Q.—Quelle est la gourmandise la plus dangereuse
La gourmandise la plus dangereuse... Le moi dangereux désigne ce qui peut causer ou occasionner un danger ou un dommage.
Une chose est plus ou moins dangereuse, selon que le danger est plus ou moins prochain, ou selon que le dommage encouru peut être plus grave; par exemp'e, un poignard ox une bouteill: de poison n'offriront que peu de danger pour une grande personne, mais seront au contraire très dangereux entre les mains d’un fou ou d’un enfant.
est l'ivrognerie.. Juvrognerie, d'un mot qui signifie vase à boire, désigne l'habitude ou vice qui porte à l'ivresse.
S'enivrer c'est donc m°itre son esprit dans un vase à boire, ou selon le proverbe ‘ noyer sa raison dans la boisson.”
Quand l'ivresse est complèle et volontaire, c’est-à-dire plus ou moins prévue dans la cause, elle est péché mortel. ‘ Les ivrognes ne posséderont pas le royaume de Dieu.” I Cor, vi, 10.
L'ivrognerie est fort dangereuse, parce que l'habitude s’en contracte facilement, et devient très difficile à déraciner. — Que d’exemples nous pourrions citer ! Et cependant, que d’inconvénients résultent de ce vice ignominieux !
qui fait perdre la raison. Perdre la raison, ou l'usage
Fait verdre de ja raison, est Ce qu’on appelle ia démence ou folie,
xaison
Un homme ivre est un être dont le cerveau est plus ou moins affecté p:r la force des liqueurs spiritueuses, telles que le vin, la bière, le whisky, etc.—Cette affection du cerveau, en quelque sorte gonfls par les vapeurs de la boisson, exalte l'imagination, la folle du logis, au détriment des facultés intellectuelles. De là, viennent
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l'incohérence dans les idées, le désordre dans les jugements, l'oubli des notions de bien et de mal; de sorte qu’il n’y a pas de différence entre un ivrogne et un fou : souvent un fou furieux qu'il faut enchainer pour l'empêcher de nuire même à sa femme et à ses “ enfants, tremblants de frayeur et quelquefois gémissant de faim !
rend l’homme semblable à la bête... On appelle béte 2 l'animal privé de raison et ayant seulement l'instinct, ris 2 à la bête
L'homme ivre en effet n’a pas plus de raison que la bête; s'il pirle encore, c’est pour bredouiller des mots à moitié articulés ; s’il se tient debout, ce n’est qu'avec effort, en titubant, jusqu’à ce qu'il tombe par terre et se mette à quaire palles.
L'ivrogne est mêms pire que la bête, car la bête est guidée par son inslinct dans le choix et la mesure de son alimentation; l'homme ivre au contraire ne consulte que sa soif, qui devient de plus en plus ardente, à mesure qu'il se gorge de boissons plus fortes et plus irritantes, jusqu'à ce que les organes se refusent à une absorption plus grande, ou que perdant tout sentiment l'ivrogne tombe ivre mort.
et souvent le fait mourir. Il n’est pas rare d'apprendre 5°, qu’un ivrogne a été frappé de mort subile ou d’apolexie, 1a mort
En tout cas, il est certain que les excès de boisson ruinent les constitutions les plus robustes et engendrent des infirmités qui
abrègent les jours de l’intempérant et le conduisent graduellement au tombeau.
Aero Sens du mot dangereux ? Ivrognerie ? Effets de ce vice ?
Questions B...... Perte de la raison ? Ressemblance avec la bête ? Mort ?
Il existe chez les Arabes une fiction curieuse, qui peint bien les pére tu dangers du vin ou de la boisson. ‘ Lorsque la vigne eut été plante, disent-ils, Satan vint l’arroser avec le sang d’un paon ; lorsqu'elle poussa des feuilles, il l’'arrosa du sang d’un singe ; lorsque les grappes parurent, il l’arrosa du sang d’un lion ; enfin, lorsque le raisin fut mûr, il l’arrosa du sang d’un pourceau ; la vigne, ainsi arrosée du sang de ces quatre animaux, en a pris les différents caractères.”
L'homme ivre n’a-t-il pas ordinairement la vanité du paon, as:ez souvent les grimaces du singe, quelquefois la colère du lion, pr.sque toujours la vilnie du pourceau !
Pratique Priez pour la conversion des ivrogass.
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65. Q.—Quels moyens faut-il prendre pour ne pas tomber dans l’ivrognerie ?
Moyens [| y a quatre moyens excellents. Un moyen est ce qui l'ivrognerie sert pour parvenir à une fo, à un but : ainsi, un remède sert à recouvrer la santé,
Plus le moyen est propre à faire atteindre la fin désirée, plus ce moyen est excellent. — S'il s'agit de moyens ou de remèdes, employés pour guérir une maladie déjà contractée, ces moyens sont appelés curatifs ; s’il ‘’agit de prévenir une maladie quelconque, ces moyens sont dits préservalifs.
Ainsi, il y a telles précaution: à prendre rour ne pas contracter le vice de l’ivrognerie, il y a aussi tels moyens énergiques à prendre pour déraciner cette hahitude déjà contractée.
pour ne tomber dans l’ivrognerie.. Il s’agit donc surtout de moyens préservatifs, afin de ne pas tomber dans l'ivrognerie, et ne pas contracter cette habitude :
Le 1. Ne pas aller au cabaret. Le mot cabaret désigne cabaret Lin Jjeu où se vend de la boisson, et où il n’est pas rare de trouver des hommes ivres.
Quelqu'un a donné du cabaret la définition suivante :
« Un lieu où l’on veni la folie par bouteilles.” Certainrs auberges et guinguettes à la campagns, certains hôtels et restaurants dans nos villes ne sont au fond que de vils cabarets ou de honteuses tavernes !
C'est bien ici le cas de dire : ‘“ Qui s’expose au danger y périra.”
2, Ne prendre aucune boisson enivrante entre les repas. Les repas sont la nourriture qu’on prend à des heures réglées.
La plupart despcrsonnes font {rois repas par jour : déjeuner,
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LE PÉCHÉ ET SES ESPÈCES. 121 em pe ro es ee OT PP NN VENU RER diner et souper ; manger ou boire sans nécessité, entre ces repas, est ordinairement un signe de gourmandise,
Toutefois, dans l: 3: de nécessité, maladie, fatigue ou chaleur Boisson extrême, il n’est point défendu de manger ou de boire ; mais alors ‘"!Yrante il importe E:. coup de ne prendre aucune boisson enivranle, parce que la fatigue ou la chaleur développant l’action de l'alcool, on peut facilement tomber dans l'ivresse,
Ce qui est encore plus dangereux, c’est de contracter l’Aabi'ude de prendre, à tout propos et sans nul besoin, ce qu’on appeile de pelils verres de liqueurs spiritueuses. C'est une immortification, qui a pour conséquence d’user peu à peu l'organisme et de produire à la longue les mêmes effets que l’ivrognerie,