SAINT-BRIEUX^ QUINTIN
Je ne connais iSaint^Bri^ix aucun monumeni:
qui mérite d'être décrit. La cathédrale, restaurée nouvellement , «at très médiocre. Au quinsième siècle, lorsque le gothique manque de richease, il ne lui reste aucun mérite*
M. Habasque, président du tribunal, et auteur d'un ouvrage estimé sur le département des Côtes-du-Nord, eut la complaisance de m'acconipagner dans les environs de la ville , où j'examinai quelques dolmens. £n voyant ça et là dans la campagne des quartiers de rocs amoncelés jsans ordre, des clôtures de champs formées de très grosses pierres . on peut conclure que ^ pigr^ a poasédé
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aulrefoieiui grand aombrede mon^»em celtiques, ren versés«l dîsperséftaujourd'hui par ftuito des pro* grêsder^griçuUure. Cette <x>DJecturo est d 'ailkurs fortifiée par la pfése»<^ de plusieurs de ces mo^ niimens encore debout. Auprès de la métairie de Coat , M. Habasque me fit voir im dolmen alongé, très bas ( quarante pieds de long environ et trois ou quatre de haut, quatre et demi de large) composé de deux rangées de pierres parallèles servant de parois, et d'autres pierres entassées au-dessus en . guise de toit. Elles étaient à lïioitié cachées sous les ajoncs et les ronces. Toutes étaient ahso* Uiroent brutes, et celles même qui serraient de tojt n'étaient pas plates.
£o admettant que le terrain se soit sensiblement élevé , il ueat pas probable ^u'un homme ait jamais pu pénétrer dans Tintérieur autrement qu'en rampant A Test , le dolmen , ou plutôt le kjstven (car cette dénomination convient mieux à ses dimensions)^ est ouvert, et fermé à l'ouest. Environ à une demi*lieue à louest du Coat, «nous vinries un autre lystven également orienté et de tous points semblable au premier, mais pr^édé dedeujEpeulvens médiocrement éleyés^plaoésàdix ou douae pas en avant de l'ouverture orientale et sur une ligne parallèle à l'axe du monument. J'ai souvent lu ce fait, que des peulvens précédaient ordinairement les dolmens, mais jusqu'alors je n'en avais pas vu un seul exemple , et depuis je
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n'en ai rencontré qu'à Sanmur (i). Aucun de ces moDumens n'a été fouillé. Je vous prierai, Monsieur le Ministre, d'appeler à cet égard l'attention de M. le préfet des Côtes-du-Nord.
Une autre excursion me conduisit de Saint- Brieux aux ruines d'une tour située vers l'extrémité d'une petite presqu'île au nord de la ville. Elle fut démantelée par ordre de Henri IV, après la guerre civile. On la nomme la tour de Cesson. Vraisembl^lement on s'est servi de la mine pour la détruire, mais telle était l'épaisseur et la solidité de cette construction , qu'une moitié est demeurée debout, tandis que l'autre tombait divisée en un petit nombre d'énormes fragmens.
J'observai que les pierres s'étaient^brisées plutôt que de se détacher du mortier qui les unit. Le ciment romain n'aurait pas été plus solide. Peut-être celte circonstance a-t-elle suffi pour accréditer l'opinion que cette forteresse était un ouvrage des Romains. Cette conjecture s'appuyait encore sur la découverte récente de médailles et de fragmens de poteries trouvés dans le voisinage. Malgré l'état de dégradation où se trouve cette tour, on ne peut
(i) Encore le peulveo de Bagneox est-îl assez éloigné du dolmen pour que l'on puisse douter qu'un rappoft quelconque de position ait jamais existé entre eux.