‹ Notes de la main d'Helvetius [microform]Chapitre 34 sur 79 · Barré · texte numérisé non relu

Barré

il y avoir d'orgueilleuse tour la seule vertu reste seule sans changer quand tout change

et l'echafaud ou monte la vertu devient un trône ou sa gloire

étincelle

Epicure ^ est le seul des anciens qui humaniza la vertu philosophique

venus change la beauté de ma maitresse que ce corps doux et blanc de l'albâtre se change en peau écaillée cette belle croupe en queue de serpent etc non si je te demandoisde la faire aussy aff"reuse qu'elle etoit belle la puissance des dieux ne le pourroit les cnidiens avoient chez eux la belle venus de praxitele dont nicomede avoit voulu donner de quoy paier les detes de la ville qui étoient considérables

Pensées, elle ne veulent pas qu'on leur indique les objets quelles doivent poursuivre ni qu'on les détache de ceux qu'elles ont en vue on a beau faire elles prennent pour ainsy dire le mors aux dents et emportent l'homme malgrez luy

Peuplier hercule etoit courronné de peupher a la descente aux enfers la sueur flétrit la feuille du coté de sa tête et la fumée la noircit de l'autre coté

Que le grand de la pensée produize le grand de l'expression 2

Préjugés, souvent les pères avec leur succession nous laisse

leur ridicules opinions 3 , Prêtre ont les vit dans ces tems courir dans les villes le fer

1 . Voltaire, en corrigeant l'Épître du jeune Helvetius sur la Paresse et rOrgueih appelait son attention sur Èpicure dont il n'avait pas parlé en dissertant, plus ou moins poétiquement, sur divers systèmes philosophiques

de l'antiquité.

2. L'expression n'existe, en effet, que par rapport à la pensée qui doit la faire naître. La beauté réelle et durable du verbe doit jaillir, de l'idée ou du sentiment. Les Parnassiens ont probablement fait du tort à cette conception.

3. On reprochera à Helvetius d'avoir attaqué les traditions. Aucune nouveauté n'effraye le hardi philosophe de V Esprit.

et la flamme a la main ne respirant que la mort et le sang tel après proserpine enlevée la furieuse ceres et ses nimphes couroient dans les campagnes mettoient le feu aux moissons et la flamme complice de sa fureur percer la terre pour en dévorer les racine

dans les étoffes le mélange des soies tantost la docte main représente la nature la flamme féconde qui donne a travers la glace des airs ^ la forme et la couleur sur cette terre suspendue ou Ton voit Tonde serpenter et qui peinte dans un instant de mouvement semblent en avoir on attend toujours que ces vagues élevées retombent on croit les entendent bruir tant Foreille est la duppe de Tœil

le prêtre enfermé dans le Dieu idole repondoit pour luy

les peintres qui mettent dans une couleur la joie la tristesse la vie la mort la nuit la lumière les désirs etc

le toucher peut a peine dissuader la vue

les peuples de libie adoraient les montagnes et les gaulois les grands chênes

Prestiges le serpent qui se laissa mener d'epidauris a Rome, le navire qu'une vestal tira avec un simple ruban. L'eau qu'une autre vestal tira avec un crible Tapollon de tir que Ton fut obligé d'enchainer a sa baze de peur qu'il n'alla se vendre au camp d'alexandre (mettre tout cela en comparaison)

le fard du préjugé peint aux yeux vulgaires le vice en vertu et la sottise en raison je sçais que je ne feroi revenir personne mais je m'en gareray

en perse on fouettoit les robbes des grands qui avoient failli et on abbattoit la tiare de ceux a qui onauroit du abbattre la tête ^

1. A travers îa gîaçi des airs ajouté entre deux lignes et parmi toute sorte de ratures.

2. Il y a dans V Esprit une accumulation de faits empruntés aux peuples de rOrient, aux nations orientales, aux tribus sauvages. Ce sont les phénomènes, d'une réalité ou d*une interprétation souvent contestables, dont le « physicien » des mœurs s'efforce de tirer les lois.

— 6i — Peintre il y en a un qui mourut de rire en regardant le portrait d'une vieille qu'il venoit d'achever

Pleurs nous pleurons souvent^ avec de véritables larmes des meaux idéaux et qui sont semblables a ces songes ou l'imaaination a la lueur d'une lampe obscure laisse entrevoir des fantômes effraiants

Esprit un bon esprit voudroit appercevoir tout de coup les vérités les plus abstraites et leur conséquences comme dans une course le conducteur d'un char frémit que ces chevaux n'attaquent pas le but aussy vite que sa pensée

il y a peu d'esprit qui voient les objets éloigné tels qu'ils sont comme les tours quarrées paroissent rondes de loin

il y a des esprit qui pensent différemment sçlon les dernières personnes qui leur ont parlé semblables a ces étoffes qui réfléchissent diverses couleurs selon que les raions du soleil frape tantost le rubis tantost l'asur l'emeraude etc que mon esprit force les barrières de Terreur ^ Epicurien qui disoit en mourant

vixi et quem dederat cursum fortuna peregi

Técrit ne viellit point ou le vray étincelle 3 ^

Poème épique les miracles s'y feront par les intrigues des prêtres et les plus grands miracles les faire faire par des fourberies en voulant imiter ceux de Teternel et dire alors ce que c'est qu'un vray miracle au dessus des forces de la Nature

trouver le moien d'y peindre les fêtes des anciens et chercher les historiens qui en parlent 4

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