D. Descartes
4. Parce qu'ils ont de grandes passions qui les conduisent aux uns et aux autres. Les petitesses des hommes célèbres intéresseront cet historien réaliste des mœurs. Heîvetius dira dans VEsprit : « Qu'importe au public la probité d'un particulier? Cette probité ne lui est de presque aucune utilité. Aussi juge-t-il les vivants comme la postérité juge les morts. Elle ne s'informe point si Juvénal était méchant, Ovide débauché, Annibal cruel, Lucrèce impie, Horace libertin, Auguste dissimulé et César la femme de tous les maris; c'est uniquement leurs talents qu'elle juge ». Disc. III, ch. VI. t. III, p. 84.
Mon esprit qui n'est plus retenu par l'obstacle des corps s'elançe avec force dans les plaines de la metaphisique
le génie est comme un feu qui s'entretient par la matierre qui c'enflamme par le mouvement et qui s'augmente a mezure qu'il brûle car la force du génie ne croit que par l'abondance des choses
la vérité est un flambeau qui luit dans un brouillard sans le dissiper
et la vérité ayant dégrader les dieux du trône ou l'erreur les avoit élevé a rendu les mortels égaux aux dieux ^
il y a des vérités qui semblent borner l'esprit et audela desquelles il semble qu'il n'y ait plus de chemins pour aller tel on voit dans la mer deux montagnes qui semblent se joindre et borner l'étendue des mers ceux qui osent aller jusqu'au pied souvent trouvent détroit qui les conduisent dans de nouvelles mers immenses^
cest contre ceux qui doutent 3 sans se donner la peine de rechercher
les petits esprits qui cherchent la vérité et qui en sont bientost las sont semblables a ces enfants qui ayant faits quelques tours sont étourdis les colonnes qui soutiennent le vestibule ou ils sont semble tournoier ils craignent leur chute et ils ne voient plus rien^
1 . C'est encore une des idées exprimées dans VEpîire sur V Orgueil et la Paresse,
2. Les quatre pensées précédentes sont barrées au crayon ou à l'encre.
3. Heîvetius n'est ni dogmatique, ni sceptique. Il aboutira à une doctrine positive. Il ne peut s'en tenir ni à Platon, ni à Malebranche, ni à Montaigne.
4. Heîvetius a fait un persévérant effort pour découvrir et dire la vérité. Il écrira dans la Préface du traité de V Homme : « Je ne serai point le panégyriste de cet ouvrage ; mais j'assurerai le public que toujours de bonne foi avec moi-même, je n'ai rien dit que je n'aie cru vrai et rien écrit que je n'aie pensé ». .
Musique ' des anciens Dialogue
Platon ne permettoit que deux mode le lidien et le plirigien l'un pour imiter le courage avec lequel on affronte la mort le lidien pour inspirer la modération dans toutes les action soit qu'on demande ou Ton refuse soit que Ton conseille ou qu'on persuade (P. 8i)
expérience par laquelle Pitagore vint a la connaissance que l'octave etoit composée de 12 demi tons (pa. 42)
faits singuliers sur les effets de la musique (pa. 17 etc)
Elisée avant de prophétiser demande que Ton luy amené un joueur d'instrument (pa. 20)
Public son jugement est pendant la vie d'un auteur comme une onde agitée qui monte qui baisse mais cependant a la fin qui attrape son calme
vice et par la liste des exemples vicieux le corrupteur fournit a la jeunesse des excuses aux sien
les vices des grands sont des germes féconds qui en enfante d'autres
les anciens foisoient mûrir leur vins a la fumée pour leur oter le goût rude que les vins nouveaux ont d'ordinaire et les faire mûrir
le vin s'apelloit le lait de venus
que les vignerons aux vendanges foulent dans leur danses la terre qui leur a donné tant de peine a cultiver
les anciens buvoient pour avoir plus d'esprits
divertissons nous jusqu'à ce que la viellesse ait répandu sa nege sur notre tête et qu'en succant les suc de notre corps elle ait étendue notre peau
vie s'écoule rapidement les roses ne font que paroitre a la terre chaque plaisir ont a peine le tems de se sentir
1 . Helvetius qui allait assidûment à l'Opéra adorait la musique, surtout la musique italienne.