‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 271 sur 348 · Q.—Est-il bon de faire des vœux · texte numérisé non relu

Q.—Est-il bon de faire des vœux

Oui, il est bon de faire des vœux ; le vœu est utile et rend nos actions plus mériloires.

Si les vœux n'étaient pas uwliles, l'Esprit-Saint n'aurait pas dit : “Faites des vœux, et accomplissez-les.” Ps. Lxxv, 12, — Nous faisons des promesses à Dieu pour notre avantage et non pour le sien, Les vœux que nous lui faisons sont utiles, en fixant irrévocablement notre volonté dans un bien qui nous est avantageux.

Ilest plus mériloire de faire une action par vœu que sans le vœu; car celui qui fait le vœu et l’action vouée soumet à Dieu, non seulement l’action, mais toute sa volonté en renonçant au pouvoir de faire autre chose : donner l'arbre et ses fruits, c’est un plus beau présent que de céder uniquement les fruits.

ententes

matière es!

ment d’un sans cause ne peuvoir e ordinaire- 1 l'intention

nt, même en ntraire, l’insgère ou de n est claire; rest fondé le natière.—ÆEn it de conseil nais s’enivrer ne un double > défendue, té suffisante, olution, n’est

u est uwlile

rait pas dit:

12, — Nous non pour le fixant irrévoavantageux.

que sans !e met à Dieu, enonçant au its, c’est un

ns

puisque c’est un excellent moyen d’honorer Dieu ; Honneur le vœu est en effet un acte de religion. ER Isaïe disait en parlant du culte divin : ‘ Les hommes honoreront Dieu par des sacrifices et des oblations ; ils lui feront des vœux el es accompliront.” Is. x1x, 21, — Le vœu est en quelque sorte le sacrifice de la volonté, qui est ce qu'il y a de plus noble dans l’homme. L cependant. il est prudent de n’en pes faire sans y avoir Prudence müûrement réfléchi ; car le vœu fait contracter une °°

obligation très grave.

D'après saint Thomas, l'obligation du vœu est en soi plus rigoureuse que celle du serment. — Il y a des vœux si graves que le Pap? s’en réserve à lui seul la dispense, en sorte que les Evèques eux-mêmes n’ont pas le droit d'en dispenser. — Il y a, cependant, des vœux dont l’Evêque a le droit de dispenser, mais il s’en réserve l'exercice, de sorte qu’il n’y a que les prêtres, ayant reçu la permission, qui puissent dispenser ou commuer un vœu.

On voit par là combien il importe de nc faire des vœux qu'avec prudence, mûre réflexion, et non à la légère, surtout s’il s’agit d’un vœu perpétuel,

ni sans avoir pris l'avis de son confesseur. Le confesseur est en cette matière le meilleur conseiller.

Il y a quatre raisons qui peuvent faire cesser le vœu : 1. Le changement de circonstances ; si la chose devient mauvaise Cessation ou impossible, par suite de causes imprévues. Lis 2. L'irriülalion ou l'annulation par une autorité légitime ; ainsi les parents peuvent annuler tous les vœux perpétuels qu’un garçon aurait fait, sans leur consentement, avant l’âge de 14 ans, et une lle, avant l’âge de 12 ans; un mari peut annuler les vœux de son épouse, s'ils étaient contraires à ses droits; un supérieur et un maitre ceux de leurs subordonnés, en ce qui concerne leurs droits respectifs.

3. La dispense de la part de la puissance ecclésiastique. 4, La commulalion, qui consiste à se faire déterminer une autre bonne œuvre par quiconque a le pouvoir d'accorder la dispense. En résumé, si le vœu est une chose bonne, il n’est pas une Resume

Précepte négatif

Malédiction

Soi-même

Prochain

Etres irraison.

nables

chose nécessaire ; on ne doit donc en faire qu'avec prudence, afin de ne pas gémir plus tard sous un joug difficile à porter.

Qu'on se rappelle le vœu téméraire de Jephté ; et à ce sujet la parole de saint Jérôme : Jephté fut imprudent en faisant son vœu, et cruel en l’accomplissant.”

Page 1