Q.—Comment devons-nous sanctifier les fêtes
d’obligation ?
Nous devons sanctifier les fêtes d'obligation.
Les féles d'obligation, dans la province civile de Québec, sont : Tous les dimanches de l’année, la Circoncision, l’Epiphanie, l’Ascension, la Toussaint, l’'Immaculée Conception, Noël.
de la même manière que les dimanches, par des actes de religion.
en assistant à la messe, question 461.
Le Souverain Pontife, ayant le droit d'établir des fêtes nouvelles, peut aussi abroger en tout ou en partie celles qui existent déjà ; c’est ainsi que chez nous, pour des raisons graves qui lui
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furent soumises, Sa Sainteté Léon XIII a supprimé naguère, le 28 janvier 1892, la fête de l’Annoncialion, celle des saints apôtres Pierre et Paul et la Fête-Dieu, et en a placé la solennité au dimanche,
Toutefois, l'obligation d’entendre la messe ou de pratiquer quelque exercice de piété, déterminé par l'autorité compétente, persiste encore pour le jour d’incidence de ces fêtes; mais l’chligation de s'abstenir d'œuvres serviles en ces trois jours est totalement abolie dans la province.
et en nous abstenant des œuvres serviles, comme il a été dit, daus la question 409.
Lo
461. Q.—A quoi nous oblige le deuxième commandement de l'Eglise : “ Les dimanches messe entendras et les fêtes pareillement ?”
Le deuxième commandement de l'Eglise nous oblige, sous peine de faute grave.
à assister les dimanches et fêtes d'obligation à la sainte messe. Ce précepte impose la messe comme moyen excellent de sanctifier le dimanche et les fêtes
Cette prescription remonte à la plus haute antiquité : l'assistance au saint sacrifice de la messe, le Dimanche, était en usage dès le temps des Apôtres. Act. 11, 42. — Les plus anciens conciles ne tärdèrent pas à en imposer l'obligation sous peine de faute grave; et telle est encore la discipline de l'Eglise.
A mesure que furent instiluées les Féles chréliennes, üont les premières, Pâques et la Pentecôte, remontent aux Apôtres, l’Eglise étendit à ces solennités l'obligation d’assister à la sainte messe, qui est l'acte d’adoration et la prière par excellence,
C’est l’enseignement commun et universel, qu’on ne peut manquer par sa faute à la messe du Dimanche et des Féles obligaloires, sans commettre un péché mortel.
Cette obligation atteint tous les fidèles, au moins dès l'âge de 7 ans, c’est-à-dire l’âge de raison, C’est un devoir pour les parents de veiller à l'observation de ce précepte.
Un saint anachorète, vivant fort loin dans un désert, était obligé
Deurième précepte
Messe
Gravité
Réflexion
Assistauce à 14% messe
Présence
Omissiod notable
d’aller fort loin pour se procurer de l’eau. Un jour, ennuyé de la iongueur du trajet, il se dit à lui-même : ‘ Je viendrai demeurer près de cette source.” S’étant alors retourné, il vit derrière lui un personnage mystérieux qui comptait ses pas. Le moine comprit que la récompense qu'il recevrait sera proportionnée à ses fatigues, et au lieu de se rapprocher de la source il en éloigna encore sa cellule.
Combien de gens, qu'une petite distance effraie et empêche d’assister à la messe du dimanche ou d’une fête d'obligation !
PERENT, ER
462. Q.—Comment faut-il assister à la messe pour satisfaire au précepte de l’Eglise ?:
Pour satisfaire au précepte de la messe... Satisfaire signifie faire assez pour accomplir ce précepte.
il faut entendre la messe ; il faut d’abord être présent de corps dans le lieu voulu.
[1 faut ètre présent de corps, de telle sorte qu'on ne soit pas hors de l'édifice, à moins que l'église étant trop petite et les portes ou fenêtres restant ouvertes, on ne fasse moralement partie de l’assistance ; il n’est pas nécessaire de voir le prètre, pourvu qu’en observant les mouvements des autres fidèles, en entendant la cloche ou le chant, on puisse suivre les prières du saint sacrifice.
tout entière, sans omission de partie notable.
On regarde généralement comme partie notable: le les prières qui se font depuis le commencement de la messe jusqu’à l’offertoire inclusivement, 2° depuis le canon jusqu’à la consécration, 3° la consécration elle-même, 4° les prières qui se disent depuis la consécration jusqu’au Pater, 5° la communion du prêtre, 6e les prières qui précèdent l'Evangile jointes à celles qui suivent la communion, dans la même messe.
Celui qui entend en même temps deux moitiés de messes, dont l’une commence pendant que l'autre s'achève, ne satisfait pas au précepte.—Celui qui, ayant entendu la moitié d’une messe entend la moitié d’une autre messe qui se dit après, satisfait plus probablement, pourvu que la consécration et la communion se trouvent toutes deux dans une de ces messes entendues en partie; autrement, il est plus probable qu'il ne satisfait pas.
avec dévotion ou sentimen:s de piété ; q. 287.
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