‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 188 sur 348 · Q.—Que devons-nous · texte numérisé non relu

Q.—Que devons-nous

faire en entrant au confessionnai ?

En entrant au confessionnal… l'endroit où le prêtre entend les ç

Le prêtre à qui l'on se confesse n’e il est le représentant de Jésuss'adresse dans la personne de revêtu d’un surplis blanc et d' cence et de tristesse,

Confessionnal indique Entrée onfessions. fe

confession- RE nal St pas un homme ordinaire :

Christ, et c'est à Jésus-Christ qu’on son délégué : voilà Pourquoi il est une étole violette, symboles d'inno-

nous devons nous mettre à genoux.

prêtre, comme un Coupable et un suppli

Si on a des gants aux mains, il faut les ôter, par humilité et Pour signifier que rien ne restera caché dans notre Conscience ; puis, regardant le crucifix, on s’imagine être comme sur le Calvaire, uprès de Jésus crucifié, par le sang de qui ont va être lavé et Purifié de tout péché.

faire le signe de la croix

aux pieds du posture ant, .

genoux

… C.-à-d. le signe du chrétien.

Bénédiction

Coufiteor

Courte paraphrase

Confiteor abrégé

Lorsque le moment de commencer est arrivé, le pénitent, ayant la tête inclinée, demande d’abord au prêtre sa bénédiction : “ Bénissez-moi, mon Père, parce que j'ai péché.” A cette humble demande, le confesseur, qu’on doit appeler Père et non Monsieur, répond par cette bénédiction : “ Que le Seigneur soil dans votre cœur el sur vos lèvres, afin que vous confessiez bien lous vos péchés. ‘+ Au nom du Père... ”

et réciter le Confiteor (Je confesse à Dieu), en entier, c.-à-d. jusqu'aux mots : Par ma faute.

Lorsque le temps le permet et qu'il n’y a pas un grand nombre de pénitents, on peut dire ainsi en entier: Je confesse à Dieu. Si un grand nombre de personnes attendent, il est préférable de dire le Confileor immédiatement avant d'entrer au confessionnal, ou pendant la confession du pénitent qui précède.

Voici une belle et courte paraphrase du Confleor :

“ Lorsque je confesse mes péchés, ce n’est pas au prêtre seul que j'en fais l’aveu, mais à Dieu loul-puissanli, dont j'imp'ore la clémence et la miséricorde ; c’est à la sainle Mère du Sauveur, cette Vierge toujours pure et sans tache, qui, n'ayant jamais eu besoin de pardon pour elle-même, le réclame pour moi; c’est à l’archange Michel, qui a vaincu le prince de l'iniquité, l’a chassé de devant Dieu et l’a précipité dans l'éternel abime; c'est à Jean-Baptiste, prédicateur de la pénitence; à Pierre, à qui furent confiées les clefs du royaume des cieux; à Paul, qu'un miracle convertit et associa au chef de l'Eglise; à {ous les Sainis, qui règnent dans la gloire, qui sont heureux du bonheur de Dieu même, et pour l:squels la conversion d'un pécheur est un jour de fête.”

ou bien seulement... Je me confesse à Dieu tout-puissant, et à vous, mon Père.

D'après le rituel romain, si le pénitent, par défaut de capacité ou de m‘“moire, ne peut réciter la formule entière du Confileor, il doit dire au moins: Je me confesse à Dieu toul-puissant, et à vous, mon père. —Dans certains endroits la coutume s'est introduite d'ajouter ces mots : qui lenez la place de Jésus-Christ.

240. Q.—Après le Confiteor, que faut-il faire ? Après le Confiteor, récité à moitié ou en abrégé.

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| On doit dire combien il y a de temps qu'on a été à rntervatie

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Ceite indi: ation a le double avantage de faire réfléchir le pénitent sur son état, el permet au confesseur de juger plus sûrement du nombre spproximatif des péchés, surtout quandila sffaire à quelque personne négligente,

Si lon a reçu l'absoluticn la dernière fois, ou seulemeutl {a bénédiction du confesseur,

Quelque'oi:, le prêtre se contente de donner une simple bénédiction, parce qu’i ne juge pas à propos de donner l’absolution. Cela arrive lorsque les petits enfauts vont à confesse et qu'ils n’ont pas coinmis de pêché grave; car si l'on doutait sérieusement qu'ils fussent tombés gravement, la présomption est en leur faveur, et ils sont capables d’être absous dès lors qu’ils sont capables de pécher, même avant leur première communion.

D'autres fois, c’est lorsque le pénitent n'a pas actuellement Abou d'assez bonnes di<positions, et qu’il est remis à quelques iours plus différée tard pour l’absolution. Dans ce cas, si l'on s'adresse au même prêtre, on n’a pas besoin de réitérer l’accusation ; on devrait, au contraire, tout recommencer si l’on s'adressait à un autre prêtre.

et si l’on a accompli la pénitence imposée : l’accomplis- Pénitence sement de la pénitence est une obligation grave. à :

De plus, si le confesseur avait prescrit certaines réparations onéreuses, comme restitutions, réconciliations, etc. il faudrait dire si on a fait tout ce qu'il avait prescrit et qu'on avait promis.

2° On accuse ensuite tous les péchés mortels, commis depuis la dernière absolution, dignement reçue.

Si la dernière confession n'avait pas été bonne, par défaut de Dornibre sincérité dans l’accusation ou manque de contrition, il faudrait Re tout d’abord s’en accuser, et ensuite se confesser de nouveau de tous les péchés commis depuis la dernière bonne confession.

Il n’est pas nécessaire de dire séparément les péchés commis avant et après la mauvaise confession ; on peut les dire tous ensemble, car lec uns n’ont pas été pardonnés plus que les autres.

et les péchés véniels qu'on veut mentionner.

Il n’est pas nécessaire, mais seulement wtile, d'accuser les péchés

Véniels, quand on a à se confesser d’un ou de plusieurs péchés mortele.

Bénédiction

en disant à chaque péché : Mon père, js m'accuse de. Mon Père est une expression de confiance ; je m'accuse marque l'humilité du pénitent qui s’accuse lui-même.

Voici donc, chers enfants, en résumé, ce que chacun doit dire d’abord, après être entré au confessionnal :

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.

Bénissez-moi, mon Père, parc: que j'ai péché.

J: me confesse à Dieu tout-puissant, et à vous, mon père,

Il y a mois, semaines, que j'ai été à ceafesse,

J'ai accompli, (ou non), la pénilence imposée.

J'ai reçu, (ou non), l’absolution.

Mon Père, je m’accuse de. (Dire alors lous ses péchés.)

—! Om

241. Q.—Quand on a fini d'accuser ses péchés, que faut-il dire ?

Quand on a fini d’accuser ses pechés, on dit : “ Mon Père. je m’acouse de plus de bien d’autres péchés.

Cette accusation générale, ajoutée à la déclaration proprement dite des péchés, se fait dans la crainte que, par oubii ou par ignorance, la confession n'ait pas été entière,

que je ne connais pas et de ceux de toute ma vie; beaucoup de personnes pieuses ajoutent : en particulier d'un péché de ma vie passée, contre telle vertu.

Ainsi faisait David, qui demandait pardon à Dieu de tous les péchés commis dans sa vie et aussi de ceux qu’il ignorait.

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