LAMBALLE
composent de colonnes groupées qui ne manquent pas d'élégance; au-dessus régnent deux galeries l'une sur l'autre. Elles ont quatn^ arcades par travée, et la seconde galerie est surmontée d'une fenêtre en ogive géminée dont les colonnettes, en se prolongeant, reçoivent les retombées des arcades. Leur décoration , surtout celle des balustrades de la galerie supérieure, la plus ornée des deux, me paraît se rapporter au quatorzième ou même au treizième siècle, car on n'y observe que les ornemens ordinaires du gothique primitif , des trèfles , des quatre feuilles , et les combinaisons et les subdivisions variées de l'arc en tiers-point. Je ne sais si jamais l'église a été couverte d'une voûte. Elle ne l'est aujourd'hui que par un toit en planches fo^t délabré. Les chapelles latérales sont sans doute des additions du quinzième siècle, d'ailleurs très médiocres. De la même époque est une jolie boiserie placée dans le collatéral sud, appartenant, suivant toute apparence, à un orgue qui n'existe plus. On l'a réparée , ou bien on l'a terminée vers le milieu du siècle suivant, et la différence de style est frappante ; mais les ouvriers de la Renaissance se sont montrés bien inférieurs à leurs devanciers. La porte occidentale, en ogive, présente les ornemens ordinaires du roman fleuri, chevrons, étoiles, chapiteauxhistoriés, etc. L'autre porte , au nord , est en plein cintre et beaucoup moins ornée. Il ne paraît pas douteux cependant qu'elles n'appartiennent à la même époque; c'est
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un exemple enbre mille du mébiige de l'ogive et du plein cintre^ si fréquent à l'époque où rarchitecture hésitait entre le style bysantin qui finissait et le ^thique qui allait surgir.
L'autre église deLamballe, que l'on répm^t lors de mou passage, est petite et sans caractère. Bien que retouchée à plusieurs reprises, je n'y ai observé aucune partie qui m'ait paru antérieui^ au treizième siède.