V. canina
MM. Rouy et Foucaud ( Flore de France, III, p. 6), tout en rappelant ma Note de 1895 dont ils tiennent si peu de compte qu’il semble bien qu’ils ne l’aient pas lue, assimilent la plante des Deux-Sèvres au V. canina var. lanceolata Martrin-Donos. Cette opinion n’est pas soutenable. Ma plante n’a rien du canina, sinon dans sa race ou sous-espèce V. pratensis.
D’ailleurs elle diffère absolument du Viola décrit pardeMartrin dont je possède, grâce à l’obligeance de M. Mue, détenteur actuel de l’herbier du botaniste albigeois, des exemplaires authentiques étiquetés par l’auteur lui-même. C’est une plante de dimensions bien plus exiguës que la mienne, et d’ailleurs parfaitement fertile.
La description du Viola Guitteauæ doit être complétée comme il suit :
Feuilles estivales plus larges et cordiformes à la base, rappelant les feuilles du V. Reichenbachiana. Hybride certain dû à l’intervention de ce dernier ou tout au moins d’une forme du V. sylvestris et du V. pratensis.
Hab. : Abondant dans un petit bois près de Vanzais (Deux- Sèvres), où il reste constamment stérile et ne se reproduit que par son système souterrain.
Linum salsoloides Lam.
La Flore de France de M. Rouy décrit (p. 171) trois variétés françaises de cette espèce.
11 n’est pas toujours facile d’identifier exactement certains échantillons d’herbier. C’est ainsi que je possède deux parts de L. salsoloides récoltées, l’une à Saint-Maurice (Gard), prés de la Candolière, en mai 1873 par la Société d’études des sciences naturelles de Nîmes, l’autre à Belfort (Lot) en juin 1873 par l'abbé Bousquet, toutes deux remarquables par leurs feuilles étroites, étalées, dressées, celles des tiges stériles étalées à angle droit. Mes échantillons se rapprochent surtout de lavariété alpinum, dont les tiges stériles ont les feuilles étalées, mais plus courtes et plus larges. Plantes basses. A comparer avec un L. salsoloides v. longifolium S. P. (Sennen, Plantes d'Espagne , n° 270), mais celui-ci est de taille beaucoup plus élevée et à feuilles bien plus allongées. La description de Lamark de sa variété B. : foliis (longioribus) minus strictis, conviendrait assez à la plante du Lot et du Gard, sauf le mot entre parenthèses.
Dans le doute, tout en signalant cette intéressante variété, je crois devoir m’abstenir de lui donner un nom de peur de compliquer la synonymie.
Linum strictum v. serrulatifolium Giraudias.
Cette curieuse variété a été trouvée par moi au milieu d’un
lot de L. strictum L. v. cymosum G. G. récolté à Port-Sainte-
Marie (Lot-et-Garonne), le 8 juin 1882, par mon ami Brévière, récemment décédé à Ariane. Elle est remarquable par ses feuilles plus ou moins régulièrement dentées en scie, cas unique à ma connaissance dans le genre, du moins pour les espèces européennes. Il ne s’agit pas d'un accident traumatique.
Diagnose latine : L. stricto L. v. cymoso sat similis, sed foliis plus minusve serrulatis, nec integris.
Linum angustifolium L. v. genuinum s.-v. nanum R.
Je rapporte, non sans hésitation à cette sous-variété un Linum que j’ai récolté assez abondamment le 28 mai 1899, dans une lande bordant la cote, près de Concarneau, en société avec le liomulea Columnæ , déjà tlétri. La plante du Finistère est remarquable par ses tiges basses (o à 10 cm.) couchées et ascendantes, ses feuilles plus courtes que dans le type, presque imbriquées, garnissant la tige presque jusqu’à l’inflorescence assez pauvre. Se rapproche de la variété siculum Pr. qui est plus élevée, à foliation moins serrée. Les fleurs d’un bleu pâle sont assez brièvement pédonculées.
Linum læve L. v. genuinum R.
J’ai mentionné dans mon énumération des plantes du canton de Limogne le Linum austriacum. C’est une erreur. La forme que j’ai rencontrée à Limogne y est fort rarë, car je n’en ai vu que deux pieds, croissant avec le Spiræa obovata. C est une plante de grande taille, environ 40 cm., à tiges stériles très
feuillées. à racine grosse, que je rapporte au L. læve L. v.
yenuinum R.
Géranium sanguineum L. v. prostratum Pers.
Je crois devoir inscrire sous ce nom la plante qui croît assez abondamment sur le Pech de Foix (Ariège), à racine oblique et à tiges ascendantes, à poils nombreux, particulièrement sur les calices et les pétioles. Toutefois la plante ariégeoise est plus développée et a les feuilles plus grandes que celle de Biarritz.
Quant à la couleur des fleurs que M. Rouy (IV, p. 8G) dit plus pâles, couleur chair, je ne l’ai constatée ni à Foix, ni à Biarritz, où j’ai récolté la variété prostratum en juin 1912.
Géranium phæum L. var. flore albo.
Allier : Saint-Pourçain, juin 1884, leg. Bourgougnon.
Géranium dissectum L. var. flore albo.
Gard : graviers de Coularon, près du Vignan, 26 mai 1877, Leg. L. Anthouard.
Géranium molle L. var. supinum Fouc. et Jousset (Bulletin de
la Société Rochelaise, 1898, p. 24).
La description de cette variété s’applique presque de tous points à une forme du Géranium molle récoltée par moi à Beg- Meil (Finistère) le 4 juin 1900. Toutefois la plante bretonne est beaucoup plus grêle que celle de la Charente-Inférieure, ses
fruits et ses feuilles sont presque de moitié plus petits. Je n ai pas noté la couleur des pétales, dont Foucaud dit pour sa plante qu’ils sont plus colorés que dans le type.
Géranium Villarsianum Jord.
Finistère : vieux murs à Loctudy, juillet 1899, déterminé par M. Foucaud.
Géranium sylvaticum L. v. parviflorum Knaf.
On lit dans la Flore de France de M. Rouy, IV, p. 81 :
parvi/lorum, feuilles interr (L et plus haut, p. 80, var. S
entre celles des
feuilles de la variété a.
Sans doute c’est une bien légère critique vis-à-vis d un ouvrage si important et si rempli de faits, mais le lecteur ne s’en trouve pas moins embarrassé.