‹ Notes de botanique systématique. VIChapitre 2 sur 3 · L. GlRAl’DIAS · texte numérisé non relu

L. GlRAl’DIAS

Royan, dans un jardin abandonné. J’ignore si cette Malvacée y avait été cultivée précédemment. Le L. arborea se trouve fréquemment dans l'Ouest à l’état sporadique. Lloyd, dans la Flore de l'Ouest , ne le signale pas dans la Charente-Inférieure; mais la Société Rochelaise 1 a distribue de Saint-Georges d’Oléron, sous le n° 2 820, recueilli par M. Réau.

Carduus tenuiflorus Curt.

Cette espèce n est pas indiquée dans la péninsule Scandinave. Cependant j’en ai reçu un bel exemplaire dans un fascicule de plantes suédoises. La plante désignée à tort sous le nom de C. acanthoides a été récoltée le 2 juillet 1893 par M. J. A. Holm. L’étiquette porte l’indication géographique suivante : Medelpad Wifstavay (Carlau). Il est à remarquer que cette plante vient surtout dans les décombres et qu’il est admissible qu’elle ait des tendances à se répandre.

Sonchus arvensis var. riparius Magn.

A Royan, dans le bois de Yallières, sur les bords du ruisseau, j’ai récolté un Sonchus de très grande taille que je ne puis rapporter qu’à cette variété. Elle est très assimilable aux échantillons distribués par M. Magnier dans son Fl.selecta, sous le n° 1 224, numéro indiqué comme référence par \1. Rouy, (Fl. de Fr ., IX, p. 203). Elle a toutefois des calathides moins nombreuses et les feuilles moins longues (de 20 à 23 cm. au plus). Les fleurs sont très grandes, abondamment pourvues de

poils glanduleux.

Il est à noter que cette variété n’a pas échappé à l’œil perspicace de Lloyd qui en dit ( loc . cit., éd. 4, p. 211) : « Quelquefois haut de 10-13 décimètres, sur le bord des eaux, en cet état, il ne faut pas le confondre avec le suivant (S. palustris) ».

Peu d’espèces végétales peuvent mieux que le S. at vensis revendiquer la qualification de « variable ». Mot vague en vérité et qui, je le crains, ne correspond pas à une réalité bien définie. Je possède dans mon herbier le S. arvensis d assez nombreuses localités. U ne s’y trouve pas deux parts qu on

pourrait réunir sous un même vocable, comme étant exactement synonymes. Ce qui indique que ce type linnéen renferme un très grand nombre de formes, ou même de races qu on

pourrait distinguer, qui se reproduisent peut-être avec leurs caractères propres et dont l’École jordannienne, en les cultivant, aurait fait autant d’espèces.

Jasione maritima Duf.

M. Rouy, dans sa Flore de France , X, p. 92, rapporte cette plante comme race au J. montana dont la caractéristique est de ne pas porter de rosettes stériles. Or, dans une excursion que je fis en juillet 1916 entre Saint-Palais-sur-Mer et la Grande Gôte, près Royan (Charente-Inférieure), sur des falaises sablonneuses avoisinant le Puits de Roture, j’ai récolté des échantillons du J. maritima manifestement pourvus d’assez nombreuses rosettes. Il n’y a aucun doute à émettre sur l’identification de la plante. Or Willkomm et Lange dans leur Prodromus floræ hispanicæ avaient fait la même remarque que moi et rapporte le J. maritima qui croît aussi sur les côtes océaniennes de l’Espagne comme variété au J. humilis.

Je ne crois pas avoir à discuter ce rapprochement entre une plante montagnarde et une plante maritime, mais toujours estil que la plante de nos côtes de l’Ouest n’appartient pas au groupe du J. montana et doit être classée dans une espèce différente. Elle ne doit pas être confondue avec la var. littoralis Fr., plante septentrionale signalée en Normandie et en Bretagne.

J ai examiné les Jasione du Muséum sans y trouver d échantillons caractéristiques pouvant être assimilés avec certitude à

la plante charentaise.

J ai été plus heureux avec l’herbier Cosson, que son très obligeant conservateur, M. Jeanpert, a mis à ma disposition avec une complaisance dont je ne saurais trop le remercier.

J ai trouvé dans cette collection deux exemplaires portant des

rosettes : 1 un récolté par A. Guillon à Royan en juin 1842,

1 autre rapporté de la Teste (Gironde), le 14 juillet 1847, par Gosson lui-même.

Dans cette dernière part les rosettes commencent à se développer.

Dans ses exsiccata, M. Magnier a publié, sous le n° 2 619, un J. Maritima que M. Rouy n’indique pas comme référence, mais dont les exemplaires, bien que ne portant pas de rosettes, ne laissent subsister aucun doute sur leur identité avec la plante

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