‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 135 sur 348 · Q.—Commert l'Eglise est-elle apostolique · texte numérisé non relu

Q.—Commert l'Eglise est-elle apostolique

L'Eglise est apostolique... Le mot apostolique signifie qui vient des Apôtres.

“ Vous êles, dit saint Paul, bâtis sur Le fondement des Apôtres et des prophètes, unis en Jésus-Christ qui est la principale pierre de l'angle, sur lequel tout l'édifice s'élève et s’accroit pour former un temple consacré au Seigneur.” Epb. n, 20, 21.

L'Eglise de Jésus-Christ est dite apostolique pour trois raisons :

parce qu'elle a été fondée par Jésus-Christ sur les Apôtres…. ‘‘ Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise.”

Les Apôtres, ayant saint Pierre à leur tête, ont ensuite reçu de Notre-Seigreur l'investiture de leur ministère : ‘“ Allez, enseignez toutes les nations.”

Il est donc bien clair que les pierres fondamentales de la véritable Eglise sont les Apôtres ; et tout édifice religieux construit sur d'autres bases n’est pas apostolique, mais cérinthien, gnostique, manichéen, arien, pélagien, eutychien, iconoclaste, sacramentaire, vaudois, wicklefiste, puséiste, luthérien, zwinglien, calviniste, anglican, socinien, arminien, elc.

Tous les hérésiarques, en donnant leur nom à leur secte, se sont eux-mêmes excommuniés de la véritable Eglise.

qu’elle est gouvernée par leurs successeurs légitimes. La succession de pasteurs légitimes forme l’apostolicité de ministère.

Rien n'indique d’une manière plus claire la véritable Eglise de Jésus-Christ qu’une succession légitime et non interrompue de pasteurs, depuis les Apôtres jusqu’à nous.

‘“ Le sceau de la vraie Eglise, dit Bossuet, est qu’on ne peut lui marquer son commencement par aucun fait positif, qu’en revenant aux Apôtres et à Jésus-Christ,

‘ Le caractère infaillible et ineffacable de toutes les sectes, sans en excepler une seule, c’est qu’on leur marquera toujours leur commencement et le point d'interruption par une date précise, qu’elles ne peuvent ellesmêm's désavouer.… Il n'y a donc qu’à ramener toutes les sectes à leur origine. ; aucune d'elles ne pourra remonter sans interruplion jusqu’à Jésus-Christ.”

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8° et a enseigné et enseignera toujours leur doctrine. Apoitoloité L'invariabilite dans l'enseignement, tel que transmis par doctrine ]es Apôtres, forme l’apostolicité de doctrine.

La doctrine de Jésus-Christ, enseignée par les Apôtres, est conservée intègre, soit par écrit, soit de vive voix, soit par la pratique.

Avant d’être écrit, l’enseignement de Jésus-Christ et des Apôtres fut purement oral ; l'Evangil: de saint Mathieu ne fut rédigé que huit ans après l’Ascension ; bien plus tard, furent écrits ceux de saint Marc et de saint Luc ; enfin l’Apccalypse ne fut rédigée que vers la fin du premier siècle,

Tradition Mais déjà, pendant ce temps, l'enseignement apostolique trouvait un autre moyen de transmission, aussi fidèle que l'écriture sur parchemin : en particulier dans les Catacombes de Rome, le pinceau dessinait et le ciseau burinait sous des emblèmes ingénieux plusieurs vérités dogmatiques, qui ne sont point consignées dans les écrits des Apôtres : les premiers fidèles n’avaient pas besoin d'écrire ce qu’ils praliquaient tous les jours.

De plus, dès le premier et le second siècle, l'Eglise eut des écrivains qui, sans être inspirés, consignèrent par écrit un grand nombre de vérités qu’ils savaient de source certaine avoir été enseignées par les Apôtres.

La Tradition constitue donc le complément de l’Ecriture et forme le second trésor de la foi apostolique.

L'Eglise, par son Corps enseignant, peut et même doit quelque. fois expliquer la doctrine des Apôtres ; mais elle ne peut jamais rien ajouler ni rien relrancher à cette doctrine.

Question A... Apostolicité dans la fondation ? la succession ? la doctrine ?

Réfletion Il est évident, chers enfants, que le Protestantisme qui a toujours varié et qui varie sans cesse n’a poini l’apostolicité de doctrine ni aucune autre des notes ou marques qui sont l'apanage de la véritable Eglise de Jésus-Christ : le Protestantisme est donc faux. Plus que cela, il est perfide et sert au démon de moyen pour tenir éloignées de la véritable Eglise un grand nombre d’âmes qu'il entraine dans la perdition éternelle !

Dans la question suivante, nous allons dire qu'elle est la véritable Eglise instituée par N.-S. Jésus-Christ,

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149. Q.—Ces notes et attributs se trouvent-ils ailleurs que dans l’Eglise catholique romaine ?

Ces notes et attributs ne se trouvent que. c’est-à-dire l'unité, la sainteté, 1a catholicité et l’apostolicité.

Dès lors qu'il est certain que Jésus-Christ a établi, non plusieurs Eglises, mais une seule, qu’il a marquée de signes authentiques, nous pouvons recaercher directement quelle est la société chrétienne qui possède ces marques ; par le fait même, indirectement, nous pourrons dire que toutes ies autres sont fausses.

dans la sainte Eglise romaine. Eglise romaine désigne l'Eglise dont le siège principal est à Rome.

‘“ Vous savez bien, disait saint Optat aux Donatistes, que c’est dans la ville de Rome qu'a été établi ce siège épiscopal où Pierre, le chef des Apôtres, s'est assis.”

« L'Eglise de Rome, disait saint Irénée, est comme la mère el la maîlresse de toutes les autres.”

La chaire de saint Pierre est Ze centre d'unilé vers lequel convergent la foi et le gouvernement de tous les sièges secondaires de l'Eglise, de même que tous les rayons d’un cercle tendent vers un centre commun,

C’est pourquoi, l'Eglise catholique est appelée l'Eglise romaine, et les fidèles se glorifient du nom de catholiques romains.

Examinons maintenant en détail, si l'Eglise romaine possède réellement les quatre notes de le vraie Eglise de Jésus-Christ.

1° L'unité. —-Elle a l'unité de doctrine, car tous les fidèles qui la composent croient les mêmes vérités et admettent le même Symbole ; — l'unité de sacrements, car on n’est pas catholique, si on n’admet tous les sept ; — l'unité de chef, car c’est aussi une condition, pour être catholique, de reconnaitre le Pontife romain comme suprême autorité.

2° La sainlelé.—Elle possède une doctrine sainte et sanctifante: l'Evangile dans toute son intégrité et des moyens de sanctification vraiment efficaces, les sacrements ; — et la sainteté de l'Eglise ca-

holique se manifeste par des signes exlérieurs : les œuvres de la charité, les fruits de conversion parmi ies infidèles, et la présence dans sa société de Saints qui méritent d’être inscrits au nombre

Preuve directe

lise

Eg romaine

Centre &’unité

1e Unité

2° Sainteté

Catholicité

ac Apostolicité

Questions

Conclusion

des élus que l’on invoque, et qui ont par conséquent pratiqué des vertus héroïques et opéré de véritables miracles.

3° La calholicilé.—Elle est répandue dans loutes les pariies du monde : elle compte des membres sur tous les continents et dans les îles lointaines, là où les autres sociétés n’ont point pénétré. Non seulement elle occupe l’espace le plus étendu, mais elle a aussi le supériorilé du nombre ; ses membres atteignent aujourd’hui le chiffre d'environ deux cent vingt millions: c’est plus que n’en comptent toutes les sectes hérétiques réunies ensemble.

49 L'apostolicilé.—Elle a conservé, avec le Sy,..bole des Apôtres, toute leur doctrine et tout leur enseignement ; elle est apostolique aussi par son minislère ou son gouvernement, En effet d’une part, sur le siège de Rome s’est conservée, sans aucune interruption, la légitime succession de 263 Papes ; et d’autre part, il n’est pas un siège épiscopal aujourd’hui existant qui, s’il ne remonte aux Apôtres eux-mêmes, n’ait été établi par un de leurs successeurs légitimes et ne soit en communion avec le Pontife romain.

Il faut donc conclure que l'Eglise catholique possède toutes les marques de la vérité, et que par conséquent elle est la seule véritable Eglise de Jésus-Christ,

A... Preuve directe et indirecte ? Eglise romaine ? B...... Application des quatre notes à l'Eglise romaine ?

“ J'ai toujours vu, disait le comte de Stolberg, que du plus mauvais catholique on fait facilement un excellent protestant, voire même un pasteur.”

Terminons ce chapitre par un trait de la vie de Mélanchton : Ce fameux disciple de Luther avait réussi à faire tomber dans l’hérésie sa pauvre mère ; celle-ci, sur le point de mourir, interrogea son fils : ‘“ C’est par ton conseil, lui dit-elle, que j'ai abandonné l'Eglise catholique. ! Je vais maintenant paraitre devant Dieu. ! Je t’adjure donc de me dire, sans me rien cacher, dans quelle foi je dois mourir ? ”’ Mélanchton baissa la tête : ‘“ Ma mère, répondil-il, après quelques moments de silence, la doctrine protestante es{ plus facile, la doctrine catholique est plus sûre ! ”

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