‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 222 sur 348 · Q.—Qu'est ce que la messe nuptiale · texte numérisé non relu

Q.—Qu'est ce que la messe nuptiale

La messe nuptiale est une messe pour les époux nouvellement mariés.

Ordinairement, le Mariage est immédiatement suivi de la messe ; voici les cérémonies principales, usitées dans ce cas.

Les contractants, ayant eu soin de se confesser les jours précécents et de demander à leur confesseur un billet de confession, se rendent avec les témoins à la sacristie pour signer l'acte de mariage. De là, ils sont conduits devant l'autel où doit se conclure l'union et se célébrer la messe. A genoux, ils écoutent ! allocution du prêtre, qui leur rappelle l'importance du Sacrement qu’ils vont recevoir et leurs principaux devoirs.

Puis, d’un ton grave, le prêtre interpelle successivement les époux par leurs noms : M... voulez-vous prendre M... ici présente pour votre femme el légilime épouse, selon le rit de notre mère la ainte Eglise ? L'époux ayart répondu : Je le veux, le prètre in- ‘erroge de même la future épouse, qui répond aussi : Je Le veux. Dès ce moment le contrat est conclu et le sacrement reçu.

Les époux se donnent alors la main droite, et le prêtre les bénit en disant : Je vous unis en mariage, Au nom du Père, et du Fils

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el du Saint-Espril, Et il les asperge d’eau bénite,—Il bénit en-

suite l’anneau par une formule où il demande à Dieu ‘“ que

l'épouse qui le portera conserve à son époux une fidélité parfaite,

et que tous deux vivent dans une perpétuelle charité.” Après

avoir jeté de l’eau bénite en forme de croix sur l'anneau, il le re-

met à l'époux qui le place lui-même au doigt annulaire de l'épouse. Alors commence la messe votive des époux.

dans laquelle le prêtre, au nom de l’Eglise ; car l'Eglise comme une mère tendre s'intéresse au bonheur temporel et éternel de ses enfants.

prie spécialement pour les nouveaux mariés ; Les prières de l'Eglise sont toujours efficaces.

et leur donne une bénédiction particulière, appelée bénédiction solennelle, après le Pater,

Cette bénédiction rappelle celle que les Patriarches donnaient

Messe votive

Seconde

autrefois à leurs enfants : le prêtre conjure le Seigneur de rendre ”°"°4ict0n

la nouvelle épouse aimable à son mari comme Rachel, sage comm: Rébecca, fidèle comme Sara ; il demande encore que les deux époux voient les enfants de leurs enfants jusqu'à la troisième et quatrième génération et qu'ils arrivent à une heureuse vieillesse,

Cette bénédiction ne se donne point si l'épouse est veuve et l’a déjà reçue ; mais si les époux se sont mariés pendant les temps prohibés, on peut la leur donner après que ce temps est écoulé. A moins d’un fndult, cette bénédiction ne peut être donnée en dehors de la messe.

Enfin, après l'Ile Missa esi, le prêtre se tourne encore vers les époux, leur exprime les vœux de l'Eglise et les bénit.

Le jour du mariage, il est sans doutes permis de se livrer à des réjouissances en famille, mais non de se livrer à des danses, des divertissements, des intempérances et des excès que la décence, la politesse et la religior condamnent.

Rien de plus beau à lire, dans l’Ecriture sainte, que les sentiments de Tobie et de Sara son épouse. Tob, var,

Journée du mariage

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