‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 192 sur 348 · Q.—Combien y a-t-il de sortes d’indulgences · texte numérisé non relu

Q.—Combien y a-t-il de sortes d’indulgences

Il y a deux sortes d’indulgences : selon que l'intention le l'Eglise est de remettre complètement toute la peine lue, ou seulement telle peine déterminée.

lindulgence plénière, question 249.

et lindulgence partielle, question 250.

Condition essentielle

Question

Luther

1® Indulgence plénière

Toute la peine

Par accident

Questior.

Fait

2° Indulgence partielle

249, Q.—Qu’est-ce qu'une indulgence plénière ?

L’indulgence plénière est celle qui a plein effet.

On l'appelle encore quelquefois {olale, parce qu’elle est de nature à remettre foule la peine temporelle,

On appelle indulgence plénière en forme de jubilé, celle que le Paps accorde à tout l’univers catholiqu:, dans des circonstances importantes, moyennant certaines conditions générales et pariiculières, qui en assurent davantage l'efficacité.

Le Pape seul a le pouvoir d'accorder les indulgences plénières; les Evêques ne peuvent accorder que des indulgences partielles,

est la rémission complète de la peine temporelle due au péché. C’est un paiement intégral,

L’indulgence plénière n’est pas seulement, comme disent certains auteurs, la rémission de toutes les pénitences canoniques qu'il aurait fallu faire selon les anciennes règles de l'Eglise, mais encos de toute la peine temporelle, due à la Justice divine pour lous les p'chés commis ; de sorte que si on mourait au moment même où l’on aurait gagné cette indulgence dans sa plénitude, l’âme serait immédiatement admise au ciel sans passer par le Purgatoire.

En fait, soit manque des dispositions intérieures assez parfaites, soit inexactitude à accornplir toutes les conditions, il est rare qu’une indulgence, plenière de sa nature, soit plénièrement gagnée; dans ce cas, elle est seulement partielle pour nous.

Acces Plénière ? En forme de Jubilé ? Rémission complète ?

On raconte, chers enfants, qu'il fut révélé à saint Philippe de Néri que l’indulgence du Jubilé, qui eut lieu de son temps, n'avait été gagnée entièrement que par trois personnes, malgré le grand nombrè de personnes qui en avaient fait les exercices.

Te

250. Q.—Qu'est-ce qu'une indulgence partielle ? Ure indulgence partielle remet une partie de la peine.

L’'indulgence partielle est bornée à un certain nombre d'annéss ou de jours : c’est par exemple une indulgence de 40 jours, d'un an, de sept ans, etc, — Cette induigence équivaut à la pénitence

terril gence dispe

Ai

D | distri en es rémis pour

ière ?

effet.

st de nature

celle que le irconstances >s et parlicu-

5s plénières, >s partielles,

porelle due

isent certains oniques qu'il >, mais enCoit pour lous les ent même où >, l'âme serait rgatoire.

sez parfaites, , il est rare ment gagnée,

plète ?

t Philippe de emps, n’a vail oré le grand

ielle ?

e La peine.

re d’annérss jours, d'un a pénitence

publique de 40 jours, etc., à laquelle on aurait été con“amné anciennement ; et aux yeux de Dieu, elle a la valeur satisfactoire qu'avaient autrefois ces peines canoniques.

Quelle proportion y a-t-il entre 40 jours de pénitence publique et 40 jours de Purgatoire ? C’est un secret que Dieu n’a pas jugé utiis de nous révéler : il est bien probable qu’une année de pénit:nce publique équivaut à peine à quelques instants de Purgatoire.

est la rémission d'une partie de la peine temporelle mystère

due au péché : cette partie est plus ou moins notable.

Il est certain qu’elle équivart à telle pénitence canonique.

Il est incertain à quel degré d’expiation elle correspond au Purgatoire ; qu’il nous suflise de savoir que toute indulgence gagnée réduit certainement plus ou moins notre dette. Par conséquent, c'en est assez pour nous exciter à en gagner le plus possible pour nous-mêmes et pour les âmes du Purgatoire,

A... A quoi équivaut une indulgence partielle ? Secret de Dieu ?

L'Eglise, chers enfants, est pour nous comme une bonne mère ; elle connait que les péchés véniels et surtout les p‘chés mortels nous font contracter une dette énorme envers la Justice divine : elle sait de plus combien les souffrances du Purgatoire sont terribles ; alors que fait-elle ? Elle nous ouvre son (trésor d'indulgences, en nous invitant à y puiser sans cesse, sans toutefois nous dispenser de faire pénitence et surtout d'éviter le péché.

Aimons à réciter les prières indulgenciées,.

251. Q.—Comment l'Eglise, au moyen des indulgences, remet-elle la peine temporelle due au péché ?

L'Eglise, au moyen des indulgences.. L'Eglise, c.à-d. l'autorité que Jésus-Christ a établie dans sen Eglise,

“ Les biens d’une communauté, dit saint Thomas, devant êire distribués à chacun de ses membres, selon la volonté de celui qui en est le cief, il arrive que tel individu, qui aurait obtenu la rémission de sa peine si Jésus-Christ ou les Saints avaient satisfait pour lui en particulier, l’obtient également lorsque l'Eglise, qui

Question

Bonté de l'Eglise

Pratique

Dispensades biens communs

Jésus- Christ

Sainte Vierge

Saints

Trésor d

e l'Eglise

peut disposer en sa faveur de leurs satisfactions, lui en fait l'applicalion par les indulgences.”

remet la peine temporeile due au péché... Cette peine qui est /a conséquence du péché commis.

en nous appliquant les mérites de Jésus-Christ... Les mérites de Jésus-Christ sont d’un prit infini.

« Les mérites de Jésus-Christ, qui opèrent dans les sacrements, n’ysont pas t-Ilement renfermés qu’ils n’en dépassent la puissance, Il se forme de tous ces mérites une réunion de grâces, dont la surabondance s'élève bien au-dessus des peines que tous les nommes actuellement vivants ont méritées nar leurs péchés, Cette surabondance de mérites appartient à l'Eglise.” S. Thomas.

et les satisfactions surabondantes de la Sainte Vierge, qui à tant soufiert, sans qu’elle en eut besoin pour elle-même.

et des Saints, dont un grand nombre ont enduré des peines et fait des pénitences bien supérieures à la peine de leurs fautes.

Toutes ces œuvres et toutes ces souffrances ne peuvent pas rester inuliles : et comme ces biens appartiennent directement aux membres de l'Eglise, dès lors qu'ils n’en ont pas besoin pour euxmêmes, ils deviennent la propriété et le trésor de la communauté.

Les mérites seuls Notre-Seigneur sont sans aucun doute plus que suffisants pour constituer à l’Eglise un trésor inépuisable; mais parce que tous les chrétiens ne forment qu’un corps dont Jésus-Christ est la tête, les Saints se trouvent honorés de l'application de leurs satifactions unies à celles de Jésus-Christ ; d'autant plus, que d’après l’ordre providentie]l, les satisfactions de Jésus- Christ ne sont appliquées que d’une manière finie, et par concéquent d'autres satisfactions peuvent leur être adjointes.

ces satisfactions surabondantes forment le trésor spiri: tuel de l’Eglise. Trésor désigne le lieu où quelqu'un à déposé son or ou ses richesses.

Il s’agit des richesses spirituelles de l'Eglise, dont Le {résor es! dans la pensée de Dieu, qui se souvient des satisfactions de son Fils unique et des Saints, et qui est incliné efficacement à faire

fait l'appliette peine rist.… Les

sacrements, a puissance, ces, dont la ue tous les 2chés, Cette homas.

ite Vierge, soin pour

nduré des à la peine

peuvent pas ctement aux in pour euxmrmunaulé.

doute plus népuisable; corps dont de l'applit; d'autant de Jésuspar con£e-

trésor es!

ns de son nt à faire

Page 1