolte des passions inférieures, lutte du corps contre l'âme ; misères physiques au lieu d’un bonheur parfait, la mort au lieu de la vie, le tombeau au lieu d'être élevé jusqu’à Dieu,
Aimer Dieu, le servir, lui obéir en tout,