Q.—Que faut-il pour faire une bonne communion
Pour faire une bonne communion. Une bonne commuaion est celle qui produit de bons effets en nous.
On appelle communion tiède, celle qui se fait avec peu de préparation, sans dévotion et comme par routine : la foi est faible, l'amour médiocre...—La communion tiède a aussi pour cause l’affection au péché véniel ou le peu de soin que l’on met à s’en corriger. “Hélas ! dit saint François de Sales, les coins et recoins de notre cœur sont pleins de mille choses indignes de paraitre en la présence de ce Roi souverain.”
La tiédeur, qui consiste à n’être pour Dieu ni froid ni chaud, est Un état malheureux, d'autant plus dangereux que l'homme tiède
Question
Martyr de l'Eucharistie
Communion
tiède
Tiédeur
Disposition essentielle
Loi rigoureuse
Question
Ciboire d'argent doré
ne commettant pas de grands excès ne s’en inquiète guère. Et cependant, il y a un précepte qui ordonne ‘“ d'aimer le Seigneur de tout notre cœur.” Et Jésus-Christ a dit cette grave parole : ‘“ Plût au ciel que vous fussiez froil ou chaud; mais parce que vous êtes liède, je vais vous vomir de ma bouche,” Apoc. m1, 15,
La communion tiède produit sans doute quelques bons effets dans l’âme, mais d’une manière incomplète et passagère ; et l’habitude, affaiblissant la volonté, rend de plus en plus faibles les eflets de la communion, et peus même laisser ailer l'âme jusqu'à la communion indigne. (q. 272).
Nous parlerons de la communion fervente dans la question 273.
il faut être en état de grâce. La disposition essentielle de l'âme esi l’'exemption de tout péché mortel.
‘“ Que l’homme, dii saint Paul, s'éprouve lui-même, et ne menge qu'avec discernement de ce pain, et ne boive qu'avec précaution de ce calice ; car celui qui mange et boit indignement mange el boit son propre jugement.” I. Cor, xr, 27.—Or par cette manducalion indigne toute la Tradition a toujours entendu la communion faite en état de péché mortel ; et par l'épreuve que requiert saint Paul, le concile de Trente entend la confession et l’absolution sacramentell».
Par conséquent, quiconque se sent coupable d’un péché grave, commis depuis la dernière confession, ne doit pas recevoir l’Eucharistie, quelque contrition qu'il croit avoir, avant de s'être confesse et d’avoir reçu l’absolution, excepté le cas où, manquant de confesseur, il serait dans la nécessité morale de célébrer ou de communier : par exemple si, étant déjà à la sainte Table, on se rappelait un péché mortel involontairement oubiié. Dans ces divers cas, il faudrait s’exciter à la contrition parfaite,
et à jeun depuis minuit. La première disposition du corps est un jeûne absoiu ; q. 274.
A... Bonne communion ? Communion tiède ? Etat de grâce ?
On appelle ciboire, chers enfants, un vase précieux dans lequel on conserve les hosties consacrés, qui doivent servir de nourrilure aux fidèles. La coupe d’un ciboire doit toujours être en argeni, doré à l’intérieur. Cela nous indique que lorsque, par la saiule
guère. Et seigneur de le : ‘“ Plût a vous ôles D
bons effets à; et l’habies les eflets jusqu'à la
uestion 273.
essentielle
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communion, notre poitrine devient comme le ciboire de Notre- S“igneur, notre cœur doit avoir l'innocence, figurée par la blan-
cheur de l'argent, et surtout la charité dont l'or est le symbole.
NT
272. Q.—Celui qui communie en état de péché mortel reçoit-il le corps et le sang de Jésus-Christ ?
Celui qui communie en état de péché mortel fait une Gmmunion
communion indigne.
La communion indigne est un des plus grands affronts que l'on puisse faire à Notre-Seigneur : Lui qui est la pureté mêm», on le fait descendre dans un corps qui est comme un tombeau impur ! Lui qui est la sainteté même, on le met dans une âme sans amour et toute souillée ! Lui qui est le Roi des bons anges, on le plice en quelque sorte sous les pieds de Satan et au milieu des démon: ! Quelle affreuse chose, qu’une communion indigne 1
reçoit le corps et le sang de Jésus-Christ. Jésus-Christ tout entier, tel qu’il est actuellement au ciel.
“ Le corps de Jésus-Christ demeure dans le sacrement de l'Eucharistie, tant que les espèces sacramentelles subsistent. L:s pécheurs aussi bien que les justes le reçoivent donc en communiant.” S. Thomas.
Il en serait de même si l’on jetait cette hostie dans la boue, si on la donnait en pâture à un animal. Malgré la prévision de toutes sortes de profanations, Notre-Seigneur n’a pas laissé d'instituer ce sacrement de sa tendresse.
mais il ne reçoit pas la grâce, ou la vie divine.
“ Les bons et les méchants le p'ennent, dit saint Thomas, mais avec un sort inégal, puisqu'il est pour les uns /a vie et pour les autres la mort ; ilest la vie des bons et la mort des méchants. Queile différence pour les effels dans une pareille manducatiou !”
et de plus, il se rend coupable d’un grand sacrilège, ou d’une profanation mousirueuse,.
Certains hérétiques ont prétendu que ce crim2 ressemble seulement à celui de quelqu'un qui lacère l’image ra la figure de son roi. Mais il ne s’agit ici ni d'image, ni de fisure ; c'est la per-
indigne
Triste réalité
Effet de mort
Grand sacrilège
Communion
Paroles sonne même du Fils de Dieu qui est déshonorée, “Je soutiens
Bourdaloue Sans hésiter, dit Bourdaloue, je soutiens sans dépasser les bornes de la vérité la plus exacte, que si le Sauveur était encore dans une chair passible et mortelle et qu’il dût comme autrefois endurer une seconde Passion et une seconde mort, rien de toutes les cruautés qu’exercèreunt sur lui les bourreaux, ni de tous les tourments qu’il souffrit par la haine et la barbarie des Juifs, ne lui serait plus odieux et en ce sens plus douloureux que le crime d’un chrétien, qui par un sacrilège profane son Corps et son Sang.”
Punition Les sacrilèges sont ordinairement punis, même dès cette vie: d'abord par les remords de la conscience, par l’aveuglement de l'esprit, l’endurcissement du cœur et enfin l’impénitence finale, Certaines maladies et certaines morts subites n'ont pas d'autre cause : “Il y en a beaucoup parmi vous, disait saint Paul, qui sont malades et languissants ; plusieurs même sont morts.”
Saint Cyprien et saint Chrysostôme attribuaient Les calamilés publiques de leur temps au mauvais usage de ce sacrement.
Question À. Communion indigne ? Réception sacramentelle ? Gravité?
pue Le sacrilège, chers enfants, fait comme Judas, qui trahit Jésus de par un baiser ; il se sert du signe par excellence de l'amitié, le JUS haiser, pour cacher son hypocrisie et trahir Notre-Seigneur dans le sacrement de son amour. On pourrait lui appliquer les paroles: ‘“ Malheur à celui par qui le Fils de l’homme sera trahi. Il vaudrait mieux pour lui n'être jamais né !” Math. xxvi, 2 Pratique Avoir la plus grande horreur de la communion sacrilège.
273. Q.—Suffit-il d’être exempt de péché mortel pour reçevoir avec abondance les grâces de la sainte communion ?
go Non, il ne suffit pas d être exempt de péché mortel. Nous allons parler de la communion fervente.
fervente Une communion est bonne, quand elle est faite avec les dispositions d'âme et de corps que nous avons indiquées, sans aucune négligence ni imperfection. Elle sera fervente, si l’on y joint un ardent amour de Dieu, un vif désir de recevoir Jésus-Christ, et
une grande reconnaissance pour ce bienfait incomparable.
souliens 3 bornes lans une urer une cruautés ‘nts qu’il rait plus chrétien,
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Gravité ?
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pour recevoir avec abondance les grâces de la sainte communion. Avec abondance indique qu’il y a des grâces plus grandes, accordées à ceux qui sont mieux disposés.
A la rigueur, il suffit d’être exempt de péché mortel pour communier dign-ment et recevoir la grâce sacramentelle de l'Eucharistie ; mais plus nous serons préparés, plus elle nous enrichira de faveurs spirituelles. ‘ Dieu opère dans l'ordre surnaturel, dit Rodriguez, comme dans l’ordre naturel, où les choses agissent sur les sujets suivant la disposition qu’elles y trouvent ; par exemple, le feu prend en un moment au bois sec, mais il ne s'attache que lentemeht au bois vert Il en est ainsi de l’Eucharislie ; en conséquence, il importe souverainement de s’y bien préparer.”
il fau t de plus n'avoir aucune affection au péché véniel, ou être dans la disposition de n’en commettre aucun de propos délibéré.
Nous avons vu quels sont les funestes effets du péché véniel dans une âme (q. 56), et la crainte que doit nous inspirer surtout le péché véniel de malice (q. 57) —L'affection au péché véniel dénote une âme pas généreuse, sans ferveur, peu digne des privautés et des libéralités de Notre-Seigneur,
« Jésus-Christ lava les pieds à ses Apôtres, dit saint Bernard, afin de nous signifier que pour recevoir l’Eucharistie nous devons nous purifier même des fautes légères, dont il nous représente l'image par la poussière attachée aux pieds.”—Saint Denis trouve le même symbole dans la cérémonie du Lavabo, pendant la sainte messe. ‘“ Le prêtre, dit-il, ne se lave pas les mains entièrement, mais seulement l’extrémité des doigts, pour nous apprendre à effacer jusqu’à nos plus légères imperfections avant de communier.””
et faire des actes de foi vive..Une foi vive ou vivante est celle qui, appuyée sur la parole de Dieu, découvre Jésus-Christ présent dans l’'Eucharistie.
Il avait un foi vive ce paysan, dont parlait le vénérable curé d'Ars : ‘“ Ecoutez bien ça, mes enfants : Dans les premiers temps que j'étais à Ars, il y avait un homme qui ne passait jamais devant l'église sans y entrer. Le matin quand il allait au travail, le soir quand il revenait, il laissait à la porte sa pioche et sa pelle, et il
Abondance de grâces
Disposition négative
Fautes légères
Disposition po:itive
Foi vive
Espérance ferme
Charité ardente
Question
$S. Louis de Gonzague
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restait longlemps en adoration devant le Saint Sacrement. Oh! j'aimais bien ça !... Je lui ai demandé une fois ce qu'il disait à Notre-Seigneur pendant les longues visites qu'il lui faisait, Savezvous ce qu'il m'a répondu ? ‘ Eh ! Monsieur le curé, je ne lui dis rien, je l'avise et il m'avise 1...” Que c'est beau, mes enfants, que c'est beau ! ”
Voici un acte de foi qu’on pourrait faire avant de communier : ‘“ Mon Seigneur Jésus-Christ, j» crois plus vivement que si je vous voyais de mes yeux que vous êtes réellement présent dans le Saint’ Sacrement de l’Eucharistie, et que c'est vous-même, mon Dieu, que je vais recevoir dans la sainte communion !”
d'espérance ferme. L'espérance se confie dans la Bonté divine.
Telle était la confiance pleine d’humilité du centenier, demandant à Notre-Seigneur la guérison de son serviteur : ‘“ Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit, mais dites seulenent une parole, et mon serviteur sera guéri.” Math, vin, 8.
Voici un acte d'espérance : # O bon Jésus, j'espère qu’en venant habiter en moi, malgré mon indignité, vous purifierez mon âme ei la remplirez de vos grâces et de votre amour. Vous serez ma vie, ma force, mon salut dans le temps et l'éternité ! ”
et de charité ardente. La charité dilate le cœur, qui brûle du désir de recevoir Celui qu’il aime.
‘“ De même» que le cerf altéré soupire après l’eau du torrent, ainsi mon âme soupire après vous, Ô mon Dieu.” Ps. xzi.—La Vie des Saints est remplie de traits admirables, exprimant la force et la tendresse de leur amour pour Notre-Seigneur dans l’Eucharistie.
Voici encore un acte de charité : “ O mon aimable Jésus, je vous aime de tout mon cœur et de toutes les forces de mon âme, Venez, Seigneur Jésus, venez, venez ! ”
A... Communion fervente? Dispositions? Actes ?
Saint Louis de Gonzague communiait chaque dimanche ; c’étail pour lui son grand jour de féle ! 11 employait les trois jours précédents à la préparation et les trois jours suivants à l’action de grâces : le jeudi était pour lui un jour de foi en la présence réel! de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, le vendredi un jour d'espérance
té
nt, Oh!
disait à , Saveze lui dis ants, que
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pb: c'étai
ours préhction de
ce réel
spérance
pendant lequel il s’humiliait et demandait pardon à Dieu; Le
samedi un jour de saints désirs; Le dimanche un jour d'union in-
time ; le lundi un jour d'action de grâces; le mardi un jour
d’offrande de lui-même ; {e mercredi un jour d’ardentes prières, Imitons cet angélique jeune homme !
274. Q.—En quoi consiste le jeûne requis pour la sainte communion ?
Le jeûne requis pour la sainte communion. Il s’agit ici du jeûne qu'on appelie eucharistique.
Il y a deux sortes de jeûnes : le jeûne ecclésiastique, qu'on observe pendant le carême, dont nous parlerons plus tard, q, 473 ; et le
jeûne eucharistique requis pour la sainte communion.
consiste à n’avoir ni bu ni mangé. Rien de liquide ni de solide ne peut être pris, comme boisson ou nourriture,
“Ila plu â& l’Esprit-Saint, dit saint Augustin, pour l'honneur d'un si grand sacrement, que le corps de Jésus-Christ entrât dans la bouche d’un chrétien, avant lout autre aliment.”
Notre-Seigneur, il est vrai, a institué l’Eucharistie et communié les Apôtres le soir après la cène ; mais ce fut pour des raisons particulières : la substitution de la pâque nouvelle à l’ancienne pâque juive, la solennité du moment où l’Eucharistie fut instituee, la veille de la Passion, etc. Aussi, durant les premières années du christianisme, les fidèles faisaient ensemble un repas d'amitié nommé agapes, avant la sainte communion, pour rappeler la cène à la fin de laquelle Jésus-Christ institua l’Éucharistie, I. Cor. xr, 20, — Mais le bonne heure, à cause des abus qui commençaient à se glisser, les agapes ne furent plus autorisées que le Jeudi saint et elles furent complètement défendues en 397. —Le pain bénit, qu'on distribue quelquefois à l’église les jours de dimanche ou de fêle, est un souvenir des agapes.
Aujourd’hui, le jeûne eucharistique est une obligation grave; de sorte que quiconque oserait s'approcher de la Table Sainte, après avoir bu ou mangé, se rendrait coupable d’un péché mortel et ferait une communion sacrilège.
Pratique
Jeûne eucharistique
Jrûne absolu
Agapes
Loi positive
nes ———————— ——————— ee
depuis minuit, d’après le temps moyen, indiqué par une horloge que l’on croit exacte.
Cette loi n’admet pas de légèreté de matière; une minute suffit pour que le jeûne soit rompu, et la communion doit être différée, Exemples Toutefois on ne cesserait pas d'être à jeun si l’on avalait quelques gouttes de sang venant des gencives ou du nez; de même une goutte d'eau confondue avec la salive, en selavant la bouche ; une goutte de pluie ou un flocon de neige qu'on avalerait par mégarde ; quelque reste d'aliment pris la veille et resté dans les dents, Le pape Urbain VIII recommande expressément qu’on s’abstienne de fumer ou de chiquer avant de communier.
Question A... Jeûne eucharistique? Motifs? Gravité? Agapes? Exemplas ? C'est encore une pratique très louable, chers enfants, de se pré. parer à la communion dès la veille, sinon par une abstinence rigoureuse, du moins par quelque mortification volontaire ou quelque léger sacrifice: se priver par exemple, au souper, de quelque friandise, ou de manger complètement à sa faim.
Pratique
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