Q.—Que nous défend le cinquième commandement
Le cinquième commandement nous défend certaines Ont
choses soit directement, soit indirectement, soit par cinquième ] ju >p extension. préce}
Il nous défend directement tout homicide volontaire, par consé. quent de nous donner la mort à nous-mêmes par le suicide, de la donner aux autres par le meurtre, d'en avoir même le désir et la volonté surtout par le duel.
Il nous défend indirectement tout ce qui peut conduire à l’homicide, comme la haine, la vengeance, les injures, les coups, les blessures.
Il nous défand enfin par exlension de porter atteinte à la vie spirituelle du prochain par le scandale.
1° de nous donner la mort par /e suicide, Suicide
Se donner la mort à soi-même est un grand péché.
1. C'est un allentat contre Dieu, qui seul est Maitre de notre vie; lui seul nous l’a donnée, lui seul a le droit de nous l’ôter ; il nous en a accordé la jouissance et non la propriété,
2. C’est une injustice envers la sociélé, qui nous a nourris, élevés, protégés ; en retour, elle a droit aux services que nous pouvons lui rendre, Celui qui se tue prive sa famille d’un membre et sa patrie d’un citoyen.
3 C’est une cruaulé envers soi-même, en s’infligeant un mal dans le présent et en se précipitant sans ressource dans l'enfer, puisqu'on meurt ordinairement dans l’acte même du crime, sans avoir le temps d’en faire pénitence.
4, C’est une lâchelé, au lieu d’être un acte dejcourage : on se donne la mort, parce qu’on n’a pas l'énergie de supporter une douleur physique ou une peine morale,
Aucune raison ne peut excuser le suicide volontaire ; pour en Peines
inspirer l'horreur, l'Eglise prive du secours de ses prières et des ‘*0iaues honneurs de la sépulture chrétienne ceux qui meurent par le suicide, sans avoir donné des preuves de repentir. Il est encore défendu de hâter le moment de sa mort par excès de travail, d’intempérance ou d’avarice ; de s’exposer à la mort
Homicide
Exceptions
Duel
témérairement, à moins que ce ne soit par charité ou par dévouement pour le bien public, de se mutiler gravement, si ce n'est pour éviter un péril de mort probable ; et enfin, de se souhaiter la mort par découragement.
ou de la donner aux autres par l’homicide,
On serait seulement homicide de fait, si par imprudence et sans culpabilité on Ôtait la vie à un homme ; si, au contraire, on avait l'intention de donner la mort sans avoir réussi, on serait homicide non de fail mais volontairement.—Tuer quelqu'un ef'ectivement et volontairement constitue l’homicide proprement dit.
L’homicide est un crime énorme ; c'est un atlentat contre le souverain domaine de Dieu, une injustice contre la victime, contre sa famille, contre la société. Les lois humaines punissent ordinairement de mort les meurtriers.
L’homicide n’est pas injuste, et par conséquent il est permis, en trois circonstances :
1. Dans le cas de légilime défense, si on ne peut se débarrasser autrement d’un injuste agresseur qui attente à notre vie ou à celle du prochain, ou qui veut nous ravir quelque bien de très grand prix.— On ne doit pas cependant dépasser les limites d’une légitime défense ; ainsi il n’est pas permis de tuer, s’il suffit de frapper ou de mutiler,