PERSE
qu'elle décrit , elle me paraît une ogive à pointe obtuse, mais je n'oserais cependant afErmer que ce soit sa disposition primitive , non que cette voûte ait été réparée , mais elle a tellement souffert , et maintenant elle est tellement déjetée, que sa forme est difficilement reconnaissable. Dans les transsepts y seulement , les voûtes sont d'arêtes et garnies de nervures . carrées. — Fenêtres en plein cintre fort étroites ; quelques chapiteaux historiés dans le chœur et les transsepts (i), tous d'une sculpture grossière : ceux de la nef ne présentent que de larges feuilles simplement épannelées. Autour de l'apside principale et du chevet , on voit quelques modillons fantastiques , et au-dessus des fenêtres , des archivoltes ornées retombant sur de petites colonnettes ; mais toutes les sculptures de cette décoration sont des plus médiocres. La muraille occidentale est nue. On remarque pourtant
(i) J*ai remarqué sur un chapiteau deux guerriers combattant, Tun armé d*une épée , Tautre d^uue masse d'armes. Tous deux ont de grands boucliers arrondis par le haut et dont le bas se termine en pointe. Ils sont attachés au bras au moyen de deux courroies partUlèles au grand axe du bouclier. Déjà j'avais observé cette disposition singulière, qui contredit la plupart de nos dessins modernes , mais je ne l'avais pas encore vue si clairement exprimée. Puisque j*ai parlé de boucliers , j'allongerai encore cette note en faisant remarquer qu'au moyen-âge la forme en fut à peu près cotisUnte depuis le xi*' jusqu'au xv« siècle (arrondie par le haut , et pointue à la partie inférieure). Il parait que les fantassins seulement le portaient au bras ; les cavaliers l*avaient suspendu sur l'épaule gauche oh sur la poitrine, afin de pouvoir guider leur cheval de la main gauche.