Q.-Quel commandement particulier Dieu donna-t-il
à Adam et à Eve, pour éprouver leur obéissance ?
Le mot saint,
Le mot commandement signifie une lot imposée avec autorité par Commande-
quelqu'un qui en a le droit, Or, nul doute que Dieu n'ait ea te droit de commande r tout ce qu'il a pw vouloir à lemme, créé et comblé de ses bienfaits.
Sainteté d'Adam et d’'Eve
Questions
Réflexion
Pratique
Epreuve
Obéissance
Défense formelle
a ——— —— —— 22 2 2 22 ramener
Adarñ, avec sa science admirab e, connaissait et pratiquait parfaitement le grand commandement naturellement gravé dans son cœur : ‘“ Vous aimerez le Seignèur votre Dieu...”
Toutefois, il p'ût au Seigneur de lui imposer un commandemert positif, particulier, ou à part des obligations qui lui incombaient de droit naturel,
Pour éprouver l’obéissance d'Adam et d’Eve.. Le mot éprouver, soumettre à une épreuve, veut dire faire un essai pour constater telle qualité ou tel défaut,
La qualité ou vertu que Dieu voulut constater, ou plutôt faire briller en nos premiers parents, fut leur obéissance.
Le mot obéissance vient d’un mot latin, qui signifie écouter quelqu'un avec docilité et accomplir exactement ce qu’il prescrit.
L'obéissance, qui fait renoncer à la volonté propre pour accomplir la volonté divine, est la pierre de touche de la liberté, Dieu, voulant donc éprouver la Jibe: lé d'Adam et d’Eve, leur imposa un commandement très facile à observer, mais à l'observation duquel il attachait le plus grand prix, comme marque de soumission.
Dieu leur défendit de manger. Le mot défendre signifie un ordre rormel de ne pas faire telle chose, sous peine d’encourir une punition plus ou moins grave.
Or, Dieu fit à nos premiers parents une défense absolue, sous les peines les plus graves : la double mort corporelle et spiriluelle, pour eux et leurs descendants.
« Le Seigneur Dieu, dit l'Ecriture, avait planté dès le commencement un jardin délicieux, dans lequel il mit l’homme qu'il avait formé.,—ÆEt le S-igneur Dieu y produisit toutes sortes d'arbres, beaux à voir et dont les fruits étaient d’un gcût agréable ; au milieu du Paradis, il y avait encore l'arbre de vie et l'arbre de la science du bien et du mal.” Gen, IL. 8, 9,
« Dieu fit donc à l’homme ce commandement : Mange de tout fruit du Paradis; mais ne mange pas de celui de l'arbre de la science du bien el du mal, Car le jour où tu en mangeras, {u
mourras de mort.” Gen. If, 16, 17.
Voilà, de la part de Dieu, une terrible défense!
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que quelqu'un fut jaloux de leur bonheur et de leur destinée !
NOÜS PREMIERS FARBNTS ET LEUR CHUTE. 81
un certain fruit. Nous venons de dire de quel arbre était ce fruit : l’arbre de la science du bien et du mal.
Les fruits de l'arbre de vie étaient destinés à entretAnir la vie corporelle de nos pr-miers parents et à leur donner l'immortalilé.
A l'arbre de la science du bien el du mal était atiaché }+ bonheur comme le malheur de l'humanité : la science ou connaissance sur la terre et au ciel du vrai Bien qui est Dieu ; et aussi la science ou expérience du souverain Mai, le péché avec ses con:équences.
qui croissait dans le Paradis terrestre. Le mot Paradis siguifie Jardin, verger ou parc maguifique.
On dit Paradis {errestre, c'est-à-dire placé sur la lerre, par opposition au Paradis céleste ou Ciel, qui est le séjour éternel des élus.
Le Paradis {errestre élait comme le vestibule du Paradis céleste, dans Lequel après un certain temps d'épreuve nos premiers parents auraient été enlevés en corps et en âm», sans passer par la mort !
On appelle quelquefois le Paradis terrestre Eden : mot qui signitie lizu de délices, parce que de fait ils se trouvaient dans un lieu où rien ne manquait de ce qui pouvait contribuer à leur bonheur,
Dieu lui-même se plaisait à converser avec eux !
A. Sens du mot commandement ? obéissance ? défense ?
Mi: Racontez la défense de Dieu à Adam et à Eve ? €... Sens du mot Paradis ? terrestre ? céleste ?
Voilà, chers enfants, queile fut la bonié extrême de Dieu à l'égard de nos premiers parents, — L'Eglise catholique est comme un nouveau Paradis {errestre, puisqu el: est comme la porte du l'aradis céleste ; le sicrement ds l’Eucharistie est aussi un arbre de vie, qui entretient dans notre âme la vie divine et est un gage d'immortalité et de résurrection.
Remercions Dieu de tous les bienfaits qu’il nous accorde !
D Q mme
44. Q.-— Comment furent punis Adam et Eve, à vause de leur désobéissance ?
Le mot désobéissance désigne un défaut d'obéissance.
A cause de leur désobéissance... ls désobéirent donc! Alam et Eve étaient depuis peu dans le Paradis terrestre, Lrs-
Fruit e vie et de mort
Paradis terrestre
Questions
Réflexion
Pratique
Désobéissance
Le serpent éb :
la ferime
Gravité
Pertes
Le démon, devenu esprit méchant et malfaisant, chercha le moyen de leur nuire : il ne pouvait les tenter intérieurement, car nos premiers parents étaient affranchis de toute concupiscen:e; il résolut donc de se revêtir d'une forme sensible et exlér'ieure.
Le serpent, qui n'avait pas encore été maudit de Dieu, “était le plus fin de tous les animaux que le Seigneur Dieu avait formés sur la terre. ” Gen. 1,
Le démon choisit un de ces reptiles, vraisemblablement le plus beau, et se servit des organes de cet animal innocent pour arti. culer des sons semblables au langage humain. Il n’y a en cela rien d’étonnant pour quiconque connait l’empire du démon sur les corps possédés !
“ Le serpent dit donc à la femme : Pourquoi Dieu vous a-t:il commandé de ne pas manger du fruit de tous les arbres du paradis? — La femme répondit : Nous mangeons du fruit des arbres qui sont dans le paradis; mais pour le fruit de l'arbre qui est au milieu du paradis, Dieu nous a commandé d2 n'en point manger et de n’y point toucher, de peur que peut-être nous mourrions. — Mais le serpent dit à la femme : Point du tout, vous ne mourrez pas ; car Dieu sait que le jour où vous en aurez mangé, \0s yeux serent ouverts et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal, ”
‘“ La femme donc vit que ce fruit serait bon à manger, puisqu'il était beau et délectable à considérer; et elle prit du fruit de cet arbre et en mangea ; et ensuite elle en donna à son mari, qui en mangea aussi.” Gen. 11, 16.
Voilà cette désobéissance, qui ne renfermait pas seulement un péché de gourmandise, mais plusieurs autres malices énormes :