Q.—Qu'est-ce que la confession
La confession. Confession signifie aveu, avouer.
est l’aveu.. Aveu signifie déclaration de culpabilité.
que l’on fait de ses péchés personrels et secrets.
à un prêtre dîment approuvé par l’Evêque du lieu.
afin d'en obtenir le pardon : c’est le but principal.
Dans les questions 198-207, nous avons parlé de la confession comme sacrement, de ses effets, de son institution divine et du ministre de la Pénitence ; nous sommes maintenant à examiner la confession comme accusation des péchés et formant Le second des
trois acles du pénitent.
Dans ce chapitre, il s'agit donc surtout de déterminer les qualités d’une bonne accusation, servant de matière au sacrement,
224. Q.—Quels sont les péchés que nous sommes obligés de confesser ?
Nous sommes obligés de confesser. Cette obligation est de droit divin et de précepte ecclésiastique.
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Nous trouvons, dans l'Ancien Testament, quelques traces figuratives de cette obligation de la Loi nouvelle : Les Juifs devaient offrir des sacrifices différents, selon les diverses sortes de péchés ; d: là cette maxime : “ Ne rougissez pas de confesser vos péchés.”
Eccle. 1v, 31.— Le jugement de la lèpre n’appartenait qu'aux prêtres ; voilà pourquoi, Notre-Seigneur dit aux lépreux qu'il avait
guéris : “ AIl:-z vous montrer aux prêtres.” Math. vin, 4.
Le concile de Trente, expliquant d’une manière authentique les textes de l’Evangile, et confirmant les témoignages traditionnels, divin anathématise quiconque nie que la confession sacramentelle soit une institution divine, nécessaire de drnit divin à tous ceux qui sont tombés après le Baptême ; ou que la manière de se confesser secrètement au prêtre seul, comme l'Eglise l'observe et l’a toujours observé dès le commencement, n’est pas conforme à l'institution et au précepte de Jésus-Cbrist, mais que c’est un: invention humaine ; vu que l'accusation de {ous les péchés mortels, même les secrets, et les circonstances changeant l'espèce du péché, est seulement utile pour instruction et la consolation du pénitent.
L'Eglise, dans son troisième précept», oblige tous les fidè'es à aller à confesse, au moins une fois par année,
tous nos péchés mortels... Tous les péchés mortels sont wratière matière nécessaire du sacrement de Pénitence, bee
“ Pour quiconque est tombé dans quelque péché mortel depuis le Baptème, la confession est de nécessité de salut.” S, Thomas.
mais il est bon de confesser aussi les péchés véniels. Matière Les péchés véniels sont matière non necessaise Mais conseil de conseil,
La Pénitence est directement un sacrement des morts.
Les péchés véniels peuvent être remis de diverses manières : par la contrition, la prière, la jeûne, l’aumône, le saint Sacrific2 de la messe, et en gnéral par les divers sacramentaux ; mais il est toujours plus sûr et plus eflicace de recourir au sacrement de Penitence, qui seul peut conférer une grâce sacramentelle et diminue singulièrement la peine.
Aussi, l»s personnes pieuses trouvent-elles dans la réception fréquente de ce sacrement un puissant moyen de sanctification.
Question A... Matière nécessaire ? Droit divin ? Péchés véniels ?
Confession L@ fréquente confession, dit Bourdaloue, est un moyen très
fréquente efficace non seulement pour obtenir la rémission des fautes actuelles et nous maintenir dans l'innocence et la pureté de cœur, mais encore pour nous faire acquérir la connaissance de nousmêmes, peur nous faire prévoir les occasions dangereuses, et pour empêcher que nos imperfections, par une malheureuse prescription, ne tournent en habitude et ne s’enracinent.
Pratique Prendre la résolution de se confesser au moins chaque mois,
225. Q.— Quelles sont les principales qualités d’une bonne confession ?
Qualité Les principales qualités d’une bonne confession sont
Noedis U nombre de trois. Le mot principales insinue qu'il ; en a d’autres moins importantes.
En effet, saint Thomas, en indique seize : ‘“ Parmi ces conditions ou qualités, dit-il, les unes sont essentielles à la confession, les autres sont simplement utiles.
« Comme acte de vertu en général, elle doit être discrèle, c’est-
à-dire faite avec intelligence, de manière que le pénitent attache q plus d'importance aux péchés plus considérables ; volontaire et tri libre, comme tous les actes vertueux ; pure, par l'intention qu'on accL s'y propose ; courageuse, afin que la crainte ou la honte n’em- av pêchent pas de déclarer toute la vérité, ordi
‘“ Comme acte spécial de la vertu de pénitence, elle doit être les ; modesle, accompagnée d’une certaine honte qui éloigne la vanité et du siècle ; attendrie, à raison du regret des péchés ; humble, qui, puisqu'il s’agit de s’avouer faible et misérable. para
‘# Comme acte propre à l’accusation, elle doit être fidèle ou vraie:
ingénue, sans fard ni ambiguité ; simple, expliquant seulement ce de qui fait connaître la grandeur du péché ; entière, n’omettant rien Le des choses qui doivent être déclarées. celui
« Comme partie du sacrement de Pénitence, elle doit être accu- a ] satrice de la part du pénitent ; docile à la voix du prêtre; secrèle, Los
par respect pour le tribunal où se confient les secrets de la Con-
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ioyen très des fautes té de cœur, e de nouses, et pour rescription,
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science. — Il est utile qu «ie soii fréquente, à cause des grâces qui y sont attachées ; promple ou exempte de délais.”
elle doit être humble, sincère et entière.
Dans les questions suivantes, ces trois qualités priucipales vont être expliquées avec soin, surtout celles qui regardent la sincérité et l'intégrité,
(jones