‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 312 sur 348 · GLISE · texte numérisé non relu

GLISE

r commandeit de comman-

de sanctifier, 1e.

glise.

ax, digne d’être >ciété, et d'être s, et elle en a de s d'obligalion.

opose à la piété le les célébrer ; éfendues, ni la

sont tenues de l'audition de la

rimer des fêtes en conscience, terminée par le ation de s'absie l'obligation e de piété est ter avec foi et res prescrites.

ils été insti-

Les jours de fêtes ont été institués par l'Eglise ; les fêtes sont d'institution ecclésiastique.

L'Eglise, en instituant des fêtes, n’a fait qu'user des pouvoirs qu'elle a reçus de son divin Fondateur pour régler le culte divin, selon les besoins des temps et la diversité des peuples.

Sous la Loi de Moïse, Dieu avait également prescrit des fêtes qui se célébraient indépendamment du sabbat : les plus solennelles étaient la Pâque, la Pentecôte, la fête des Tabernacles et celle de la Dédicace du Temple,

Les païens eux-mêmes avaient leurs solennités religieuses et leurs sacrifices : les jours de fête, ils immolaient des victimes à leurs fausses divinités; c’est du mot latin ferire signifiant frapper, immoler une victime, qu'est venu le nom de férie, jours fériés, jours de féle,

Comme l'Eglise catholique a tous les jours le sacrifice eucharis, tique, tous les jours sont pour elle des féries.—De plus, le dimanche, étant le jour du Seigneur, l'Eglise l’a consacré spécialement au culte de a Sainte Trinité et en a fait la première férie ; le lundi est par conséquent la seconde férie dédiée aux saints Anges, la troisième aux saints Apôtres, la quatrième à saint Joseph, la cine quième au Saint Sacrement, la sixième à {a Passion, et la septième à la sainte Vierge.

L'ancien paganisme avait consacré chaque jour de la semaine à ses divinités qu'il faisait présider au cours des astres, et maine tenant encore nous avons les noms de ces attributions païennes dans notre langage ordinaire. Le premier jour, dont nous avons fait le dimanche, était dédié au Soleil, le lundi à la Lune, le mardi à Mars, le mercredi à Mercure, le jeudi à Jupiter, le vendredi à Vénus, le samedi à Saturne.

L'Eglise, en instituant des fêtes catholiques, a donc voulu détourner la société de ses mœurs païennes et pour d’autres raisons que nous allons dire.

pour nous rappeler les grands mystères de la religion; surtout les principales circonstances de la vie de Notr Seigneur et de la sainte Vierge.

L'année ecclésiastique commence toujours au premier Dimanche de l’Avent, qui nous rappelle la création et la tin du monde; les

Motifs

e l'institution

Féries

Jours paien

Année ecclésiastique

TR ut ee)

sanctification

Fêtes abrogées

quatre semaines qui suivent nous font penser aux quatre mille ans d'attente, qui précédèrent la venue du Sauveur promis; Noël nous rappelle sa naissance, la Circoncision la première effusion de son sang rédempteur, l’Epiphanie sa manifestation aux gentils, la Présentation au Temple et la Purification de la Sainte Vierge son offrande publique comme victime.—Viennent ensuite les solennités du Corê.ae, les tristesses du temps de la Passion, ies douleurs de la maine sainte, la gloire de la Résurrection, le triomphe de l’Ascension, les merveilles de la Pentecôte, les ovations de la Fête-Dieu, les hommages rendus au Sacré Cœur de Jésus, etc. Nous avons mentionné aussi, q. 355, les fêtes de la Sainte Vierge.

et les vertus et la gloire des Saints. Chaque jour de l’année est en effet consacrée à quelque Saint.

Ces diverses fêtes, dont cependant la dignité n’est pas égale, sont pour les vrais fidèles des jours de joie et d’allégresse ; ils aiment à participer, aussi souvent qu’il leur est possible, au festin de la Table sainte. Les solennités religieuses élèvent nos pensées vers le ciel, notre véritable patrie ; les chants de l'Eglise sont un faible écho des harmonies célestes,

Il n’en est pas des fêtes chrétiennes, comme des fêtes mondaines : elles ne laissent ni trouble ni remords; elles font le bonheur de tous, du riche et du pauvre; l’homme en sort à Li. fois plus heureux et meilleur.

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