CHAPELLE SAINT-MICHEL
très épaisse ^ mais fort gros^èremenl maçonnée : celle du chœur forme une demi-coupole.. Dans c^tle disposition que je viens d'esquisse^, il s'en £àut assurément que tout soit ^intique ou seulement appartienne à une même constructîcHi. Je \ doute fort que les coûtes et même les arcatures , \ ainsi que leurs chapiteaux, soient antérieures I au XI® siècle. Il eût été très intéressant d'examiner ; l'appareil pour y chercher les traces des différentes [ époques de cette église; mais aujourd'hui , caché ., sous du plâtre et du badigeon, il ne peut plus offrir le moindre renseignement. J'oubliais de noteiC que les voûtes et les arcades de Saint-Jean étaient toutes en plein cintre.
CHAPELLE SÂINT-HICHEL.
[S, Michaelde Segwreto nfêide Aeu.)
Dans un des faubourgs du Puy , non loin de la rivière de Borne , s'élève une masse volcanique , haute de plus de a3o pieds (i), et plus semblable à un obélisque qu'au rocher le plus escarpé que l'imagination puisse concevoir. C'est une des mer-
(i] Suivant M. de Lalande , le moot Saîot-Mîohel a i65 pieds de hauteur, 170 de diamètre dans sa partie moyenne, et environ 5 10 à sa base. Le sommet n'en a pas plus de 40 à 45 dans son pins grand diamètre. M. Bertrand a évalué à 85 mètres la hauteur du rocher.
veilles du Puy , et le nom vulgaire et ancien de Paigùille en caractérise bien Tétrange structure. Avoir la base etla^partie moyenne du rocher Saint- Michely on le croirait inaiccessible, et pourtant une chapelle avec \m clocher en couronne le sommet. Avant d*y poser une seule pieire , il a fallu tailler ou construire péiiiblement, le long de cette espèce de tour , un escalier dont les marches surplombent en maint endroit. Qu'on se représente la difficulté et la dépense d'une semblable entreprise ! L'honneur eh revient à un doyen du chapitre du Puy, TruannuSy qui en conçut le dessein et le mit en ps^rtié en exécution (i) vers la fin du x® siècle. Je dis en partie , car il me partiît évident que la cha-
Xi) D'après Oddo de Gissey, la première pierre de Saint-lflichel aui'ait été posée en 96$ , et « l'ouvrage mené au faite ou parachevé l'an 984, eu la saison que Guy II séait évêque du ^uy , selon que l'on peut apprendre d'une ancienne charte de fondation d'îeellei et d'autres manuscrits que j'ai leus. » Le frère Théodore (Hist. de N.-D du Puy. 1693) fixe à l'an 96a la pose de la première pierre, sans indiquer à quelle époque l'édifice fut terminé. « Gotescalqoe en ayant béni la première pierre au mois d'aoust 96a , passa le jer décembre à une meilleure vie. » Ces renseignements», dit le frère Théodore sont « tirés de t instrument de la fond<^Âon de cetti église , et du livre des obits de la cathédrale. » Cet instri^ment ne peol élre autre qae celui que cite la Gallia X»., tom. II, p. 755 , et date die lovis XV Kal, Aug^anno octavo , régnante Lotkario rege ^ laquelle année correspond à l'année 96a. Oddo de Gissey n'indique noUement ses autorités pour la date de Tachèvement de la chapelle , et le frère Théodore ne parait pas en avoir eu connaissance.. — Je ^^ m'explique point comment la charte datée du mois-de^joilletoa d'août -96a n'est point signée de Gotescalque, qui ne mourut qu en décembre , mais bien de Guy ou Wido qui prend pourtant le titre d'évéque.