Acte judiciaire
Enquête nécessaire
Aveux du coupable
Pratique universelle
Bienfaits de la confession
Pratique
Remellre et à plus forte raison retenir des péchés est un acte de for externe ; c’est une décision judiciaire. Or, y a-t-il quelque part un tribunal où les jugrs prononcent des sentences de pardon ou de condamnation, sans connaitre les causes en question ? Assurément non.,— Notre-Seigneur par hasard aurait-il établi des tribunaux de ee genre, où ses représentants rendraient la justice en aveugles, sans savoir ni ce qu'ils disent ni ce qu'ils font ? Non, assurément.
Puisque Notre-Seigneur a établi des juges spirituels, ceux-ci doivent agir avec sagesse et prudence : leur jugement doit donc être précédé d’une enquête, la cause examinée soigneusement, et la décision n'être portée qu'avec discernement.
Mais comment ces juges connaïitront-ils le nombre, l’espèce, la gravité des fautes commises, suriout des péchés secrets ? Il n'ya qu'un moyen, c’est l’aveu discret, auriculaire, fait par le pécheur lui-même, c’est-à-dire la confession.
C'est ainsi que des millions et des millions de personnes, depuis les premiers siècles de l'Eglise ont compris les paroles de Notre- Seigneur ; c’est ainsi que la chose a toujours été pratiquée, depuis les Apôtres jusqu’à nous ; et il faut être bien crédule pour ajouter foi aux inventions historiques de certains auteurs protestants qui font de la Confession sacramentelle une innovation humaine de tel ou tel siècle.
Non, la confession n’a pas d'autre fondateur que Jésus-Christ,
A... Laïques exclus ? Baptême laborieux ? Pouvoir de N.-$. ?
B...... Promesse du sacrement ? Paroles divines? Argumentation?
La confession, chers enfants, a sans doute quelque chose d'humiliant et de coûteux pour notre orgueil ; mais quels avantages n’en retirons-nous pas? Sans compter la faveur de nous réconcilier avec Dieu et de nous rouvrir le ciel, elle met dans notre âme une paix profonde, an bonheur indicible ; et parce qu’elle est un sacrement dont l'effet est infaillible, nous avons une cerlilude morale que tous nos péchés sont pardonnés.
Remercions Notre-Seigneur d’un remède si bienfuisant.
202. Q.—Comment .es prêtres exercent-ils le pouvoir de pardonner les péchés ?
Les prêtres exercent le pouvoir de pardonner les péchés. c.-à-d. cette fonction de Juges des consciences.
un acte de elque part rdon ou de ssurément bunaux de ugles, sans ment.
ls, ceux-ci , doit donc asement, et
l'espèce, la s? Iln'ya le pécheur
nes, depuis *s de Notrejuée, depuis pour ajouter testantis qui
umaine de
s-Christ,
de N.-$S. ?
mentation?
hose d’huavantages réconcilier e âme unê un sacrede morale
pouvoir
iner les ciences.
De cette qualité de Juges, il ressort que le prâtre doit avoir reçu pouvoir non seulement l'ordinalion sacerdolale, qui en fait un héritier du “ordre pouvoir confié aux Apôtres et à leurs successeurs légitimes, mais juridiction encore la juridiclion, lui permettant de faire usage de son pouvoir d'ordre dans des limites déterminées de temps et d'espace. — C’est ainsi que dans la société civile, les juges ont chacun leur district
et des attributions diverses, selon la nature et la gravité des causes,
en entendant la confession des péchés. C’est la confes- Auaition sion auriculaire, faite en secret à l'oreille du prêtre. Cohés Le tribunal de la Pénitence est bien diffèrent des cours ordinaires de justice : ici en effet, le coupable se présente de lui-même au juge qu'il a choisi ; il ne cherche pas à se disculper, au contraire il s'accuse lui-même; pas besoin de témoins, ni d'avocat ; le péuitent voit dans le prêtre plutôt un père miséricordieux qu’un juge sévère, il lui avoue secrètement les fautes qui pès-nt sur sa conscience ; puis, au lieu d’une sentence terrible de condamnation, il entend ces douces paroles : “ Allez en paix, et ne péchez plus.”
et en donnant l'absolution... La confession doit être en vue de l'absolution, et non une simple confidence. |
L'absolution est la sentence de pardon, par laquelle le prêtre Sentence | délie le pécheur de tous ses péchés, en prononçant les paroles de la forme sacramentelle : Je l’absous de tes péchés.”
D'claration
en qualité de ministres de Dieu et en son nom. dans C'est pourquoi avant de prononcer les paroles essentielles de la nd forme, le prêtre doit prononcer une formule dans laquelle il spécifie que c'est de par l'aulorilé recue de Jésus-Chrisl qu’il relève le pénitent de toute censure ecclésiastique, autant du moins qu'il en a le pouvoir, et ensuite qu’il l’absout de ses péchés. Il ajoute les mots : ‘* Au nom du Père, et du Fils, et du Saint- Esprit,” pour montrer qu'il n’agit que comme ministre et au nom de Dieu, qui seul a le droit de pardonner et le pouvoir d» justifier.
A... Qualité de juge ? Confession auriculaire ? Absolution ? Question
Se confesser à un prêtre, chers enfants, c’est en quelque sorte se confesser à N.-8. Jésus-Christ. C’est pour ce motif, que le pénitent Æéflexion dit, en commençant sa confession : ‘ Je me confesse à Dieu tout-
puissant et à vous, mon Père, qui lenez la place de Jésus-Christ."
Préparation convenabl:
Cinq choses
Examen conscience
pee eee — —. emmmrenÉn
203. Q.-—Que faut-il faire pour se bien préparer à recevoir le sacrement de Fénitence ?
Pour se bien préparer à recevoir le sacrement de Pénitence,.. Se bien prépurer c'est prendre d'avance de bonnes dispositions.
Comme il s’agit de la réception d’un grand sacrement, il faut que la préparalion soit au moins suffisante pour assurer la réception licite du sacrement ; et il convient de plus d’apporter les meilleures dispositions rossibl>s, afin d’en retirer des grâces plus abondantes,
il faut cinq choses, que nous allons énumérer.
1° Examiner notre conscience.
2” Avoir le regret de nos péchés.
3° Prendre la ferme résolution de ne plus offenser Dieu. 4° Confesser nos péchés au prêtre.
5° Accepter la pénitence que le prêtre nous impose.
Nous allons passer en revue et étudier chacun de ces cinq points : l'examen de conscience (q. 204-206), la contrition (q. 207-220), le ferme propos (q. 221-222), la confession (q. 223-232), et la satisfaction (q. 233-238).
Commençons d’abord par l’examen de conscience.