‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 137 sur 348 · Q.—Qu'est-ce qu’un Sacrement · texte numérisé non relu

Q.—Qu'est-ce qu’un Sacrement

Un Sacrement... Ce mot signifie chose sacrée, sainte, sacrement

Ce mot a souvent aussi le sens d’une chose mystérieuse, cachée comme sous une enveloppe extérieure ; c’est pourquoi les Pères ont employé assez indistincterment les mots de mystère, de sacrement, de signe sacré, de signe myslique.

est un signe. “ Un signe est ce qui, outre la chose

qu’il représente aux sens, en fait connaître une autre.” Signe

S. Augustin.

On distingue le signe nalurel et le signe de convention. La premier représente la chose elle-même, indépendamment de la volonté des hommes ; ainsi la fumée est le signe naturel du feu, Le second est déterminé par les hommes ; ainsi le laurier est le signe de la victoire.

sensible, c.-à-d. pouvant tomber sous l’un de nos sens. Sensible

2° Institution divine

Cérémonies

8° Production

e la grâce

Ces signes, de nature à être perçus par l’un des cinq sens, sont des choses que nous pouvons voir, loucher, sentir, goüler, ou bien des paroles que nous pouvons entendre.

Le signe sensible peut donc se composer d’un double élément : une matière ou une action sensible, et des paroles également sensibles qui déterminent l'usage pariiculier que l’on fait de cette matière, Ce double élément du signe sensible constitue ce qu’on appelle Za malière et la forme de chaque Sacrement : dans le Beptème par exemple, l'eau est la matière, et les paroles Je Le baplise. sont la forme nécessaire.

institué par Jésus-Christ... Ces mots désignent l’auteur de tous les Sacrements, Jésus-Christ ; c’est de foi.

Si donc quelqu'un dit que ies sacrements de la nouvelle Loi n'ont pas été {ous institués par N.-S. Jésus-Christ, qu'il soit anathème.”

Jésus-Christ lLi-même a déterminé la matière et la forme de chacun des sacrements ; il a laissé à l'Eglise le pouvoir de statuer et de changer ce qu’elle jugerait plus utile dans l’administration des sacrements, en sauvegardant la substance. Conc. Trid.—L’Eglise ne peut donc changer la substance,

Les cérémonies, qui précèdent, accompagnent ou suivent l’administration des sacrements, ont été instituées les unes ; ar Jésus- Christ lui-même, piusieurs par les Apôtres, quelques-unes par l'Eglise.

Ce sont des prières et actions symboliques, üestinées à instruire les fidèles sur les dispositions nécessaires pour bien recevoir ces sacrements, sur les effets produits dans l’âme et sur les obligalions qu'ils imposent.

pour nous donner la grâce : c’est-à-dire la grâce sanctifiante et une autre grâce appelée sacramentelle.

Les signes sensibles des sacrements ne signifient pas seulement que la grâce est donnés par Dieu ; ils renferment de plus en euxmêmes la vertu d'opérer la grâce qu’ils représentent.

Les protestants prétendent que les sacrements ne sont que les signes extérieurs de la justice acquise par la foi, ou le moyen d’exciter la foi qui justifie. C’est contre eux que le concile de Trente a

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défini ‘ que les sacrements produisent loujours la grâce par leur propre verlu dans tous ceux qui n’y mettent point obstacle.”

A... Sacrement ? Signe ? Sensible ? Matière et forme ? B..... Auteur des sacrements ? Production de la grâce ?

En résumé, chers enfants, {rois condilions sont nécessaires pour constituer un sacrement : un signe sensible, l'institution de Jésus- Christ, la production de la grâce,

Nous verrons dans la suite que chacun des sacrements de l'Eglise catholique réunit ces trois conditions.

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