Prêtent
2. Helvetius appliquera sa franche et brutale analyse à l'étude de l'amitié {De r Esprit, Disc. III, ch. xiv). — Croix dans la marge.
5. Helvetius semble avoir réfléchi d'une manière sérieuse sur des questions de mathématiques et de physique, et non simplement pour suivre la
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la critique accuse souvent a tort un auteur d'obscurité un aveugle ne voit goûte partout dans la nuit ou jour
la chimie folle rivale du soleil entourée de feux et de souflets de fourneaux noircis de fumée tenant tous les métaux dans ses mains s'efforce en vain d'en faire de l'or
le crime promené dans les villes par des prêtres imposteurs marchoit sous le nom de la divinité ^
le crime qui parle de dessus un trône n'est que trop écouté^
aux fêtes de bacchus de venus les paiens etoient criminelles par religion
un Roy de la chine fit tirer un canal d'une demie lieue dans une montagne pour donner passage a une rivière qu'il vouloit conduire a Rionan il plaça deux mille statues sur les bords du canal
les crimes atroces dit tacite se commencent avec péril et s'achèvent avec recompense
un fameux critique dit boccalini ayant ramassé toutes les fautes célèbres d'un poète en fit présent a apoUon le Dieu le reçut bien et pour le recompenser il mit devant luy un morceau de bled qui n'etoit point vanné luy ordonna d'en séparer la paille cela fait il luy fit présent de cette paille
la nimphes court sur la pointe des flots
les nimphes vont dans leur voiles recueillir les larmes de l'aurore 5
la mer au soleil déploie ses ondes en nappes d'argent4
mode, pour imiter l'exemple de Maupertuis, fameux en son temps, de Voltaire, etc..
1. V. dans r£5/>nV toute sorte de petites histoires significatives concernant les bonzes, les imans, les prêtres de Memphis.
2. Helvetius a et gardera une haine égale pour la superstition et le despotisme qui, d'ailleurs, se tiennent.
3. Cette mythologie du dix-huitième siècle sait être tour à tour froide ou bien gracieuse, exquise.
4. L'auteur a d'abord écrit d'or, puis il a barré le mot qui n'était pas
juste.
en vain se croit on poète sans le feu divin quand promethée eut forme la statue de Thomme il ne Tavoit pas fliit un homme jusqu'à ce qu'il l'eut animée avec le feu céleste et Ton n'a point fait de vers si on y a mis le génie
loin ces poètes par art ce sont des fleurs qui viennent par force et qui n'ont jamais d'odeurs ni de vives couleurs
loin celuy qui arrache en suant un vers dur de sa tête le vers doit se présenter jamais ni se chercher
la seule harmonie fait retenir et répéter^ le vers
il faut dans ses tableaux peindre la plus belle nature
le vers pour être beau veut être retouché
le travail doit polir l'ouvrage du génie ^
l'onde forme la perle et l'art la polit
le soleil le rubis mais il ne brille que par le secours d'une main habile il faut que le travail polisse le vers
la terre produit les fleurs l'art en fait un bouquet
craignons a force d'être correct que le vers soit moins etincellans ou froid
pour un fécond génie il ne faut qu'un amy qui luy fasse rejetter cela et l'oblige a retoucher ses ouvrage
les vers sont souvent comme les fleurs dont on fait exhaler l'odeur en les touchant trop souvent ou comme une femme qui perd ce premier éclat des roses sur son visage en voulant le frotter pour se donner des couleurs plus vives 5
le françois n'est plus suceptible d'une vive impression et le vers ne plait plus que par refleetion les grecs avoient l'ame plus sensible au beau soit que cela vienne ou du climat ou de l'éducation 4