‹ Notes d'un voyage en AuvergneChapitre 61 sur 70 · SAINTE-CHAPELLE · texte numérisé non relu

SAINTE-CHAPELLE

vient néoessaire, de vouloir bien contribuer, aux dépenses qu'entraîneront ces travaux , pour^étre exécutés d'une manière convenable.

RIOAI.

[Bieomagiu,]

SAINTE-GHAPBLLB.

Le monument le plus célèbre de Riom, celui où Ton mène tout étranger ^ c'est la Saii]|||-Ghapelle. De même que la Sainte-Chapelle de Paris, elle a cruellement sou£Fert des envahissements de la Cour royale 9 et l'on dirait qu'une même Êitalité a pesé sur les deux édifices. , ' * Il semble qu'il n'y ait eu qu'un plan poimtëates les saintes chapelles. C'est une nef courte , élevée ] à jour de tous cotés, en un mot une espèce deicage de verre , dont la décoration consiste surtout dans les vitraux qui garnissent les fenêtres. A Riom l'architecture est à peu près nulle» Construite vers la fin du xrv* siècle (i) , la Sainte-Chapelle n'offre pas un seul détail de sculpture qui mérite d'être cité y et je ne mentionnerai les colonnes dont les faisceaux forment la séparation des fenêtres que , parce que, dépourvues de chapiteaux, elles m'ont fourni le seul exemple que j'aie trouvé en Auvergne de ce caractère si fréquent dans le Nord, lors de la décadence du style gothique.

(i) En i38a.

358 mOM.

La Sattitê-Chafpelte de Riom doit sa répiitatioÀ à ses vemèroSy qoi, malgré les mutilatiotis qaWeâ ont subies y se font remarque!» par un admirable ensemble. Par suite des dispositions modernes, un plancher divise horUQntalement le vaisseau ; le rez-de-chaussée est occupée par la Cour royale, et là tous les vitraux ont été remplacés par du verre blanc , afin de donner plus de jour à « Messieurs ». Dans Fétage supérieur sont entassées les archive» , ^t la province est tellement pirocessive que <Mte salle est littéralement encombrée. Pour voir les vitraux il faut se glisser entre les étagères et Its fi^oétres j et comme l'œil ne peut embrasser qu'un petit espace, il est presque impossible de juger de l'effet général. Je ne connais point de verrières qui l'emportent sur celles-ci pour Téclat des couleurs , et autant qu'il m'a été permis de Fap* précier, leur di^ribution est satisfaisante sôus le rapport de l'harmonie. Quant à la composition , en général , elle se réduit à une suite de grandes figures de saints ou dé prophètes , dont chacune occupe une des divisions marquées par les meneaux. Chacune est surmontée d'un pinacle , d'une couleur blanc verdàtre, se détachant sur un fond alternativement rouge ou bleu et toujours trèsintense. Dans les tympans , entre les enroulements capricieux des maieaux flamboyants, on voit de petites figures, plus rarement des compositions entières, traitées quelquefois avec beaucoup de grâce. J'ai cru remarquer plusieurs styles de pein-

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