‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 263 sur 348 · Q.—Que faut-il entendre par les reliques des Saints · texte numérisé non relu

Q.—Que faut-il entendre par les reliques des Saints

reliques On entend par reliques... Relique signifie chose laissée. es Saints des Saints ou de personnes déclarées saintes.

tout ce qui reste de leur corps : chairs conservées, sang, ossements, poussière, cendres.

et les objets qui ont été à leur usage : vêtements,

linges, meubles, instruments de pénitence, ou de supplice, etc.

La S. Congrégation des Rites distingue trois classes de reliques :

Trois 1. les reliques insignes, le corps entier d’un saint ou au r..oins un

classes membre entier; 2. les reliques nolables, partie considérable du

corps, mais ne constituant pas un membre entier ; 3. les reliques

minimes, très petites parties®du corps d’un saint, ou parcelles de

EE ed

»s saints rgatoire

s salisfacprier pour s pour les pour Îles ion divine, nis,

ports des

du purgasent ; mais 1 sera cer-

nante de la ‘e-Seigneur, ossèdent la

iques des

ose laissée.

Sa bnservées,

êtements, u de sup

de reliques :

u r:oins un idérable du les reliques barcelles de

reliques insignes ou notables, que l’on renferme d'ordinaire dans de petits médaillons,

Toutes les reliques de Jésus Christ et de la sainte Vierge, que l'Eglise possède encore, sont r2liques iusignes, à cause de l'excellence du Sauveur et de sa sainte Mère.

384, Q.—Le premier commandement défend-il d'honorer les reliques des Saints ?

Non, le premier commandement ne défend pas d’ho- Ouite norer les reliques des Saints. Honorer n’est pas adorer. saiques

Nous avons démontré la légitimité du culte de dulie, rendu aux Saints; de même le culte, que nous rendons à /eurs reliques, n’est pas un culte absolu, c’est-à-dire s’arrêtant aux reliques elles-mêmes, mais relalif, c'est-à-dire remontant aux Saints dont ces reliques sont les restes précieux.

Ainsi entendu, ce culte est très légitime ; c'est de foi, contre les 1 sgitimité Protestants : ‘ Les corps sacrés des Saints qui, vivants, ont été les membres de Jésus-Christ, les temples du Saint-Esprit, et qui seront ressuscités un jour pour ia vie éternelle, doivent élre vénérés. Et ceux qui affirment que les reliques des saints ne méritent pas d’être vénérées doivent être absolument condamnés.” Conc. Trid,

parce que cet honneur se rapporte finalement à Dieu, :, qui a sanctifié l'âme et le corps des saints. dernière

dont les Saints sont les amis, question 376,

Est-ce que nous n’aimons pas à conserver, et ne vénérons-nous joie pas respectueusement ce qui nous reste de nos parents, de nos amis ? Ne conserve-t-on pas avec soin la dépouille mortelle ou ce qui a été à l’usage des grands hommes qui ont illustré leur pays ? Or, les restes des saints méritent-ils moins d’égards que certains personnages ?—Du reste, le culte des reliques remonte au berceau du christianisme.

PT

385. Q.—Le premier commandement défend-il de faire des images ?

Le premier commandement défend de faire des images, dans le but de les faire adorer comme des dieux,

Images

Images permises

Culte des images

Utilité de ce culte

« Vous ne ferez point d'images taillées pour les adorer.” Ex, xx, 4. Les Hébreux avaient une grande propension à l'idolâtrie, comme tous les peuples orientaux ; ils étaient environnés de nations idolâtres, et ils avaient été témoins, durant leur séjour en Egypte, de tous les genres possibles d’idolâtrie. Dieu jugea donc opportun de spécifier ce point dans le Décalogue.

mais il ne défend pas des images, c’est-à-dire des représentations matérielles de personnes ou de choses saintes,

pour nous rappeler Jésus-Christ, sa sainte Mère et les Saints. C’est par les choses visibles que l’homme s'élève plus facilement aux choses invisibles.

Si le portrait d’un père, d’une mère, d’un parent ou d’un ami nous est cher; s'il est quelquefois pour nous l’occasion d’un bon sentiment, d'une grande pensée ou d’un généreux dessein; à plus forte raison, les images, les tableaux, les statues et médailles qui représentent Notre-Seigneur, la sainte Vierge ou les Saints, sont de nature à faire naître en nous de pieux sentiments. Il ne peut donc être défendu, en générai, de faire des images.

ee (ummmnse

386, Q.—Est-il bon de montrer du respect pour les

images de Jésus-Christ et des Saints ?

Oui, il est bon de montrer du respect, c’est-à-dire une certaine vénération, ou culte pieux.

‘“ Les images de Jésus-Christ, de la B. Vierge Mère de Dieu, et des autres Saints, doivent être exposées dans les églises ; on doit leur rendre l'honneur et la vénération dont elles sont dignes : non pas qu’on croit qu’elles sont dignes d'être honorées en elles-mêmes, ni qu’on doive leur demander quelque chose ; mais parce que l’honneur qui leur est rendu s3 rapporle au prototype qu'elles représentent, comme l’ont sanctionné les décrets des conciles contre c2ux qui ont attaqué les images.” Ce décret du concile de Trente rappelle la condamnation des /conoclastes, ou briseurs d'images, et est porté contre les Protestants,

pour les images de Jésus-Christ ou des Saints.

“ Le culte des images, conclut le concile de Trente, doit être conservé ainsi qu'il a toujours existé dans l'Eglise, et les fidèles y trouveront de précieux avantages pour ka piété.”

PTS Se X, XX, 4e comme ions ido- ;ypte, de ortun de

8 représaintes.

re et les e s'élève

d'un ami \ d’un bon in; à plus dailles qui aints, sont Il ne peut

| pour les -dire une

de Dieu, et es ; on doit lignes : non |les-mêmes, e que l'honelles repré-

iles contre e de Trente d'images, et

Sese e, doit être es fidèles y

parce qu’elles nous représentent Jésus-Christ et les Saints ; question precédente,

Le culte que l'Eglise catholique rend aux images ne se rapporte pas aux imuges elles-mêmes, mais aux êtres qu'elles représentent ; c’est en cela qu’il diffère du culte idolâtrique s’arrêtant à l’image elle-même et mettant en elle sa confiance.

387. Q.—Est-il permis d'adresser des prières aux crucifix, aux images et aux reliques des Saints ?

Non, il n’est pas permis d'adresser des prières, c’est-à- Culte dire des invocations. relati

aux crucifix, représentant Jésus crucifié.

aux images, quel que soit l’objet représenté. et aux reliques des Saints, insignes ou non.

parce que ces objets n’ont pas de vie, en eux-mêmes sont purement matériels.

ne péuvent nous aider par eux-mêmes.

et ne sont pas capables de nous entendre.

Nous prions devant les images ; nous ne prions pas les images,

L'Eglise catholique a toujours proscrit les abus et ordonné aux Abus pasteurs d’instruire avec soin les fidèles confiés à leurs suins; si quelques gens abusent des meilleures choses, ce n'est pas une raison pour en condamner le légitime usage.

En conséquence, il est à désirer que, non seulement dans les Pratique églises, mais dans chaque famille chrétienne, il y ait une place d'honneur pour le Crucifir, une place pour les images des Saints et surtout pour celle de {a Sainie Famille, devant laquelle le sou. verain Pontife nous invite à réciter en commun nos prières.

388. Q.—Pourquoi prions-nous devant le crucifix, devant les images et les reliques des saints ?

Nous prions devant le crucifix. Rien ne nous rappelle Raison plus vivement la Passion que le crucifix.

Souvenir utile

Modèle

imiter

Résumé

580 LATÉCHISME DE QUÉBEC,

devant les images et les reliques des saints. Les reliques sont plus vénérables que les images,

parce que la vue de ces objets exciîte notre dévotion, c'est-à-dire de pieux sentiments dans notre cœur.

en nous rappelant Jésus-Christ et les Saints.

4 On tire un avantage considérable des saintes images, non seulement parce qu’elles servent au peuple à se souvenir des faveurs qu’il a reçues de Jésus-Christ, mais parce que les miracles, que Dieu a opérés par les saints, sont exposés aux yeux des fidèles, pour en rendre grâces au Seigneur, et pour les exciter à conformer leur conduite sur le mcdèle des saints, en adorant Dieu, en l’aimant et en pratiquant la piété,” Conc. Trid.

et en nous les proposant pour modèles à imiter. L'imitation des saints voilà un noble but.

C'est donc afin d’obtenir la grâce d’imiter les saints, dont la mémoire et les vertus nous sont rappelées par les images et surtout par les reliques des saints, que nous prions devant elles.

Les paroles suivantes de saint Jean Damascène résument toute la doctrine précédente. ‘“ Que ne feriez-vous pas pour trouver un patron qui vous présentât au prince et qui lui parlât en votre faveur. Ne devons-nous pas conséquemment honorer ceux qui sont les patrons du genre humain et qui prient Dieu pour nous ? Oui, sans doute, il faut les honorer.

“ Il faut élever à Dieu des temples sous leur nom, il faut leur offrir des dons, honorer leur souvenir et les célébrer avec une joie spirituelle, afin que notre joie soit agréable à ceux qui la causent, et que nous ne les offensiens pas au lieu de les honorer et de nous attirer leur protection ; car ce qui plait à Dieu, c’est cela même qui plait à ses serviteurs.

« Honorons dunc les saints par des exercices agréables à Dieu, par le chant des psaumes, des hymnes et des cantiques, par la componction et le soulagement des pauvres. Erigeons-leur des statues et des images ; ou mieux, imitons si bien leurs vertus que nous soyons nous-mêmes leurs statues et leurs images vivantes,”

ee mme

reliques

dévotion, ur.

ages, non ivenir des s miracles, des fidèles, , conformer on l’aimant

à imiter.

its, dont la s et surtout iment toute trouver un ât en votre er ceux qui pour nous ?

il faut leur ec une joie a causent, et de nous cela même

les à Dieu, ues, par la ns-lour des vertus que vivantes.”

A LL oo LA le io a LA NUE dE OÙ AU QE RENE LAN

Page 1