Q.-— Quand devons-nous recevoir l'Extrême- Onction
Nous devons recevoir l’'Extrême-Onction.. C’est une obligation grave pour les fidèles de la recevoir,
Sans doute, l’Extrême-Onction n’est pas absolument nécessaire, car, pour être sauvé, il suffit d’être en état de grâce, et cet état peut s’obtenir sans ce sacrement.—Toutefois, Notre-Seigneur ne fait rien d’inutile ; et puisqu'il a institué ce sacrement, il y a profil et devoir d'y recourir quand cela est possible. ‘ Nul doute, dit saint Thomas, que celui qui refuse l'Extrême-Onction, par mépris, ne pèche mortellement ; et s’il meurt sans réparer cette faute, il est en péril de damnation.”
Le catéchisme romain ajoute : ‘Ils pèchent {rès gravement ceux qui attendent pour donner l’Extrême-Onction à un malade, qu'il ait perdu tout espoir de guérison, et commence à perdre l'usage de ses sens et la vie elle-même.”
On doit donc l’administrer, dès qu’il y a danger de mort.
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L'EXTRÉÊME-ONCTION. 463
quand nous sommes en danger de mort. Il faut et il suflit qu'il y ait un danger probable de mort plus ou moins prochaine,
Une légère indis;osition, une maladie même qui ne présente aucun danger, ne suffisent pas pour la réception valide de ce sacrement, qui a pour fin directe de soulager et de fortifier les malades et de les disposer à paraître devant Dieu.
par maladie, blessure ou accident, qui mettent en danger de mort.
Le danger de mort, sans maladie, ne permet pas la réception de l'Extrème-Onction ; ainsi on n’administre pas les soldats avant le combat, ni les condamnés à mort, bien que le péril de mort soit réel pour les uns et certain pour les aatres ; mais après une blessure grave où un accident dangereux, on peut donner l’Extrème- Onction.—On confère aussi ce sacrement aux vieillards qui déclinent sensiblement, parce que leur état constitue une maladie sérieuse.—Evidemment on ne peut l'administrer à ceux qui seraient
certainement déjà morts ; mais dans le cas de doute, on le peut sous condition,
A... Obligation ? Danger de mort ? Maladie, etc. ?
Le maréchal de Villars ayant été gravement blessé à la bataille de Malplaquet, il fut question de lui administrer les derniers sacrements en secrel.—‘ Non, non, dit le héros; puisque l’armée n’a pu voir Villars mourir en brave, il est bon qu'elle le voie mourir en chrétien.”
me Donne
291. Q.— Faut-il attendre qu’on soit à l'extrémité pour recevoir l’'Extrême-Onction ?
Non, il ne faut pas attendre qu’on soit à l'extrémité pour recevoir l’Extrême-Onction. À l'extrémité ou à l’agonie.
La négligence sur ce point peut même devenir péché mortel. “Le délai de l'Extrème-Onction jusqu'aux derniers moments, dit le cardinal de La Luzerne, est ce qui rend cette annonce si dure et si douloureuse à tant de malades. C’est ce malheureux, ce faux préjugé que l’Extrême-Onction ne doit être donnée que dans le
Danger probable
Maladie
etc,
Question
Villars
Trop long délai
Cas particuliers
Plus grand fruit
Péril
dernier moment de la vie, qui effraie et trouble ceux à qui on la propose, S'ils savaient que ce sacrement doil être administré à la première apparence du danger, s'ils étaient persuadés qu'on n'« pas attendu, paur les préparer à le recevoir, que le mal eût fait des progrès irréparables, ils ne regarderaient pas la proposition qui leur est faite comme une annonce de mort ; ils le recevraient sans alarmes, et considéreraient comme un secours ce qu'ils envisagent comme la dernière ressource du désespoir.”
mais il faut autarit que possible... Ces mots indiquent qu'il y a des cas d’'excepiion à la règle générale.
Ainsi on peut donner l’Extrêne-Onction à ceux qui, ayant vécu d’une manière assez chrétienne, ont perdu subitement où par accident leur. connaissance, parce qu’on a tout lieu de croire qu'ils désirent recevoir, en danger de mort, tout ce qui peut être utile à leur salut.—On peut administrer sous condition même ceux qui ont perdu l'usage de leurs sens dans l’acte du crime, cemme les ivrognes, ceux qui ont été blessés dans une rixe et ceux dont les dispositions sont douteuses.—On ne doit pas la donner aux excomnuniés, avant qu’ils aient reçu l’absolution de l’excommuuication et de leurs péchés, au moins sous condition.—On ne doit pas la donner non plus aux enfants, trop jeunes pour avoir eu suffisamment l'usage de la raison, ni aux insensés perpéluels qui n’ont jamais eu d'intervalle lucide.
y recourir pendant qu’on a encore | usage de ses sens; et cela pour deux raisons principales.
afin de le recevoir avec plus de fruit : première raison, tirée des effets du sacreme:!t.
Quand on a encore toute sa connaissance, et qu’On jeut preduire des actes de foi, d'espérance, de charité, de contrition, de conformité à la volonté de Dieu, l’'Extrême-Onction a une bien plus grande efficacité.
et de n2 pas s'exposer à en être privé : seconde raison, tirée du péril de ne pas la recevoir à temps.
On comprendra mieux le prix de ce sacrement, et par conséquent le nalheur d'en être privé par la connaissance de ses salulaires effets, dont nous parions dans la question suivante.
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A... Délai extrême ? Cas particuliers? Raisons de ne pas différer ?
Autrefois, chers enfants, l’usage exista, pendant plusieurs siècles, de donner l'Extrême-Onction dans l’église aux malades agenouillés ou assis; C’est ce qui se pratique encore chez les Grecs.—N'est-ce pas une preuve évidente que ce sacrement n'était pas donné seulement lorsqu'on était à l'extrémité, mais aux malades dont la vie pouvait être en danger.
Demandons à Dieu la grâce de ne pas mourir sans sacrements.
(orme
292. Q.—Quels sont les effets du sacrement de l’Extrême-Onction ?
Les effets du sacrement de l’Extrême-Onctisn sont de deux sortes ; les uns ont rapport à l’dme, les autres au corps.
Voici d’abord les effets produits sur l'âme.
{° de nous consoler dans les souffrances de la maladie. La grâce sacramenteile de l’Extrême-Onction est une grâce de sculagement et de force.
C’est ce que saint Jacques exprime par ces mots : “ Le Seigneur le soulagera ” ; el ce que signifie l'huile d'olive dont une dea propriétés est d’adoucir les maux du corps et de rétablir. Ce sacrement adoucit les douleurs de la maladie, en augmentant dans le malade la foi aux vérités chrétiennes, l’espérance de la rémission des péchés, de la résurection de la chair et de la vie éternelle, et l'amour envers son Sauveur ; ainsi il le met dans des sentiments qui soulagent ses maux, apaisent les remords de sa conscience, et ôtent ou du moins diminuent en lui les frayeurs de la mort.
et de nous fortifier contre les tentations qui, ce semble, doivent être alors plus dangereuses.
Comme le démon, voulant profiter du peu de temps qui lui reste pour tenter ce pauvre malade réduit à l’extrémité, et de l’abatte. ment physique et moral où 51 maiadie l’a mis, se presse de faire ses derniers efforts pour le perdre par ses tentations ; de même noirs divin Sauveur ne manque pas de le secourir dans un tel
Question
Ancien usage
Effets sur l'âme
1° Soulagement intérieur
2° Force spirituelle
8° Salut éternel
4° Restes
Effets sur le corps
Condition
Questions
danger, en lui donnant par ce Sacrement son divin E;prit, pour l'animer et le rendre victorieux dans ce dernier combat,
2° de remettre les péchés véniels. ‘“ La prière de la foi, dit saint Jacques, sauvera l’infirme.”
De quel salut est-il ici question? D'abord et avant tout du salut de l'âme ; car il ajoute bientôt après : “ Et s’il est en élal de péché , ses péchés lui seront remis.” Ce sacrement remet donc les pchés quels qu'ils soient, véniels ou mortels.—Cependant l'Extrême-Onction, étant un sacrement des vivants, présuppose l’état de grâce; il remet les péchés mortels indireclement aux ma. lades, qui sont daus l'impossibilité de se confesser et ont l’attrition au moins virtuelle de leurs fautes.
et de purifier notre âme des restes du péché... Pour les restes du péché, voir la question suivante, 293.
3° de nous rendre la santé du corps.
« La prière de la foi sazvera l'infirme, et le Seigneur le soulagera ”’, non seulement dans son âme, mais même dans son corps : c'est certain de par lu foi.
N'est-ce pas Dieu, en effet, qui est le maitre de la vie et de la mort, de la maladie et de la santé? N'est-ce pas Lui qui donne aux médicaments leur efficacité ? — Le sacrement n’opère pas du reste ordinairement d’une manière soudaine, mais par manière de remède, en rendant efficace l’action des causes secondes. Loin donc que l'Extrême-Onction soit l'annonce d’une mort prochaine, elle est un excellent moyen de guérison ; cela s’est vu souvent et on le constaterait davantage si l’on recourait à ce précieux secours, avant que le néril fut extrême et la mort imminente.
si Dieu le juge à propos, pour le bien spirituel de l'âme.
C’est ce que déclare le concile de Trente :‘ Le malade reçoit même quelquefois la santé du corps, lorsqu'il est expédient pour le salut de l'âme.” En effit, la guérison du corps ne serait pas toujours profitable à l’âme ou plus utile à la gloire de Dieu; c’est pourquoi saint Paul disait que pour lui /a mort élail un gain.
A. Effets spirituels ? Soulagement ? Force ? Rémission des péchés? B.. Effets corporels? Soulagement? Santé? Condition ?
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Une célèbre servante de Dieu, favorisée de grâces particulières, Une avait coutume de voir, chaque fois qu’elle assistait à l’administra- Y*107 tion de ce sacrement, une multitude d’esprits célestes environner le malade et écarter les démons.
Exhortons les malades à recevoir au plus tôl ce sacrement. Pratique
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