‹ Notes de la main d'Helvetius [microform]Chapitre 35 sur 79 · Ces quatre notes sont barrées · texte numérisé non relu

Ces quatre notes sont barrées

3. L'amour de la gloire, et de la vérité, et de faire « étinceler » la vente

est manifeste chez Helvetius. ^ . •

4 Encore un projet. Il sera réalisé non dans un poème épique, mais dans le livre de l'Esprit où la description des miracles dus à l'imposture des prêtres et à l'imbécillité du peuple tient une place réelle et considérable.

rinterest ^ afila et trempa les epées fit sortir le tonnere des colonnes de bronze

l'esprit anime la statue de la beauté c'est la le feu de promethée

Esprit ont peu juger de la sagacité par la plus grande promptitude avec laquelle un homme entendra une proposition difficile qu'un autre, pour en être plus sur il faudroit que l'un et l'autre n'eut pas plus de choses analogiques pour comprendre cette chose la que l'autre ce dont il est impossible de s'assurer. Ainsy tout compris il faudra s'en tenir a la vivacité de la perception n'importe qui l'occasionne

et l'on ne doit juger de l'étendue de l'esprit que par la quantité de pensées et d'inventions que deux mêmes hommes auront tirés de la même chose (abstraction faite comme cy dessus des choses analogiques qui les conduiront a des découvertes détail ou l'esprit humain ne peut entrer ^

en gênerai on n'estime en fait d'esprits que les i*"» de la sphère ou l'on est ainsy un sot ne peut estimer qu'un homme un peu moins sot que luy il ne verroit pas un homme d'esprit c'est pour luy comme une masse dont son œil ne peut embrasser l'étendue 3

l'esprit décide hardiment et la sottize en hezitant dans les ouvrages d'esprits

le grand esprit sent plus les beautés que les défauts il n'y a que les petits esprits qui craignent les hardiesses dans les ouvrages d'esprits

Helvetius ne tarit jamais sur le chapitre des superstitions. De là, dans le texte et les notes nombreuses, tant de fakirs, de brahmines, V. Disc. II, ch. xiv, ch. XIX, etc., etc..

1. On sait la place qu'Helvetius donne à l'intérêt dans sa doctrine, l'intérêt étant associé à la recherche naturelle et nécessaire du plaisir.

2. Helvetius traite successivement dans V Esprit de l'esprit fin, de l'esprit fort, de l'esprit lumineux, de lesprit étendu, etc..

3. V. de r Esprit, Disc II, ch. n de l'esprit par rapport à un particulier (t. III, p. 24 et suiv.).

tartare radamante jugeoit les asiatiques Eacus les europeans et minos avec un sceptre d'or levoit les difficultés que ceuxcy ne pouvoient lever

trace c'estoit la nation qui versoit le plus aisément le sang quand ils etoient echaufés par le vin

traductions

pour bien traduire un ouvrage ^ il faut une 2^^ fois l'enfanter dans sa langue il suffit que dans le portrait il y ait un air de ressemblance • il faut rendre non mot pour mot mais beauté pour beauté

Charles 7 imposa le 1^' des tailles sans le consentement des états généraux a quoy consentirent les seigneurs pour certaines

pensions

traités les Rois ne les peuvent garder celuy qui accorde la paix le fait par force de craintes que ses peuples fatigués de la guerres ne se révoltent ou que les princes étrangers ne prennent le parti du vaincu. Le vaincu le fait de son coté par force ainsy ils sont toujours lorsque l'occasion se présente en droit de faire la guerre. Car il y a fort peu de traités de bon grez^

Almanzor prince maure sujet de tragédie 5

Alcée de mitilene grand poète lirique se met a la tête des exilés et chassa de sa patrie les tirans qui la desoloient

âmes les anciens croioient qu'elles conservoient après la mort leur inclinations

1. Helvetius proposa, un jour, à Hume de traduire un de ses ouvrages tandis que le célèbre Ecossais traduirait le sien. VEsprit parut peu après à Londres et il renonça à ce projet.

2. Le manque d'illusions dont on peut se plaindre chez un pur moraliste devient de la clairvoyance chez un politique. V. à ce propos les curieuses lettres inédites d'Helvetius concernant la mission diplomatique dont il se chargea en 1765, à son retour de Beriin, en vue de réconcilier le grand Frédéric et la cour de Versailles (Helvetius, sa vie et son œuvre, appendice 1).

3. L'un des premiers ouvrages d'Helvetius fut une tragédie : la Conjuration de Fiesque, qui fut montrée à Voltaire et dont il ne reste rien.

acheron fontaine de Tarcadie

atlas mont d'afrique

argent ce qui fait son poix et Temploy qu on en fait

les brebis a athenes et a torente avoient la laine si fine et si belle qu'on les couvroit de peaux pour la conserver

arsenaux c'est la que se fabriquent les armes a travers des tourbillons de flammes on voit rouler en torrents les métaux embrassés les carquois du tonnerre aussy terrible que luy ' qui se pétrifie dans l'air si trempent et qui en les formant on déjà causés l'horreur présage de celuy qu'il doit inspirer

on voit pendre aux murs des arsenaux l'horreur la désolation les plaintes les cris sous la forme de coutelas de baionnette etc

les bombes. La mort les bras ouverts ^ avec des ailes les emportent dans les airs etc Décrire et se précipitent avec elles 3 1

la mort vole d'une aile si rapide que rien ne peut l'arrêter et avec sa faux elle abbat en passant souvent plutost les têtes plus élevées des rois

elle fuit devant le brave qui va au devant d'elle et court et attrape avec ses jambes décharnés le lâche qui la fuit

la mort quelquefois va étrangler chaqu'un dans son lit quelquefois pour en fraper plusieurs a la fois et les assemblent en armées et lorsqu'il croient ne s'assembler que pour se venger c'est la mort qui a voulu se donner ce spectable sanglant

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