Q.—Que défend le second commandement
Le second commandement défend. ; car il est à la fois affirmatif et négatif.
tout serment faux, téméraire, injuste ou inutile ; c’eslà-dire de jurer en vain ; q. 393.
ainsi que les blasphèmes ; question suivante. et les malédictions, appelées aussi imprécations.
La malédiction est le contraire de Za bénédiction : bénir quelqu'un, c’est lui souhaiter du bien; le maudire, c'est lui souhaiter du mal, le vouer à quelque malheur.
Les malédictions peuvent être faites .
1. Contre soi-même, ordinairement dans un moment de colère ou de découragement ; il faut craindre qu’elles ne soient exaucées, selon la parole : ‘ Dieu exaucera les imprécations des méchants.”
2. Contre le prochain ; si on lui souhaite avec réflexion un mal grave, comme la mort ou la dammation, c’est un péché mortel, “ Les hommes de malédiction ne possèderont pas le royaume des cieux.” [ Gor, vi, 10.—“ Souhaiter ou provoquer le mal de quelqu'un est un acte contraire à la charité, un péché mortel de sa nature, et qui augmente de gravité suivant que l'on doit plus d'amour et de respect à la personne maudite : ‘ Celui qui aura maudit son père et sa mère sera puni de mort.” Lév. xx, 9. Quelquefois, cependant, une parole de malédiction n’est qu’un péché véniel, soit parce que le mal qu'on souhaite à autrui n’est pas grave, soit parce que le sentiment qui l’a fait prononcer est une étourderie, une plaisanterie ou une surprise.” $S. Thomas.
3. Contre les êtres privés de raison ; dans ce cas, la malédiction a moins de gravité ; mais elle est toujours un signe de colère ou d’impatience ; et c’est aussi une sorte d’ingratitude envers Dieu
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que de maudire ses créatures et de méconnaitre les services qu’elles nous rendent. ‘ Maudire les créatures irraisonnables, en tant qu'elles sont l’œuvre de Dieu, ce serait un blasphème; les maudire en elles-mêmes est une malédiction oiseuse, vaine et illicite.”
S, Thomas.
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