‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 189 sur 348 · DE · texte numérisé non relu

DE

j'en demande pardon à Dieu, que j’ai offensé.

et à vous, mon Père, sous-entendu Je demande.

pénitence et absolution,” ou bénédiction.

En demandant soi-même /a pénilence, on témoigne qu’on a le désir de satisfair: à Dieu d’abord et même aux hommes.

En demandant l’absolution, le confesseur sait que l’on s’est disposé à recevoir la sainte absolution, puisqu'on la sollicite ; à Jui cependant le droit de juger si le pénitent est suflisamment disposé pour la recevoir.

Puis, on écoute avec attention les avis que le confesseur juge à propos de donner, d’après la Connaissance que le prêtre a acquise par nos aveux.

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MANIÈRE DE FATRE UNE BONNE CONPESSION. 389

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Le prêtre remplit alors le rôle d’un père miséricordieux, plein de tendresse Pour son enfant, revenu de ses égarements ; d'un docteur, qui doit dissiper l'ignorance du pénilent et lui tracer la voie à suivre : d'un médecin, qui s'applique à guérir non seulement les plaies existantes, mais les inclinations où infirmités Spi-

rituelles de l’âme : d'un Juge enfin, quand il refuse ou qu’il donne l’absolution.

242. Q.—Quand le confesseur nous interroge, comment devons nous répondre ?

Quand le confesseur nous interroge, ou parce qu’on Interrogal'en prie, ou parce que son devoir l’oblige à questionner, tions

Il est quelquefois bon de prier le confesseur de nous interroger, Surtout afin qu’il nous aide à expliquer certains péchés qu'on ne sait comment accuser,

D’autres fois le confesseur interroge, sfin de connaitre ou le nombre des péchés, ou certaines circonstances qui en changent la nature ou qui en aggravent notablement Ja malice; il a aussi besoin de savoir quels moyens prennent tels habitudinaires, tels récidifs pour se corriger de leurs habitudes et de leurs fautes, etc.

En règle Sénérale, lorsque le confesseur interroge, il faut supposer qu’il a de bonnes raisons pour le faire et qu’il en est juge.

Nous devons répondre sincèrement, selon la vérité.

Mentir au prêtre sur une faute légère, ce ne serait Pas grave et Mensonge n'annullerait pas le sacrement ; à plus forte raison, si le mensonge sale portait sur des choses qui ne se rapportent pas à la confession, Au contraire, ce serait grave de mentir au confesseur, qui interroge sur l’habitude ou les Occasions du péché mortel ; car le manque de sincérité sur ves points rend impossibles au prêtre les fonctions de juge et de médecin,

et distinctement, C.-à-d, d’une manière assez articulée Avilsonités pour être Compris, et assez haut pour être entendu.

I ne faudrait done pas préférer aller à contesse à tel prêtre Parce qu'il est un peu sourd ; il faut éviter encore de parler telle.

ment bas que le confesseur soit obligé de vous faire répéter presque chaque faute.

Secret dela confession

Question

Martyr du secret

Nouvelle.

accusation

Il est bon de noter ici que, non seulement le prêtre est tenu de la manière la plus rigour use au secret de la confession, mais que les personnes qui, placées auprès du confessional, auraient entendu involontairement l'accusation de quelque péché, sont égaisment tenues au secret sacramentel, sous peine de faute grave. Si quelqu’un trouvait écrite sur un billet perdu la confession d’un autre, il devrait ne pas en prendre connaissance, et à plus forte raison n’en parler à personne,

A... Interrogations ? Sincèrement ? Distinctement ? Secret ?:

Saint Jean Népomucène, chers enfants, est un des martyrs les plus illustres du secret de la confession (1388). Après toutes sorl:s de promesses, de menaces, de mauvais traitements en vue de lui faire révéler la confession de la reine Jeanne, le roi jaloux Wenceslas ordonna que ce saint prêtre fut jeté, pieds et pcings liés, dans la rivière qui coulait sous les murs du paliis. Le cadavre du martyr reçut cependant une sépullure honorable, et à son tombeau eurent lieu de nombreux miracles ; mais lorsque, le 14 avril 1719, plus de 330 ans après sa mort, on ouvrit le cercueil, on ne trouva que des ossements, sauf la langue du Saint, laquelle pour n'avoir pas trahi le secret de la sonfession, était toute fraiche et parfaitement conservée,

Nr

243. Q.—Est il permis d’accuser de nouveau un ou plusieurs péchés qu’on a déjà accusés dans les confessions précédentes ?

Oui, il est permis, c.-à-d. qu’on en a la liberté.

et il est même quelquefois utile de renouveler l’accusation de certaines fautes. C’est utile ou avantageux, dans certains cas et pour diverses raisons.

Il y a quelquifois des péchés, parliculièrement graves, commis durant la vie passée, péchés qu'on à déjà accusés el dont on à obtenu l’absolution ; mais semblables à ces blessures profonies, qui laissent toujours une certaine douleur et une lurge cicatrice, ces péchés laissent toujours dans la conscience un amer souvenir. Ce sont ces fautes qu'il convient davantage de rappeler en confession ; car nous avons déjà dit que plus on réitère l'accusation d’un même péché, plus on en diminue la peine temporelle,

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Néanmoins, il n’est pas nécessaire d’en déclarer l'espèce infime; il suffit le désigner la vertu contre laquelle ce péché a été commis.

afin de s’exciter davantage à la contrition, Supposé que l’on n’aie point déjà de péché mortel à accuser.

Si le pénitent a déjà dans sa confession actuelle un ou plusieurs péchés graves, il ne lui est guère nécessaire d'évoquer le souvenir de fautes anciennes ; qu’il se repente sérieusement et songe à se corriger de ses p‘chés présents, dont il a besoin de recevoir l'absolution, tandis que les précédents sont déjà pardonnés.

ou d’assurer la validité du sacrement. Supposé que l’on n’aie que des péchés véniels ou des imperfections.

Si on n’a que des péchés véniels à accuser, il faut, pour la validité du sacrement, avoir la contrition au moins de l’un d’entre eux ; sans quoi, il n’y aurait pas de matière au sacrement,

Or, comme les pénitents retombent plus ou moins souvent dans les mêmes péchés véniels, et par conséquent donnent lieu de douter de la sincérité de leur contrition et de leur ferme propos, il est très utile qu'ils ajoutent l'accusation d'un péché plus grave de la vi: passée, sur lequel ils fassent porter leur contrition.

AS Licéité? Utilité? Trois cas différents ?

Quand on a fini d’accuser ses péchés, ch-rs enfants, qu’on a bien écouté et gravé dans sa mémoire les avis et les exhortations du confesseur, il faut se recueillir pour le moment solennel qui approche, le moment de la sainte absolution.

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244. Q.—Que devons-nous faire quand le prêtre nous donne l’abselution ?

Pendant que le prêtre nous donne l’absolution, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ qu’il représente.

C'est pourquoi le confesseur, avant de donner l’absolution, dit tout d’abord : Que le Seigneur lout-puissant vous fasse miséricorde, ele.— Puis, tenant sa main droite levée vers le pénitent, il prononce ces paroles solennelles : Que Notre-Seigneur Jésus-Christ vous absolve ; el moi, par son aulorilé…. Je vous absous de lous vos péchés. Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Espril. Ainsi soil-il,

Péch's mortels

Péchés véniels

Réflexion

Absolution

Prière

Ecucvil

Question

Posture humble

Sortie du confession nal

Dès ce moment, par la force sacramentelle de ces paroles le pénitent est purifié de ses fautes, affranchi des liens de ses iniquités ; il a recouvré l'amitié de Deu, la aix et ses droits au ciel,

Après l’absolution, il ajoute une dernière prière l'turgique, qui a la vertu d'élever les bonnes œuvres futures du pénitent à la dignité de satisfaction sacramentelle : ‘Que la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, que les mériles de la bienheureuse Vierge Marie el de tous les Saints, que tout ce que vous aurez fail de bien el enduré de mal serve à vous oblenir la rémission des péchés, à augmenter en vous la grâce el à vous procurer la vie élernelle. Ainsi soit-il."

nous devons faire du fond du cœur un acte de contrition. Plus la contrition sera parfaite, plus seront grands les effets de cet auguste sacrement,

Pendant que le prètre donne la sainte absolution, il] faut veiller à ne pas tomber dans un piège du démon : ce serait de se troubler, de se tourmenter dans la crainte d’avoir oublié quelque chose et par conséquent de ne pas pas faire en ce moment cet acte de contrilion si nécessaire, que l’absolution peut être rendue nulle, surtout si on n'avait pas eu la précaution de produire auparavant un acte de contrition dont l’effet persévère et serve de matière au sacrement.

A... Forme prescrite d’absolution ? Nécessité de la contrition ?

Pendant que le prêtre vous donne l’absolution, chers enfants, il faut incliner votre front, vous mettre en la présence de Dieu et lui dire de tout cœur : Mon Dieu, etc. Prononcez lentement ch:cune des paroles de cet acte de contrition, afin d’en saisir le sens et la portée : c’est un acte de contrition parfaile,

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