‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 221 sur 348 · PS · texte numérisé non relu

PS

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L'Eglise est une société parfaite ; la doctrine contraire est condamnée dans le Syllabus, Or toute société parfaite, entre autres prérogatives, a de droit naturel le pouvoir de s’administrer ellemême et de faire des lois, qui obligent ses sujets.

Si donc l'Eglise est une sociélé parfaile, et même une sociélé supérieure à toute autre société, parce qu'elle a pour fin le salut éternel, le bien des âmes et indirectement le bien des corps, il n’y aura par conséquent aucune société humaine qui puisse légitimement s'’ingérer dans l’administration ecclésiastique ; la force ne doit jamais primer le droit.

En conséquence, si le pouvoir de l'Eglise n’atteint pas directement les infidèles, il s'étend pleinement à tous les chréliens, hommes privés ou hommes publics, aux princes et aux rois, ainsi qu'à toutes les sociétés chrétiennes. De sorte que ces sociétés ne peuvent rejeter ni le magistère, ni la puissance de l'Eglise, ni même se montrer indifférentes à l'égard de l'Eglise, C’est cerlain, quoi qu’en puissent dire les politiciens qui légifèrent en dehors des lois de l'Eglise et qui veulent la séparation de l'Eglise et de l'Etat ; il en est de même de certains catholiques-libéraux, dont l'erreur est de revendiquer la liberté de conscience et des cultes, la liberté de la pensée et de la presse, etc.

l'Eglise sans doute n’a pas droit directement sur la société civile pour les choses qui sont purement dans le but de cette société, dont la fin est le bien temporel des hommes. L'Eglise, ayant un but spirituel, s'élève plus haut ; mais elle à le droit de surveiller la société civile, afin que celle-ci n'’édicte aucune loi contraire à la fin suprême de l’homme; bien plus, la société civile doit aider l'Eglise à obtenir sa fin supérieure, De même que le corps sert à l’âme et que l'âme vivifie le corps, ainsi il ne peut résulter que d’heureux effets de lharmonie entre la société civile et la société religieuse,

Dans un cas de conflit entre les deux puissances, c’est à l'Eglise à juger ; car elle est supérieure et infaillible dans son chef.

cependant l'Etat peut aussi faire des lois concernant les effets civils du Mariage ; c’est déjà prouvé.

‘“ Que César, gardant ce qui est à Cé:ar, laisse à l’Eglise ce qui est à l'Eglise. Que le pouvoir civil dispose des effets civils, qui

Extension du pouvoir ecclésiastique

Union des deux sociétés

Droits de l'Etat

Mariages à

éviter

Graves cons6quences

Enumération

dérivent du mariage ; mais qu'il laisse l'Eglise régler la validité du mariage même, entre chrétiens. Que la loi civile prenne pour point de départ la validité ou l’invalidité du mariage, comme l'Eglise les détermine ; et partant ds ce fait qu’elle ne peut pas constituer, cela élant hors de sa sphère, qu’elle en règle les effets civils.” Pie 1x, 1852,

pe

307, Q.—Pourquoi l'Eglise défend-elle les mariages des catholiques avec des personnes d'une autre religion ou qui n’en ont pas du tout ?

L'Eglise défend les mariages des catholiques avec des personnes qui professent une autre religion.

Les catholiques ne peuvent se marier validement avec quiconque n’a pas le caractère du Baptème, à cause de l’empêchement dirimant de disparité de culte, — Les catholiques ne le peuvent Zicitement avec les schismatiques ou les hérétiques, à cause de la défense très grave de l'Eglise, qui abhorre ces alliances mixtes et les appelle abominables et délestables.

Voici ce qu’en dit Léon XIII : “Il faut veiller à ce que les mariages entre catholiques et non catholiques ne soient pas facilement conclus ; car lorsque les âmes sont séparées sur le terrain religieux, on peut difficilement espérer qu’elles puissent s’accorder sur le reste, Bien plus, il faut se garder de tels mariages, parce qu'ils fournissent l’occasion de se trouver dans une société et de participer à des pratiques religieuses défendues ; qu'ils sont ainsi une cause de danger pour celui des deux époux qui est catholique ; qu'ils sont un obstacle à la bonne éducation des enfants ; et que souvent ils amènent les esprits à considérer foules les religions comme égales, sans faire de différence entre la vérité et l'erreur.”

L'empêchement de religion mixle, quoique simplement prohibant, est réservé au Souverain Pontife.

ou qui n’en ont pas du tout. Les impies sont ordinairement encore plus dangereux que les hétérodoxes.

parce que ces mariages conduisent généralement partie catholique à des conséquences funestes.

tt l PRES pe dt TR à

la validité à l'indifférence religieuse, à la perte de la foi. C’est ce

renne pour que là raison et l'expérience démontrent.

6e, comme x rte , 2" ,” | et à la négligence de l'éducation chrétienne des Le peut pas

là le dti enfants. C’est là le principal danger.

le les effets

| Aussi lorsque le Pape accorae, à contre-cœur, la perm'ssion de Conditions ue

se marier avec un hérétique, ce n’est qu'aux conlitions suivantes: mariages

l. Que la partie catholique ne sera point gènée dans la pratique ""*"*

mariages de sa religion et ne courra aucun danger de perversion ; et mème re religion qu'elle se reconnaisse obligée de travailler à la conversion de

l'autre conjoint.

2. Que la partie non catholique promette avec serment que tous

s avec des les enfants de l’un et de l’autre sexe seront élevés dans la religion catholique, C quiconque La dispense obtenue, le mariage peut être conclu, mais en Point ent dirimanl dehors de l'Eglise ; pas de messe, même non solennelle ; pas d0 cérémonies nt licilementi bénédiction liturgique de l'anneau ; pas de prière ni de vêlement le la défense sacré. — La comparution devant le ministre hérétique est absoluiles et les ment interdite, lorsque ce dernier agit eomme ministre du culle, et non comme représentant du pouvoir civil. Cette faute serait frappée à ce que les d'excommunication par l'Eglise.

nt pas facile- ne r le terrain s’accorder 308. Q.—Pourquoi beaucoup de mariages sont-ils riages, parce malheureux ?

ociété et de Beaucoup de mariages sont malheureux : C’est un fait Mariages ls sont ainsi bien commun et facile à constater. nee catholique? ; nlis ; et que les religions et l'erreur.” ment prohi-

Que de femmes surtout gémissent sous le joug qu’elles se sont mposées ! ‘“ Combien de malheureuses, maudissent à chaque instant le jour fatal où elles ont uni leur sort à celui d’un homme sans mœurs et sans principes, expient dans des contradictions et ds chagrins continuels l’imprudence qu’elles ont commise et dep'orent avec des larmes de sang la funeste cupidité à laquelle ordinaire- elles ont sacrifié leur bonheur.” La Luzerne.

oxes. parce qu’ils ont été contractés sans réflexion. Sans Sans

lement !à réflechir à l'importance d’une si sérieuse détermination. nes

[l'y a une vocalion au mariage, comme il y en a pour d’autres

Fréquenta-

tions

Motifs

états ; car l mariage impose de graves obligations, renferme de lourdes croix et offre de grands dangers spirituels. Il faut donc réfl:chir, prier et consulter surtout son directeur de conscience.

Ensuite, si l’on se croit appelé au mariage, il faut consulter encore ses parents, avant de faire son choix de telle personne ; cètte déférence est toujours bénie d: Dieu, Mais alors, à quoi bon ces fréquentalions, qui durent des mois et des années ? Dieu seul connait les péchés de pensées, de désirs, de regards, de gestes et d'actions qui se commettent ! Est-ce là le moyen d'attirer les bénédictions ou les malédictions du ciel ?

ou avec des motifs peu dignes d’un chrétien : la paresse,

indignes ]e caprice, la cupidité, la passion.

Mariages heureux

Combien ne s'engagent dans le mariage qu'afin d’avoir quelqu'un qui les fasse vivre ? Combien qui se laissent séduire par des attraits éphémères et souvent fardés d'hypocrisie ? Combien qui s ngent plus à l'argent qu’à la main ? Combien qui ne voient dans le mariage qu'un moyen de satisfaire leurs passions, comme des animaux sans raison ? Le démon est tout-puissant contre eux, disait Rapbaël à Tobie, — ‘ Cette grande misère est causée aussi par les péchés que plusieurs commettent dans le Mariag», s'imaginant par un étrange aveuglement que tout y est permis à leur passion brutale” M, de Lantages.

309. Q.—Comment les chrétiens doivent-ils se préparer à un saint et heureux Mariage ?

Les chrétiens doivent se préparer à un saint et heureux Mariage. Un Mariage saint sera ordinairement un Mariage heureur.

Lorsque les deux époux s'engagent dans cet état avec de bonnes dispositions et des vues chrétiennes, ils reçoivent certainement /a

grâce sacramentelle, qui les aidera durant toute leur vie à porter courageusement le poids de leurs obligations.

en recevant les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie. Il s’agit ici d’une préparation assez éloignée.

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nferme de faut donc cience.

consulter nne ; cètle oi bon ces u seul contes et d'acles béné-

a paresse,

avoir quelire par des ombien qui voient dans comme des contre eux, ausée aussi g», s'imagimis à leur

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et heureux ment un

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d'Euchaoignée.

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en priant Dieu de leur accorder une intention pure, chrétienne et conforme à la volonté divine,

Celle intention chrélienne, c'est de se déterminer au Mariage dans les mêmes vues et pour les mêmes fins que Jésus-Christ l’a institué : pour donner à soi-même un secours dans les besoins, une aide duns l*8 travaux, une consolation dans les peines; à ses passions, suite funeste du premier péchi, un frein qui les retienne ; à l'Eglise, des enfants élevés dans la crainte et l'amour du Seigneur ; au Ciel et à Dieu, de nouveaux éius !

et de les diriger dans leur choix, afin qu'il soit dicté par la sagesse et la prudence.

La sagesse dit qu'il faut préférer la vertu et les qualités de l'âme à tous les avantages physiques et matériels ; la prudence, qu'on doit rechercher autant que possible la similitude de caractères, la conformité d'âge, d'éducation et de fortune.

en demandant l’avis de leur père et mère ; c'est un devoir dans ce cas de consulter ses parents.

Quoique le consenlement des parents ne soit pas absolument requis, lorsque les contractants sont majeurs, un mariage pourrait être gravement illicite, si les parents avaient de graves et justes raisons de s’y opposer,— Au contraire, ls parents ne doivent pas imposer tellement leur volonté à leurs enfants qu'ils les obligant à se marier comme malgré eux, ou à choisir et faire accepter avec répugnance telle personne plutôt que tell: autre, — Il est bon que les enfants conservent l’usage de demander la bénédiction de leurs parents, avant de quitter la maison pour se rendre à l’église.

et la bénédiction de leur pasteur ou curé.

Dans la question suivante, nous parlons de l’empêchement de clandestinilé, qui requiert la présenc: du curé et des témoins.

107 em +

310. Q.—En présence de qui le Mariage doit-il être contracté ?

Le Mariage doit être contracté... Cette obligation est sous peine de nullité de Mariage.

A nn etes

Iutention pur

Sagesse prudente

Consentement des parents

Bénédiction

Mariages claudestins

Curé légitime

Prêtre délégué

Deux témoins

Mariage entre parents

Les Mariages clandestins ou secrets ont toujours été d/liciles, et ils le sont encore aujourd'hui, même dans les lieux où le concile de Trente n'est pas publié.— Cependant, dans ces lieux ils sont valides même pour les catholiques qui y ont domicile ou quasi-domicile, ainsi que pour les vagabonds,

On appelle quelquefois improprement mariage clandestin, celui qui est fait sans proclamation des bans ; réellement, le mariage clandestin est celui qui n’ost pas contracté en présence du curé et de deux témoins,

du curé d’au moins l'un des contractants.

Si les époux appartiennent à deux paroisses différentes, c’est-àdire y ont véritablement domicile ou quasi-domicile, ils peuvent s’a lresser indifféremment au curé légitime de l’une ou de l’autre, L'usage ordinaire est de s'adresser au curé de l'épouse.

Le domicile est le lieu où l’on a établi sa résidence, avec l'intention d'y rester indéfiniment.—Le quasi-domicile est le lieu où l’on réside depuis moins de 6 mois, avec l'intention d'y rester non indéfiniment, mais au moins une grande partie de l’année,

ou d’un prêtre autorisé par lui, ou délégué.

Le mariage serait nul sans c2tte délégation du curé, ou du vicaire-général, ou de l’'Evêque ; un vicuire, délégué lui-même pour l'universalité des :zuses, peut aussi sous-déléguer pour le mariage d'un paroissien.

et d’au moins deux témoins. Les témoins sont ordinairement choisis par les époux.

Il n’est pas d’autre qualité requise, de la part de ces témoins, sinon qu'ils jouissent de l’usage de la raison.

811. Q.—Que signifie l’empêchement de Mariage entre parents jusqu’au quatrième degré inclusivement ?

L'empêchement de Mariage entre parents est fondé sur le droit naturel.

“L'expérience, dit saint Grégoire, nous apprend que les enfants issus de proches parents ne peuvent réussir.” — Ils ont générale-

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illicites, et e concile de sont valides si-domicile,

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ment en effet une constitution plus débile, quelquefois de graves infirmités, qui les mènent de bonne heure au tombeau.

La fin principale du mariage, qui est le bisn des enfants, s’'oppose donc à ce que de pareils mariages soient conclus ; et l'Eglise agit sagement en les empêchant.

jusqu’au quatrième degré inclusivement. Le degré est la mesure de la distance de parenté qui existe entre deux personnes,

Le quatrième degré, seion le droit canonique, est la parenté qui existe entre petits-fils de cousins germains ; ainsi les frères et sœurs sont au premier degré, les cousins germains au second, les enfants de cousins germains au troisièmsa. Par conséquent, les petits-fils de cousins germains ne peuvent contracter mariage,

signifie que l’on ne peut pas se marier validement ; car c'est un empêchement dirimant.

avec une personne qui nous est parente jusqu’à ce degré : la loi est du 1Ve concile de Latran.

sans une dispense, ou exemption de cette loi. que le supérieur ecclésiastique, le Pape ou l’Evêque. n’accorde que pour des raisons jugées suffisantes,

Plus la parenté est grands, plus les raisons alléguées doivent être puissantes. L'Eglise ne dispense jamais de la parenté en ligne droite, comme entire le père, la fill, la p:tte-fille… En ligne collalérale, elle ne dispense jamais entre frères et sœurs, mais elle dispense du second et des autres degrés.

Pour que la dispense et par conséquent aussi le Mariag» soient valides, il faut que le degré de parenté soit nettement spécilié, et que les raisons qu’on fait valoir soient vraies,

Lorsque les parties contractantes sont pauvres, la dispense est expédiée gratis par la Daterie romaine ; si les contractants sont riches, ils sont soumis à ce qu’on appelle /a componende, ou sorte d'amende imposée en vue de rendre plus rares les mariages entre parents ; cet argent est absolument employé en bonnes œuvres, Il en est de même de ce qui est exigé par la chancellerie épiscopale pour les dispenses de publicalion de bans.

Quatrième degré

Dispenses

Componende

Muriages non solennels

Temps prohibés

Messe nuptiale

Ligne

de conduite

Censentemutuel

Bénédiction

312. Q.—Que signifie la défense de soienniser le Mariage dans les temps prohibés ?

La défense de solenniser le Mariage... Solenniser le Mariage, c’est l’entourer de solennité.

Par conséquent, cela ne veut pas dire que, pour des raisons graves, on ne puisse se marier ; mais les fi !èles doivent autant que pussible s’en abstenir.

dans les temps prohibés, ou défendue.

veut dire que pendant le Carême et l'Avent, qui sont des temps de pénitence.

le Mariage ne peut être célébré avec pompe ou avec beaucoup de manifestations extérieures,

ni avec la messe nuptiale, on messe des noces.

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