‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 71 sur 348 · Fuir la société de ceux qui aiment à boire. ‘“ Dis · texte numérisé non relu

Fuir la société de ceux qui aiment à boire. ‘“ Dis

k . : M ; Mauvaises moi qui tu hantes, et je te dirai uitu es.” Prov. q > EL]

compagnics La hantise des mauvaises Compagnies a toujours une influence pernicieuse : avec les médisants on devient médisant, avec les

libertins on devient libertin, avec les buveurs ou contra:te facile. ment la passion de la hoissen.

4. S’engager dans Ja société de tempérance... Une Sociétés Société de tempérance est une réunion de personnes asso- inninisan te ciées pour combattre l’abus des liqueurs spiritueuses,

Il y a les membres aclifs, qui travaillent de toutes manières à empêcher la fabrication, la falsification, le débit et l'usage des boissons dangereuses.

Il y a les simples adhérents, qui font devant Dieu et le prêtre une promesse d’honreur de ne plus user de boisson enivrante : selon que la promesse est plus ou moins absolue, pour plusieurs mois ou plusieurs années, la tempérance est dite parlielle

ou temporaire ; si elle est complète et pour toute la vie, la tempé. rance est {olale,

et en suivre les règles. Lorsqu'on appartient à une Rè

gles société, c’est un devoir d'honneur d’en suivre les r

> de ègles. tmpéranee

Les règles des sociétés calholiques de tempérance indiquent or. dinairement en détail les moyens à prendre et les Occasions à éviter pour ne »as iomber dans l’intempérance,

Punitions diverses

Filles de l'ivrognerie

Colère

Parmi les moyens à prendre, il faut mettre au premier rarg la prière et la fréquentation des sacrements, qui obtiennent de Dieu les grâces de force et de préservation,

A... Qu'est-ce qu’un moyen ? cabaret ? boisson entre les repas ?

B...... Mauvaises compagnies ? Sociétés de tempérance ?

L'auteur du livre de l’Imitation, chers enfants, décrit admirablement les diverses peines des démnés en enfer, et des âmes du Purgatoire. Livre 1, ch. 24. ‘* Quel sera, dit-il, l'aliment de ce feu vengeur, sinon vos péchés ? Autant vous accordez mainlenanl aux appétits de votre chair, autant et plus vous aurez plus lard à expier. Par où l’homme aura péché davantage, par là même il sera puni : là les paresseux seront piqués avec des poihtes ardentes ; les gourmands endureront une faim et une soif brûlante; les luxurieux et ceux qui aiment le plaisir seront recouverts de poix enflammée et de soufre fétide ; les envieux hurleront de douleur comme des chiens furieux ; les orgueilleux seront remplis de confusion ; enfin les avares s’y trouveront dans le dernier dénument. Là une heure seulement sera plus pénible que cent ans de la plus austère pénitence ! ”

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66. Q.—Quels sont les péchés ordinairement causés par l’ivrognerie ?

Les péchés ordinairement causés par l’ivrognerie sont : Chaque péché capital est la source ordinaire d’un certain nombre d’inclinations ou fautes, appelées filles de ce vice.

Saint Chrysostôme dit que “le démon n'aime rien tant que l'ivrognerie et la débauche,” parce que l’homme ivre est un être dégradé, capable de tous les crimes.

la colire. ‘ Le vin bu avec excès produit l’emportement et la colère; il cause bien des ruines.”

Ces ruines sont nombreuses : ruine des biens de la fortune et misère de beaucoup de familles, par suite de l’intempérance du père ; ruine de l’honneur et déconsidération de l’ivrogne devant le public ; ruine de la sanié et déperdition des forces physiques ; ruine de l'âme, qui tombe dans une sorte d’abrutissement et devient digne de la damnation.

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C'est également un fait notoire que la plupart des ivrognes sont des étres colériques, qu'un rien fait entrer en fureur et peut pousser à Lous les excès, la raison ne maitrisant plus les passions

les jurements, les blasphèmes, les mauvaises paroles. Le langage de l’ivrogne est ordinairement horrible,

La bouche de l’homme ivre est comme le cratère d'un volcan en éruption : que de laves immondes ! Saint Chrysostôme dit que l'homme ivre est un démon volontaire ; le diable profite du moment de l’ivresse pour mettre sur la langue de son esclave les paroles, jurements et blasphèmes qu’il ne peut naturellement proférer luimême.

et les actions déshonnêtes. ‘ Le vin est une chose de luture.” Prov. xx, 1.—Eph. v, 18.

Les liqueurs fortes sont pour l’impureté ce que l'huile est pour le feu. Saint Jerôme va jusqu’à dire qu'il ne croira jamais qu'un ivrogne soit chaste

Une grande quantité de bois fait un grand feu ; la bonne chère engendre la pourriture, la corruption, le péché.

L'expérience ne confirme que trop ce qui vient d’être dit,

A... Filles de l’ivrognerie ? Ses ruines ?

B...... Mauvaises paroles ? actions déshonnêtes ?

Rappelez-vous, chers enfants, le malheur qui arriva à Noé pour s'être enivré ! Le vice de l’intempérance est donc abominab'e ; cpendant il est bien commun !—11 faut ajouter qu’il n’en est pas de plus diflicile à corriger : vous ne trouverez que très rarement un ivrogne converti.

Faire donc en sorte de ne jamais contracter ce vice!

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