‹ Notes d'un voyage en AuvergneChapitre 1 sur 70 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

LIBBAIBIE DE H. FOUPNUîB,

l8 , RUR DE VRèURfl/.. ; , ;

ASTOP, LHNOX AHD TlLDEîH Fe#N»AT10N6

CjÉvaricum )

ANTIQUITÉS ROMAINES

U ne paraît pas douteux que la ville actuelle de Bourges n'occupe l'emplacement de l'antique Avaricum ; on ne doit point s^attendre pourtant à retrouver aujourd'hui des monuments de la cité des Bituriges. !5i l'armée de César avait laissé quelque chose à détruire , la civilisation romaine , encore plus puissante^ aurait bientôt promené son niveau sur ces vestiges d'un temps de liberté. L'inscription suivante prouve que, dès le premier siècle de notre ère, Avaricum était devenu une ville romaine.

PRO SALVTE CAESARVMÎPR-) MINERVAE \ DIVAE DRUSILLAE SACRVM

IN PERPETVVM CACILEIVS PRlMS^" lîïïïl AVG CCRDSSPD''

(i) Populi Romani^ (a) Primus?

(3) Sévir augustalis , cenùtor civium rornanorum , de suo sumpta poiuit , -dedicavit,

On vc^t dans lès caves de plusieurs maisons de Bourges quantité de blocs de pierre sculptés , em-» plojrés dans des constructions plus ou moins modernes. Parmi ces dâms, quelques fragments d'une frise couverte d'armures, et des bas-reliefs mutilés paraissent avoir fait partie d'un arc de triomphe ; enfin une certaine étendue des murs de l'enceinte actuelle atteste encore une origine ro* maine. Le.long de la promena4e de Séraucourt on peut suivre pendant plusieurs centaines de pas une muraille construite en opus incertum , lié par un ciment de chaux et de brique pilpe, et interrompu régi^lièment de distance en distance par d^s assiSij^s de briques longues et larges, disposées sur trois rangs, et séparées par une couche épaisse de i9Qrtier; çà et là, quelques portions du paFement ei) petit appareil subsistent encore. Entre la porte de Séraucourt et le jardin de l'archevêché et sur la ligne de l'enceinte antique , une construction de grand îappareil se projette hors de la muraille en demi-cercle ou plutôt en deipi-ovale. La perfec-? tion qu'on observe dans la coupe et l'appareil des pierres, les pilastres (j) qui flanqi^ent cette ruine ne laissent pas douter que ce ne soit un ouvrage romain ; mais quelle a été 9a destination ? A n'en considérer que la positiqn, on serait tenté de croire que c'a été une tour dé défense ; mais alors

(i) Une seule bas(^ est conservée; elle est altique. L'amortis scment est d'ailleurs absolument détruit.

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