‹ Notes de météorologie, rédigées pour l'enseignement primaire [microforme]Chapitre 2 sur 2 · HAUTEUR VITESSE EN MILLES À L'HEURE · texte numérisé non relu

HAUTEUR VITESSE EN MILLES À L'HEURE

été hiver été hiver Cirrhus..…......,,33000....27000 .…… res QT. .....: 143 Cirro-cumulus. .…..25000..., 23000... … ...73.......130 Strato-cumulus ... Gb... ;::: Fri ritenrure spa se

Cumulus.....,... 4780... 4603. ...... ..,,30....... 45 Cumulo-nimbus... 4000... Cr Nimbus ......... 2373 PSS RMS NRR SNS KO ES RON RS a 6 ee Stratus........., 1943... LETTRES TS 33

Suspension des nuages—Les gouttelettes des nuages pèsent à volume égale beaucoup plus que l’air. Elles tombent donc, mais très lentement, à raison de leur extrême petitesse. A mesure qu'elles descendent, elles se vaporisent au contact de l’air chaud des niveaux inférieurs, et remontent sous forme

où

ce qui explique les changements incessants de leurs contours, même dans les temps de calme. Cette altération de forme est encore beaucoup plus rapide si la force du vent n’est pas négligeable.

Pluie —Les fines gouttelettes des nuages s'agglomèrent quelquefois les

riables, vu que les conditions atmosphériques, encore mal connues, qui prési-

dent à leur origine sont loin d’être toujours les mêmes. Ils se forment dans

toute la masse du nuage, et grossissent en tombant, s'ils traversent des milieux Sursaturés. Ils diminuent au contraire si l'air est sec. Quelquefois ils s’évaporent avant d'arriver jusqu’au sol.

On mesure la quantité de pluie qui tombe avec l'udomètre ou pluviomètre, C’est un vase cylindrique, que l’on installe loin des édifices, afin d'éviter les remous qui se produisent dans les courants d’air superficiels, et dans lequel on mesure l'épaisseur d’eau tombée. Un pouce d’eau correspond à environ 100 tonnes par arpent. ‘

* La moyenne annuelle de u qui est tombée à Québec pendant les dix dernières années, d'après un releve fait par M. Smith, de l'Observatoire, est de

Verglas.—C'est le résultat de ta congélation de la pluie qui tombe sur des surfaces dont la température est au-dessous de zéro. Le verglas peut causer des dégâts considérables, à raison du poids extraordinaire dont il charge les ob- 3ets snr lesquels il se dépose.

Rosée.—Pendant les nuits claires de l’été, le sol se refroidit par rayonment. L'air qui le touche subit les mêmes variations de température ; sa vapeur d’eau devient bientôt sursaturée, et elle se dépose en gouttelettes sur les objets environnants : c’est la rosée. Plus les surfaces rayonnantes se refroidissent, plus le dépôt de rosée est abondant. Toute cause qui favorise

à quyonnement, comme un ciel bien pur, un grand calme de l'air, est de nature à augmenter je dépôt de rosée. Au contraire, si le rayonnement est faible, Par exemple, si le ciel est Couvert, si l’air reste chaud, il y aura très peu de rosée.

Toute l’eau qu’on trouve le matin sur les plantes ou le sol ne provient pas exclusivement de la condensation de la vapeur d'eau de l'atmosphère, La Plus grande partie vient du sol lui-même, soit qu’elle monte à la surface par Capillarité, soit que les racines des plantes, après l'avoir puisée dans la terre, la laisse s'échapper au dehors par les pores aquifères des feuilles,

Gelée blanche.—I1 arrive quelquefois, surtout le printemps et l'automne, que, par suite du rayonnement nocturne, la température de la surface du sol tombe au-dessous de zéro. Alors la vapeur d’eau de l'air passe directement à

la gelée blanche. La même chose se produit sur les rameaux des arbres quand, après un grand froid, l’air devient subitement très humide. La vapeur se congèle et cristallise au contact des branches qui se couvrent alors de givre.

Serein.—Ce sont des gouttelettes excessivement fines qui prennent naissance dans l'air peu après le coucher du soleil, surtout quand la journée a été très chaude et très humide. Dès que le rayonnement nocturne commence à se faire sentir, la vapeur d’eau, se trouvant immédiatement sursaturée, se condense sur les surfaces exposées au grand air.

RS MARS, us ni à É sé Lan Cycione.—Les cyclones sont des masses d’air, tourbillonnant sur elles. mêmes, qui apparaissent de temps en temps en différents points du globe. On peut en distinguer deux catégories : les cyclones tropicaux et les cyclones extra-tropicaux,.

Cyclones tropicaux.—Ils sont caractérisés par un centre de basse pression vers lequel se précipite l’air des parties voisines. Ces courants élémentaires, au lieu de s’avancer en ligne droite perpendiculairement aux isobares, sont déviés, grâce à la rotation de la terre. vers la droite de leur trajectoire et n'arrivent au centre de basse pression qu î i

du principe des aires, leur vitesse linéaire augmente en même temps. Près du centre, elle atteint souvent 75 à 80 milles à l'heure, et alors l'air en mouvement, surtout la partie qui est près de la surface terrestre, décrit des cercles .

Au centre, les masses d’air chaud et humide montent et, par conséquent, se refroidissent, Leur vapeur se condense, de lourds nuages apparaissent qui sont rejetés sur les côtes par la force centrifuge. C’est à cette condensation qu'on doit les pluies torrentielles qui accompagnent toujours les cyclones, ainsi que le calme relatif du centre, là où existe à peu près seul le mouvement convectionnel de bas en haut.

bord côté

la pluie tombe donné, le vent cesse ai un instant.

Lorsqu'un cyclone passe au-dessus 4’ baisse barométrique, au centre. Des nuages s’

une

de l'est. Ils

On est au

nsi

tout à coup, le vent saute à

dre rentrent en scène. Mais monte et le cyclone disparait

l'heu

La partie orientale, toujours chaude et plavi * sèche, parce que ses vents vien

La vitesse du re. Le cycl

one et enfin au nord-est, temps après son départ gne des zônes plus froides. Son én

Les mois de juillet, août, s grand nombre d l'Atlantique-nord

laquelle s’acceniue rapidement de la périphérie

n, quelque part du’

déplacement de l’ensemble varie entre huit et douze milles à

Tous tournent d ment des aiguilles d’une montre.

euse ;

a d'abord, à Québec, un vent de

centre du tourbillon. sud-ouest et le temps se remet au que dans les cyclones tropicaux.

Comme ces perturbations trave

nord vons

se dirige d’abo En général, ; il s’affaibli

la

Là, calme

t ensuite

eptembre et

Chine et du

nord-est avec

beau.

complet, puis le vent sau

rd vers le nord-ouest, puis tourne au nord il atteint son maximum d’i

ntensité peu de:

graduellement à mesure qu’il ga--

ergie s’épuise.

octobre sont ceux qui voient le plus:

€ cyclones pour la région

qui nous occupe, c’est-à-dire pour

perturbations aux mouvements de umide des zônes haleur dégagée par:

il y a de vapeur dans l'air, plus cette énergie est cyclones s’affaiblissent dès qu’ils gagnent des la-

équatoriales. Leur énergie la condensation de la vapeur

tre en plus faible quantité. Ils S courants de la circulation pla-

golfe du Bengale sont de vérita-

ans le même sens, le sens opposé au mouve-

alimentée par les vents du sud où du sud-ouest, est partie occidentale est relativement froide et nent du nord. Sur le

passage d’un cyclone, on une pluie qui augmente jusqu’au te subitement au

La marche du baromètre est la même

rsent le pays de l’ouest à l’est, Je vent de “est avec pluie commence à Montréal avant de souffler à Québec : nous l’a-

à Québec avant qu'il se fasse sentir à Rimouski,

pôle nord, dans Ja direction du nord-est. Mais dans cette hypothèse, on explique très mal leur longue durée et Jes distances énormes qu’ils parcourent sans trop perdre de leur violence. ë

uvais temps sont dus au passage de ces cyclones. On ire que toute baisse barométrique se traduit souvent par des nuages et de la pluie, avec changement dans Ja direction et l'intensité du vent.

Anticyclones.—Centres de haute pression, Les vents y sont faibles et ont une direction opposée à cell des vents cycloniques. L'air est sec, le ciel pur €t le thermomètre bas. En été, le temps est frais. En hiver, les anticyclones apportent ce qu’on appelle des vagues de froid, Comme les cyclones, ils se

Tornades.—Tourbillons plus restreints que les cyclones, mais d’une grande violence. Ils se produisent le plus souvent pendant les orages d'été. Du nuage orageux, on voit descendre comme un entonnoir, animé d’un mouvement giratoire très rapide. Dès qu’il atteint à la surface du sol, tous les ob- Jets environnants sont arrachés avec violence, montent en tournoyant et sont ensuite rejetés de tous les côtés, souverit à une assez grande distance. Les éd: . fices sont renversés, les arbres cassés, déracinés, tordus avec une force inouie : les éclats de tonnerre sont innombrables et étourdissants.

r direction générale est de l’ouest vers l’est. I] est donc possible d’é-

viter ces effravants météores, si, dès qu’on les aperçoit à l’ouest, on a le soin de

l'été. Ils se bornent à soulever un instant Ja Poussière des routes, ou à boule-

OuS ces.mouvements tourbillonnants ont de grandes analogies les uns avec les autres. Ils diffèrent seulement par leur violence, leurs dimensions et leur durée,

Orages d'été. —1] s’agit ici de ces fortes averses, accompagnées de tonlierre. Qui arrivent de temps à autre pendant la belle saison.

C’est dans laprès-midi des joutnées très chaudes et très humides qu’ils apparaissent le plus souvent.

Le nuage orageux. qui les amène se forme par suite de mouvements de convection qui se font avec plus d'intensité en certains points de l’a Là, l'air chaud et humide monte vers les régions supérieures. 11 atteint bientôt un niveau où sa vapeur d’eau commence à se condenser ; alors le nuage apparaît. Mais le mouvement ascensionel se continuant, le nuage grossit, de

tior. se continue par le refroidissement incessant de l'air ; bientôt les grains de pluie se forment et commencent à tomber. Ils grossissent à mesure que leur Chüte les rapproche du sol,.étant donné qu’ils traversent un air sursaturé.

chant revêt des plus riches couleurs. Le plus souvent, on aperçoit un arc-enciel déployant ses teintes irrisées dans la zône inférieure, entre le nuage et le sol, partout où il y a des gouttes de pluie.

Le front de l’orage est presque toujours convexe, dans le sens du déplacément. Sa largeur varie entre un et cent milles. La distance parcourue est souvent très grande, surtout si l’orage s'avance au-dessus d’une surface chauffée et dont l’atmosphère est humide. Dans ces conditions, le nuage recouvre à mesure presque toute l'énergie qu’il perd à chaque instant par la disparition de sa vapeur d’eau. C’est ce qui explique pourquoi les orages de nuit sont relativement plus rares que ceux de jour. Et encore on constate que la plupart d’entre eux se sont formés au loin, dans le cours de l’après-midi du jour précédent ; la nuit ils achèvent leur course jusqu’à épuisement complet.

La grêle accompagne quelquefois ces orages d’été. Les grêlons, de grosscur très variable, sont presque toujours formés de couches concentriques de glace, ce qui accuse des apports successifs ; et, lorsqu'ils sont transparents, ce qui est le cas le plus fréquent, ils ne peuvent résulter que de la congélation de l'eau à l’état liquide. La solidification directe de la vapeur ne donne jamais que des prismes ou des étoiles minuscules de neige. La chûte de la grêle ne ‘dure que quelques minutes, généralement au commencement de l'orage. On ne connaît rien de certain sur l'origine des grélons ; les meilleures explications qu'on en donne n’expliquent pas grand’chose.

Prévisions du temps—Les prévisions à courte échéance se font journellement dans tous les pays civilisés. Voici comment : De nombreux obser-

Les rhumatismes se font sentir avant les mauvais temps, peut-être à raison de la, trop grande humidité que contient l'air ou de Ja baisse qui.se produit

pression barométrique. F-ce faudrait-il s'assurer que les

On dit encore que si la fumée tombe au sortir des n c'est un sila

* d'eau de

qui en nee ne re riche en humidité, danger de pluie. ;

Une forte rosée, se dissipant de bonne heure dans la matinée, est le signe certain d’un ciel pur, tel qu'il existe dans les anticyclones ; la journée sera belle. Il faut en dire autant de la brume du matin qui disparait vers dix heu-

Quand le ciel se couvre de cirrhus (quand le temps se graisse, disent les gens), c'est le présage de l’arrivée d'un cyclone. Mauvais temps. De:là le dicton si connu : “ Temps pommelé ; fille fardée; n'est pas de longue durée ”.

Si la réflexion des lampes d’une ville sur les nuages est très vive, les nuages sont bas ; donc danger de mauvais temps.

Le soleil qui ne brille qu’un instant à son lever indique que l'ouest est <hargé de nuages. Mauvais temp:, puisque la pluie vient toujours de ce côté. C'est l'inverse si le soleil se couche dans un ciel pur ; le mauvais temps est pasæ. S'il se couche dans l’eau, un cyclone arrive, mauvais temps pour le lenidemain.

Unhalo (cercle:brillant autour du soleil ou de la lune) est un présage de mauvais temps, vu qu'il est dù à la présence ‘de cirrhus avant-coureurs des tourbillons cyclaniques.

Nous ne prétendons pas donner ici une liste complète des dictons aux- . æuels il convient d'accorder une certaine confiance. Plusieurs autres sans doute ne sont pas à négliger. Nous avons tenu seulemerit à en signaler quelques-uns pour faire voir comment on peut mettre en relief la part de vérité * qu'ils contiennent. : |

* * Nous tenons, en terminant ces notes, à faire remarquer, une fois de plus, qu'elles sont nécessairement très incomplètes. On aurait donc tort de vouloir trouver quelque chose qui ressemble à un traité de météorologie. Kon seulement les questions qui y sont abordées sont plutôt effleurées que traitées à fond, mais encore elles ne renferment rien sur les météores lumineux et .élertriques, deux classes de. phénomènes de la plus haute importance. Notre but a été de faire voir l'intérêt que présentent les études météorologiques, par le fait qu’elles ont trait à des phénomènes qui se passent sous nos yeux et qui se répètent tous ‘les ‘jours, par la facilité avec laquelle elles peuvent se poursuivre, pourvu que l’on ait, à un eertain degré, l'esprit d'observation et qu'on se débarrasse de-toute ‘idée préconçue. Nous croyons que, mieux que le: instituteurs «et les institutrices de la province sont en mesure de répandre sur ce paint des notions saines dans cette partie de notre population qui s’in-

RS Pers. ue

struit, en même temps qu'ils peuvent, par leurs observations persormetles, faire avsncer la science et en fournir des notions plus exactes et plus complètes sur notre météorologie locale, '

A ce propos, qu’il me soit permis de signaler tout particulièrement les observations des orages d'été, dont l'étude détaillée est encore à faire dans la province, Le bienveillant concours des lecteurs de l'Enseignement primaire rermettrait sûrement de la mener à bonne fin. Il s’agit tout simplement d’observer ces météores suivant une méthode rationnelle, la même pour tous, et d'envoyer, à la fin de la saison, toutes les observations à quelqu'un qui se char-

t de les coordonner et d'en tirer les des lois de nos orages. Il y a des écoles dans tous les coins dû pays ; pendant lee vacanons Qui enrivent durant la saison des orages, ceux qui enseignent sont encore dispersés un peu partout ; par conséquent, s'ils avaient la complaisance de faire ces observations, nous awions, à l'automne, une abondante moisson de renseignements de grande valeur. Nous arriverions ainsi à connaître au moins le sens général et la vitesse de déplacement de nos orages. Alors, grâce au téléphone qui, à l’heure actuelle, met en communication les différentes paroisses, rien ne serait plus facils que de prévenir, en temps opportun, les endroits menacés par les orages qui exercent déjà leurs ravages sur un point donné. Au temps des moissons, cette organisation serait de nature à rendre de véritables services aux cultivateurs.

L'expérience vaut certainement la peine d’être tentée, et, si elle réussissait, elle ferait grand honneur à ceux qui sont chargés de tenir les écoles primaîres. D'autant que la chose a déjà été essayée, en mettant à contribution la bonne volonté des élèves de nos établissements secondaires, mais sans arriver à aucun résultat. L'entreprise a piteusement échoué devant l’apathie où L'mdifférence du plus grand nombre.

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